Bonjour à tous,
 
Nous vous proposons une réunion de Désirs d'Avenir 09 le :

Mardi 25 mars 2008 à 18h30
à la Fédération à FERRIERES
 


Après la riche période électorale que nous venons de vivre, nous pourrions, en plus du plaisir de nous retrouver, faire un bilan de la situation politique nationale et du positionnement de Désirs d'avenir.
 
Vous espérant nombreux mardi,

Toutes nos amitiés.
Par Désirs d'avenir 09 - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

banniere-dda.jpg
Agenda de Ségolène Royal

 

Samedi 12 Janvier 2008

Ségolène Royal invitée du journal de 20 heures de France 2.


Mardi 15 Janvier 2008
  

 

Ségolène Royal invitée sur Europe 1 à 8h15

 


Fin du mois de Janvier 2008

 

Ségolène Royal invitée de l'émission "Vivement dimanche" sur France 2.

 

Par Désirs d'avenir 09 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Actuellement, l'UMP tente de nous faire "avaler" le fait que le groupe Bolloré, généreux fournisseur de jets privés, ne dépend pas des contrats publics, c'est "moins d'1% du chiffre d'affaires", selon P. Balkany, "autant dire peanuts".


L'affirmation pourrait être correcte si on considère uniquement les contrats signé directement entr l'acteur public et le groupe Bolloré. Par exemple, une des filiales papetières du groupe a ainsi imprimé les bulletins de la présidentielle.


Par contre, si on inclue les activités du groupe qui dépendent de l'activité de nos services diplomatiques, des services ministère de l'Industrie ou de ceux de l'audiovisuel du groupe, alors cela peut se monter plutôt à 15 % du chiffre d'affaire de Bolloré.


Quelques unes des activités concernées :

- SDV Logistique et Saga gèrent des concessions portuaires or chacun sait que ces affaires sont hautement politiques et diplomatiques (cf. la guérilla politique des Etats Unis quand Abu Dhabi a voulu prendre le contrôle de l'opérateur portuaire N°1 aux USA): même si l'Etat Français n'est pas signataire, nos services diplomatiques travaillent d'arrache pied sur le sujet.

- Le groupe Bolloré possède Euro Media Vision, prestataire télévisuel, lequel a travaillé avec France 3 et travaille aussi avec de nombreux producteurs dépendant des commandes de l'audiovisuel public.

- Le groupe Bolloré exploite aussi un oléoduc et des dépôts pétroliers sur le territoire français ainsi que des plantations d'hévéa dans le monde entier, là encore les services du ministère de l'Industrie ainsi que nos services diplomatiques sont partie prenante.


Conclusion : Si seulement 1 ou 2% du CA du groupe dépend "en direct" de contrats publics, en revanche beaucoup plus dépend du bon vouloir indirect de services qui relèvent du gouvernement dirigé d'une main de fer par Nicolas Sarkozy.


 

Par Désirs d'entreprendre - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
sarkozy-pape-copie-2.jpg En ce début d'année 2008, c'est d'abord aux instituteurs de la République que la Ligue des droits de l'Homme tient à adresser ses voeux les plus solidaires. A ces instituteurs que le Président de la République, inconscient des devoirs de sa charge, a insultés dans l'homélie qu'il a prononcée le 20 décembre dernier comme chanoine du Latran.


Selon Nicolas Sarkozy, « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un  engagement porté par l'espérance ».


Le monde est plein de « fous de Dieu » qui, portés par une « espérance » délirante, poussent leur « engagement » jusqu'à « la radicalité du sacrifice de leur vie  et de centaines d'autres vies innocentes. Le tout au nom de « la différence entre le bien et le mal » et de la purification des âmes.


Qu'en tant qu'individu Monsieur Sarkozy mette ces valeurs au pinacle n'est qu'un signe de plus de son ancrage, derrière l'agitation d'une communication « décomplexée », dans les valeurs les plus traditionalistes de la société française. Mais qu'en tant que Président de la République française il mette le curé au-dessus de l'instituteur comme responsable de « la transmission des valeurs », qu'il ignore à ce point ce que sont précisément les valeurs de la République qu'il est censé représenter, témoigne de l'ampleur de la crise politique et morale qu'aggrave son exercice de la fonction présidentielle.


L'article 1er de la Constitution définit la République française comme « laïque, démocratique et sociale ».


- Laïque », elle refuse le mélange entre convictions religieuses et  exercice des responsabilités politiques
- Démocratique », elle refuse la concentration des pouvoirs entre les  mains d'un  « Président Soleil » entouré de « collaborateurs » et de courtisans.
- Sociale, elle refuse la juxtaposition d'un « bouclier fiscal » pour  les plus riches et de la régression du « bouclier social » pour les plus pauvres.


Ce n'est pas seulement dans les jets privés, les yachts et au « > Fouquet's » que s'étale le mépris des privilégiés pour cette fameuse « France qui se lève tôt ». C'est aussi dans le cynisme avec lequel sont foulées aux  pieds, jour après jour, les valeurs républicaines.


La LDH salue donc d'abord, aujourd'hui, ces instituteurs qui, à ses yeux, restent les mieux à même de transmettre le respect des valeurs de liberté,  d'égalité, de fraternité, de laïcité et de solidarité. Et elle souhaite que 2008 donne à tous les Français plus d'occasions qu'en 2007 de retrouver, face au spectacle que donne la représentation politique, confiance en l’avenir de la République.
 
Par Désirs d'avenir 09 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

conf-presse-2008.jpg

Rue89 a suivi en direct la conférence de presse de Nicolas Sarkozy.
Retrouvez le florilège de ses déclarations et des questions des journalistes.







 

12h19. Fin de la conférence de presse: le Président promet qu'il renouvellera l'expérience courant 2008.

 

12h18. BFM n’enverra donc plus d’équipes TV pour suivre les vacances du président... C’est la manière cinglante avec laquelle Nicolas Sarkozy a répondu à une question d’une journaliste de BFM sur ses vacances et sur son salaire.

 

Puis il s’est énervé sur le "populisme" de ceux qui ont critiqué le montant de son salaire, "un peu moins élevé" que celui de son prédécesseur. "A-t-on jamais demandé à mes prédécesseurs combien ils gagnaient?" (et pan!). La meilleure défense, c’est l’attaque, Nicolas Sarkozy a bien appris la leçon.

 

12h16. Une journaliste allemande interpelle Nicolas Sarkozy sur la vente de savoir-faire nucléaire aux pays arabes. Le président ne voit pas le problème. Il veut "éviter un conflit entre Orient et Occident" et si les pays choisissent en plus la technologie nucléaire française, "c'est mieux".

 

12h10. Le traitement réservé aux sans-papiers est enfin abordé par Florence Murracide du JDD: "Ils ne sont pas traité comme des criminels. Il n'y a pas d'autres solutions." Appelant à la rescousse Zapatero et Prodi, Nicolas Sarkozy a annoncé que les trois pays procéderaient à des "expulsions collectives" . "475 millions d'Africains ont moins de 17 ans et le détroit de Gibraltar, c'est 14 kilomètres", a laissé tomber Nicolas Sarkozy.

 

12h06. Une question de Ruth Elkrieff (BFM-TV) sur la menace de crise économique mondiale donne l’occasion à Nicolas Sarkozy de faire un nouveau couplet sur le fait que les Français ne "travaillent pas assez", sur le fardeau des 35h... Les subprimes ou la menace de crise n’y changent rien. "Nous faisons ce qu’il faut, nous serons au rendez vous des résultats", a-t-il conclu. Ça s’appelle la méthode Coué.

 

12h01. "Je n'ai pas menti." Répétée plusieurs fois, cette petite phrase répondait à une question de Vanessa Schneider, de Canal+: "Etes vous satisfait?" Alors non, le Président n'est pas satisfait parce qu'il voit "l'immensité de ce qu'il reste à faire." Voulant donner à son propos de forts accents de sincérité, Nicolas Sarkozy est allé jusqu'à clamer "L'authenticité se lit sur mon visage."

 

Une version française de George Bush père, assénant dans un débat en 1988: "Read my lips: no new taxes." ("Lisez sur mes lèvres: pas de nouveaux impôts"). Promesse non tenue par la suite.

 

11h54. Les élections municipales: "Je m’engagerai... Le concept d’élections dépolitisées est absurde." Mais le Président estime qu'il sera vraiment jugé à la fin de son quinquennat.

 

11h51. Flatté d'avoir été qualifié de "stratège génial" par l'intellectuel Edgar Morin, Nicolas Sarkozy ne s'est pas laissé démonté par la critique qu'il a aussi formulée, rapportée par Ivan Levaï, selon laquelle "il ne suscite pas l'enthousiasme" que suscitaient Blum, De Gaulle et Mitterrand.

 

"On parle du Blum qui a failli se faire lyncher?", a demandé le président avant d'asséner que lui, son Blum admiré était celui du congrès de Tours, pas celui de 1936. Et au président de fanfaronner: "Je ne déclenche pas l'enthousiasme et je fais 53% au second tour? Qu'est ce que ça aurait été si on m'aimait?"

 

11h49. Question pertinente de Christine Clerc, “journaliste indépendante”: n’avez vous pas le sentiment d’offrir aux Français une “politique de civilisation” alors qu’ils attendent du pouvoir d’achat? Nicolas Sarkozy, de manière prévisible, a répondu qu’il n’était pas d’accord avec elle.

 

11h44. Question de Fabien Nahmias (Europe1): "Souhaitez vous que 2008 soit la fin des 35 heures?" Réponse: "Pour dire les choses comme je le pense, oui."

 

11h41. "M’sieur Joffrin est en pleine forme"... Nicolas Sarkozy a fait rire aux dépens du directeur de Libération qui lui avait demandé s’il n’avait instauré une "monarchie élective". Le Président était à la limite de la cruauté quand il a évoqué la "fragilité" économique de "Libé" ou sa difficulté à trouver un public...

 

"Vous n’avez trouvé que ça", a-t-il dit, méprisant, rejetant l’idée d’une "monarchie", se demandant dans ce cas s’il était "le fils caché de Jacques Chirac qui aurait été placé sur le trône"... Il a défendu ses ministres d’ouverture et leur liberté de parole: "C’est pas la gauche qui aurait fait ça", a-t-il dit, pour enfoncer un dernier clou dans la question de Laurent Joffrin.

 

11h33. Question de Geneviève Goetzinguer, de Radio France Internationale, sur les modalités de la réorganisation de l'audiovisuel extérieur:

"L'idée serait de créer un label France Monde, avec RFI, France 24 et TV5. Pour porter une présence de la France beaucoup plus importante, en mutualisant des moyens, comme le réseau des correspondants.

Le problème est qu'il y en a un qui a problème éditorial [TV5, ndlr], mais qui est bien distribué, un autre sans problème éditorial, mais mal distribué [France 24] et une radio [RFI] ce qui ne suffit pas, il faut la télévision.

Une chaîne publique France Monde, ne peut que parler Français. Avec un sous-titrage espagnol, arabe, anglais... avec une vision française. Je préfère vraiment qu'on la porte en Français."

En résumé, fini France24 en arabe ou en anglais, fini aussi les rédactions en langues étrangères de RFI. De quoi faire quelques économies pour financer le tout... Et susciter beaucoup d'inquiétudes dans les rédactions concernées.

 

11h25. Sarkozy confirme que c'est en juillet, lors de sa visite à Tripoli, au moment de la libération des infirmières et du médecin bulgare, qu'il a promis au colonel Kadhafi une visite officielle à Paris. A la question du faste de cette visite, il répond: "Si vous proposez l'entrée et le plat, vous ne pouvez pas refuser le dessert."

 

A propos de ses félicitations adressées à Vladimir Poutine après une élection bien peu démocratique: "C'est parfaitement ridicule!" Nicolas Sarkozy ne voit pas le problème. On peut tout à fait féliciter le président russe pour son élection -"c'est le plus populaire en Russie"- mais lui reprocher ce qu'il en fait (situation en Tchétchénie, respect des droits de l'homme).

 

Le président explique aussi avoir besoin de parler à la Russie sur le Darfour, l'Iran et la paix dans le monde: "Poutine est suffisament respectable pour demander à l'Iran d'arrêter de danser au bord du gouffre."

 

11h22. Errare Sarkosum est. Depuis son élection, le Président reconnaît-il avoir fait quelques erreurs? Hum. "Je fais de la politique depuis trente ans, j'ai fait des erreurs, en 1999 et en 1995." Plus récemment, il regrette la polémique autour de la TVA sociale (terme mal choisi selon lui): "Il fallait faire plus qu'en parler. Il fallait le faire."

 

11h19. Sur un éventuel mariage avec Carla Bruni: "C’est du sérieux, mais c’est pas le JDD qui fixera la date... Il y aura de fortes chances que vous l’appreniez quand ça sera déjà fait"...

 

 


 

A ce propos, Nicolas Sarkozy a joué sur du velours, se félicitant qu’une journaliste lui pose une question sur sa vie privée qu’elle n’aurait jamais osé poser à ses prédécesseurs. "Tout le monde savait, personne n’en a parlé", a-t-il dit, évoquant les voyages de François Mitterrand à Assouan, "avec différentes familles", et les avions de la République. Alors "avec Carla, nous avons décidé"...

 

En renvoyant les journalistes dans les cordes, Nicolas Sarkozy se permet donc d’instrumentaliser sa vie privée, de s’offrir les habits neufs de la modernité des moeurs présidentiels, sans avoir l’air d’y toucher.

 

11h09. Après une heure de déclaration préliminaire, la séance de questions a enfin commencé. Première à s'élancer, Mireille Lemaresquier (France Info), la présidente de l'Association de la presse présidentielle, qui l'interpelle sur le respect d'une promesse de campagne: étendre au domicile des journalistes la protection qui s'applique aux locaux des rédactions:

"Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources. Il m'arrive d'être mitigé sur le respect d'une certaine déontologie professionnelle de vos confrères, j'assume (...) Je préfère les excès de la presse, que pas de presse (...) Nous ferons ce texte [sur la protection des sources, ndlr] en 2008.

J'appelle certains d'entre vous à la prudence. J'ai moi même été chercher certains de vos confrères à N'Djamena. Certains ont pris des risques qui n'avaient rien à voir avec l'idéal de votre métier. Je vous appelle à la prudence."

Sur la crise de la presse:

"Il y a une sous-capitalisation et une distribution qui ne fonctionne pas. Je pense à la presse écrite. Il y a de moins en moins de kiosque, le portage coûte une fortune. Il faut conduire un plan de modernisation du plan de distribution de la presse. Le gouvernement de M. Fillon est prêt à le conduire."

Sur l'indépendance de la presse:

"On ne peut pas dire la presse est une industrie et refuser à cette industrie d'avoir des actionnaires. Ce qui nuit à l'indépendance, c'est de ne pas pouvoir trouver son journal."

11h08. C’était prévisible, Nicolas Sarkozy a ironisé sur ce qu’il a qualifié de "Charivari un peu ridicule" autour de la visite de Kadhafi en France, et de se payer les socialistes en rappelant qu’il a été reçu avec tous les honneurs par les socialistes espagnols: "Elle doit bien mal se porter l’Internationale socialiste"...

 

"La France doit parler à tout le monde", a-t-il défendu, citant Bouteflika, Chavez, Assad... La force du verbe sarkoziste.

 

11h05. Autre thème fort, la diversité:

"Quand on se bat pour la diversité, l'argument post-colonial [de vouloir leur imposer la démocratie à tout prix, ndlr] saute. De tous temps dans ces régions du monde, il y a eu des musulmans, des juifs, des chrétiens.

Pourquoi défendre le Liban? Parce que c'est un symbole de la diversité. Pourquoi défendre Israël? Parce que c'est un symbole de la diversité. La diversité est bonne pour tout le monde. C'est un symbole universel qui doit être respecté partout."

11h04. Sur l'immigration, Nicolas Sarkozy refuse de choisir "entre les hystériques de l'immigration zéro et les poseurs en générosité abolue". Défendant sa politique des quotas, il dit vouloir "aller jusqu'au bout" pour "qu'on accueille seulement les gens qu'on veut intégrer". Citant un taux de chômage des immigrés "entre 20% et 30%", il fustige: "Beau résultat, messieurs les généreux!"

 

11h01. La politique étrangère de Nicolas Sarkozy résumée à un bon mot: "On aurait eu l'air malins." Les Français auraient eu "l'air malin" si le Président avait annulé son voyage en Algérie après les propos inacceptables" du ministre algérien Mohamed Chérif Abbas -il avait accusé Nicolas Sarkozy d'obéir aux orientations du "lobby juif".

 

De même, les Français auraient eu "l'air malin" s'ils avaient annoncé quitter l'Afghanistan et renoncer à la lutte contre les "barbares" quelques jours avant l'attentat contre Benazir Bhutto.

 

10h57. Nicolas Sarkozy a une idée géniale: ouvrir le G8 aux grands pays en développement. Le seul problème, c’est que l’Allemagne l’a déjà proposé, il y a des années, mais s’était heurté à un mur. Sans doute la situation est-elle plus mûre aujourd’hui.

 

Idem pour le Conseil de sécurité de l’ONU: idée géniale de Nicolas Sarkozy de l’ouvrir aux grands pays émergents? Non, une idée qui est sur la table depuis des années, et qui s’est heurtée à un autre mur (la Chine s’opposant à l’entrée du Japon, la rivalité entre grands d’Afrique, entre grands d’Amérique latine).

 

Au passage, le Président arrondit à "un milliard" le nombre d'habitants en Amérique latine, qui atteint en fait environ 600 millions selon la notice Wikipédia).

 

10h56. "Ah ben, si c'est compliqué, alors c'est compliqué..." Nicolas Sarkozy a un petit côté Fernand Raynaud dans sa façon d'argumenter. Avec Carla dans le rôle de Félicie.

 

10h54. Péchiney, “un grand de la chimie” a dit le Président. Hmm... Péchiney, c’est quand plutôt un groupe d’aluminium, non? En tout cas c’est pour ça que le canadien Alcan l’a racheté...

 

10h51. “Politique de civilisation”, il faudra compter après coup le nombre de fois que Nicolas Sarkozy a cité le concept d’Edgar Morin. C’est évidemment le mot du jour...

 

10h49. Nicolas Sarkozy a trouvé un moyen de compenser son incapacité à augmenter le pouvoir d’achat: développer la participation et l’intéressement, en l’étendant aux entreprises de moins de 50 salariés, et en particulier la proposition de différencier l’impôt sur les revenus pour les petites entreprises qui y auraient recours. Du pouvoir d’achat, mais plus tard...

 

10h44. L’hôpital “est en deshérance” et c’est la faute aux 35 heures: Nicolas Sarkozy a frappé fort sur le dossier santé, chaud en ce moment avec la grève des urgentistes. 2008, l’année du changement de la gouvernance dans les hôpitaux: c’est la promesse, non détaillée, du jour.

 

10h43. Un silence de quelques secondes. Nicolas Sarkozy va annoncer sa "rénovation sans précédent de l'audiovisuel extérieur" et veut faire son petit effet.
Le président parle de "révolution culturelle dans le service public de la télévision" qui doit "favoriser la culture française."

 

Pour le faire, le président promet une refonte complète du cahier des charges et "la suppression de la publicité" des chaînes du service public.

 

10h40. A propos des banlieues, Nicolas Sarkozy veut une "politique [qui doit répondre] à des questions fondamentales comme celle de redonner une chance à celui qui a connu un échec ».

 

Le président évoque aussi la politique de la ville: "Peut-on poser le malaise des banlieues, si on ne pose pas aussi le problème de la ville, c'est aussi un problème de civilisation: quelle ville s'efforcer de construire au XXIe siècle?" Il faut une "réponse française".

 

A ce moment-là, il lance un pavé dans le jardin de Bertrand Delanoë:

"C'est pourquoi j'ai lancé une réflexion sur le Grand Paris, sous l'angle de l'urbanisme, de l'architecture. On n'en parle jamais. Je vais m'impliquer personnellement dans ce dossier. Je ne laisserai pas ce procès s'enliser. La situation de la vie parisienne est devenue inacceptable."

10h38. L'urbanisme, l'audiovisuel public, l'hôpital... le Président balaie tous les sujets, raccrochant chaque thème à sa nouvelle marotte, la "politique de civilisation". (Ajout à 15h32) Il annonce également qu'il réfléchiit à la "suppression totale" de la publicité sur les chaînes du service public.

 

10h35. C'est le Sarkoshow! Discourant sur l'école, le président s'est subitement fait comédien, et imité ses prédécesseurs qui eux, face aux problèmes de l'école, lançaient: "N'en parle pas, on va avoir une manifestation!" Nicolas Sarkozy, lui, n'a même pas peur.

 

 

10h33. Il ne fait pas bon avoir été le prédécesseur de Nicolas Sarkozy: depuis le début de sa longue, très longue déclaration liminaire, le président a chargé la barque de l’héritage, responsable de tous les maux de la République.

 

10h31. Un coup pour la croissance: "Pour un autre type de croissance, il faut changer l'instrument de mesure de la croissance." Le Président annonce la création d'un groupe d'experts internationaux de haut niveau pour "mieux prendre en compte la qualité de vie des Français". "Plus personne ne croit dans les statistiques", ajoute Nicolas Sarkozy, pour qui il faut donc repenser les indicateurs.

 

Pour cela, rien moins que deux prix Nobel d'économie sont annoncés: l'Indien Armatya Sen, (primé en 1998), et l'Américain Joseph Stiglitz qui, lui, dirigera ce comité d'experts. Une sorte de super-commission Attali, en somme.

 

10h28. "Une démocratie irréprochable", c'est ce que souhaite instaurer le président. Avec "une réforme des institutions ambitieuses et une annonce. Simone Veil est chargée de rédiger un projet de texte en préambule de la Constitution. Pour avoir "une constitution en avance sur notre temps et pas en retard". Dans ce préambule, des "nouveaux droits": égalité hommes-femmes, respect de la diversité, défi de la bioéthique.

 

10h27. Il faut sauver le soldat Grenelle! Nicolas Sarkozy s’est engagé à respecter “scrupuleusement” les conclusions du Grenelle de l’environnement. Une réponse à José Bové et à sa grève de la faim anti-OGM. Bonne nouvelle, à suivre.

 

10h25. La rupture sarkozyste prend de l'ampleur: "Il nous faut d'abord changer nos façons de produire, de travailler, d'apprendre et de vivre."

 

10h23. Le Président feint l'énervement (en substance): "Comment peut-on me demander de continuer comme depuis trente ans? 'M’sieur le président encore une subvention' ..." Oui mais que propose-t-il? Suspense.

 

10h17. Au premier rang de la conférence de presse, les deux grognards de la Sarkozie: Claude Guéant, secrétaire général, et Henri Guaino, conseiller spécial du président. Juste derrière, son héraut: David Martinon, le porte-parole de l'Elysée.

 

10h14. Nicolas Sarkozy a ouvert sa conférence de presse en faisant un cour de rattrapage en direction de ceux qui n’auraient pas compris sa référence à la "politique de civilisation", concept évoqué lors de ses voeux télévisés du 31 décembre. Il a implicitement reconnu la paternité d’Edgar Morin dans ce concept, que le sociologue s’était étonné de voir repris par le chef de l’Etat.

 

Sarkozy a cité pêle-mêle l’amour, le respect, l’humanisme, la diversité, bref, a-t-il résumé, “remettre l’homme au coeur de la politique”. Mais ce catalogue, cettte longue liste de voeux pieux suffira-t-elle à donner du souffle à un discours désincarné? A convaincre qu’à l’instar de la Renaissance citée en exemple, le "sarkozysme" est une réincarnation de la "politique de la vie"?

 

10h10. Avant, la politique c'était "tout sur la technique, tout sur le qualitatif, rien sur l'essentiel (...) J'ai voulu remettre l'homme au coeur de la politique": propos liminaires très généraux pour entamer la première conférence de presse du quinquennat -en elle-même une petite rupture, Jacques Chirac ne prisant guère l'exercice.

 

10h05. Prévue à 10 heures, la conférence n'a pas encore commencé. Il faut dire que près de 500 journalistes (dont un certain Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue89) ont rejoint l'Elysée: le tour de parole doit être un peu compliqué à organiser...
Une journaliste allemande interpelle Nicolas Sarkozy sur la vente de savoir-faire nucléaire aux pays arabes. Le président ne voit pas le problème. Il veut "éviter un conflit entre Orient et Occident" et si les pays choisissent en plus la technologie nucléaire française, "c'est mieux".

Par www.rue89.com - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

code-du-travail.jpg La refonte du code du travail définitivement adoptée par le Parlement (AFP)


Le Sénat a entériné en deuxième lecture mercredi le projet de loi de refonte du code du travail, dans sa rédaction issue de l'Assemblée nationale, donnant ainsi l'aval définitif du Parlement à ce texte vivement contesté par la gauche et bon nombre de syndicats.

UMP et UDF ont apporté leur soutien au projet de loi, qui a recueilli 201 voix contre 126, celles du PS et du PCF.

Il s'agit d'un projet de loi autorisant la ratification de l'ordonnance du 12 mars 2007 relative au code du travail, qui consiste en sa réécriture de fond en comble afin de rendre "plus lisible" et "plus facilement utilisable", selon le gouvernement, un texte régissant la vie professionnelle de près de 18 millions de salariés.

La gauche estime au contraire que cette recodification n'a pas été faite "à droit constant" par rapport à l'ancien code, comme s'y était engagé le gouvernement, et porte ainsi atteinte aux droits des salariés.

Elle conteste en outre la disparition d'un certain nombre de dispositions de la partie législative du code, renvoyées à des décrets ultérieurs, ce qui, proteste-t-elle, rendra plus facile leur modification par le gouvernement.

Plusieurs syndicats, dont la CGT, le Syndicat de la magistrature, la CFTC, le syndicat d'inspecteurs du travail, le Snutef (FSU), ont également critiqué cette recodification et inspiré en première lecture nombre d'amendements de l'opposition.

Le PS a d'ores et déjà annoncé qu'il déposerait un recours devant le Conseil constitutionnel. "Nous sommes sereins sur les recours engagés", a répliqué la secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, qui a défendu le texte au Sénat.




Lu sur Démocratie-Socialisme

 


Depuis deux ans, notre revue s’échinait à dénoncer un acte malfaisant en préparation : sous prétexte d’une recodification du “code du travail” à “droits constants”, la droite et le Medef se préparaient à passer celui-ci à l’acide de leurs exigences anti sociales. Nous avons longtemps été seuls à crier dans le désert, nos lecteurs assidus le savent, mois après mois. Nous avions notamment crié en vain, en pleine campagne présidentielle, lorsque le pouvoir Chiraco-Sarkozien avait osé promulguer l’ordonnance de 663 pages du 12 mars 2997 qui tuait l’ancien code.

 


Mais l’opiniâtreté militante connaît, fort heureusement, parfois, des résultats : juste à la veille des votes fatidiques, à l’Assemblée nationale, le silence organisé par les grands médias a été bousculé. Martine Billard, députée verte, (la première trés courageusement) Alain Vidalies, député PS, et Roland Muzeau, député PCF ont compris l’importance de travailler avec les inspecteurs du travail de toutes tendances (CGT, Ian Dufour, FSU, Luc Beal-Reynaldi, Sud, Richard Abauzit, CFTC,...) et le Syndicat de la magistrature, Hélène Franco, pour convoquer une conférence de presse le 3 décembre, veille du vote expéditif prévu au Parlement en 2 ou 3 heures.

 

Cette fois, la presse s’est déplacée : on est passé de zéro débat, zéro média, zéro information a plusieurs centaines d’articles de presse, tout azimut. Presse écrite, radios, télévisions, et surtout internet ont d’un seul coup contribué à revéler à une partie du public ce sale coup bas préparé depuis plus de deux ans. Des universitaires, (Emmanuel Dockés), des magistrats (du SM), tous les spécialistes du droit du travail se sont mobilisés.

 

On a déposé prés de 200 amendements, que la gauche unie a défendu, à la grande surprise de l’UMP, à la grande fureur du ministre Xavier Bertrand, qui s’obstinait à prétendre, comme Laurence Parisot que cette “recodification” était à droits constants”. Il n’était pas difficile, cas par cas, amendement par amendement de démontrer le contraire et de mettre leur cynisme en porte-à-faux.

 

Du coup, on a obligé l’assemblée UMP à reporter le vote, et à y revenir du 4 au 11 décembre. Au Sénat, la gauche prenant la suite, et défendant à son tour les amendements, l’espoir a même pu naître que le Code ne puisse être modifié avant le début 2008.

 

Pour une banale “recodification” d’ordinaire réalisée au consensus, l’affaire est loupée. La manipulation est démasquée. Et la gauche unie, Verts-PCF, PS, s’est bien battue, Jean-Marc Ayrault se félicitant de la “combativité” dont son groupe avait fait preuve en cette circonstance. Les syndicats, sans doute accaparés par de multiples tâches, qui avaient condamné en février dernier cette recodification, ont renouvelé leur opposition, pour la grande majorité d’entre eux.

 

“Il faudra des mois voire des années pour ce nouveau code révèle tous ses secrets” avait osé écrire Ch. Radé, l’un des cinq rédacteurs de ce nouveau code, se moquant d’avance de la démocratie et de la représentation nationale. Mais le pot aux roses est découvert, l’affaire est sous surveillance, le Conseil constitutionnel va être saisi, les futurs décrets qui doivent être rédigés et publiés avant le 1er mars 2008, date de bouclage de l’ensemble de l’opération vont eux, aussi, être regardés à la loupe !

 

Ce n’est pas fini ! On ne détruira pas nos droits sans que nous nous battions et les défendions pied à pied. D’ici au 1er mars, on continue. Cela a surpris le gouvernement, les falsificateurs malhonnêtes qui avaient fait secrètement, anti-démocratiquement, le sale travail de “recodification”. Cela met en difficulté aussi le Medef et l’UIMM : leurs caisses noires d’argent liquide ne peuvent pas tout payer, tout corrompre, ni les magistrats, ni les inspecteurs du travail ni les syndicalistes, ni les élus !

 

En video : conférence sur la casse du droit du travail
- En vidéo, sur Dailymotion, conférence pour Attac 92 sur la casse du droit du travail


 

- La conférence de presse du 3 décembre

 

Pour tout savoir sur la recodification :

- Le Code du travail n’a pas été réécrit « à droits constants »
- Massacre du code du travail dans le silence général
- 130 ans d’histoire sociale démantelée, rognée, détruite
- Analyse globale comparée du projet de Virville et réécriture
- Casse du Code du travail - détails article par article

 


Par Désirs d'avenir 09 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
undefined Chères amies, Chers amis,

Nous avons remis en marche Désirs d’Avenir. Notre assemblée générale a élargi le conseil d’administration et l’a notamment ouvert à des élu(e)s. Notre comité de pilotage s’est aussi ouvert aux membres de DDA qui s’étaient portés volontaires pour assister le Conseil d’administration.

Chaque grande zone pourra également choisir de mettre en place une coordination régionale afin que nous partagions le plus efficacement possible nos expériences.

Ce nouveau départ coïncide avec la sortie du livre de Ségolène. C’est un bon signe. « Ma plus belle histoire c’est vous » clôt une période et en ouvre une autre et nous serons au rendez vous.

Ségolène appelle la gauche, et au premier abord, le PS, au dépassement.

Chacun sent bien, même confusément, que le mouvement du PS et sa transformation sont une nécessité. La rénovation de la gauche toute entière avec une vaste convergence allant des altermondialistes au centre créera demain les conditions d’un rassemblement victorieux et le renouveau d’un espoir démocratique.

Les idées devront répondre présent. Ce fut la marque de la campagne présidentielle. Elle doit continuer à inspirer notre réflexion et nos initiatives.


Les élections municipales seront un rendez vous politique important.


Des villes aux villages, de l’urbain au rural en passant par le périurbain, les communes sont l’échelon premier de l’exercice de la citoyenneté. Voilà pourquoi dans un monde ouvert et bousculé, à la fois prodigue en opportunités et menaçant, dans une nation en recherche de nouvelles définitions, la ville est le lieu par excellence de la solidarité.


« La Ville pour tous »
voici le thème de travail que je propose à tous les comités à travers trois déclinaisons ;


1/ « La Ville contre la vie chère »

C'est-à-dire les moyens dont se dote la Ville pour réduire les contraintes d’une vie rendue difficile par le coût des produits et des

prestations, une ville hospitalière à l’innovation économique et à la création des richesses, une ville qui, des transports à la cantine

scolaire, des services à la personne à l’habitat, doit garantir les conditions de vie ensemble.

2/ « Le droit au développement durable pour tous dans la Ville ».

C’est à dire comment éviter que la protection des humains contre la pollution et le réchauffement climatique ne soit dépendante des

conditions de ressources, d’âge ou d’habitat ?. Le souvenir de l’été 2003 ne s’efface décidément pas.

3/ « La démocratie participative au service de la Ville ».

C'est-à-dire comment associer toutes les catégories de la population, des élections qui ratifient les programmesà la mise en œuvre des politiques locales ?

En bref la démocratie participative, comme outil de l’imagination et de la fédération des énergies et des idées de tous, brisant les barrières qui dressent les jeunes contre les anciens, les quartiers populaires contre les quartiers résidentiels, les villes contre les campagnes.

N’oublions pas dans les propositions les jurys citoyens qui seront le plus sûr allié des élus pour évaluer la pertinence de leurs choix. Nous aurons besoin de l’apport des expériences européennes en Grande Bretagne, à Berlin, au Danemark, et tout simplement besoin de connaitre tout ce qui se fait et se prépare afin de le redistribuer, de le théoriser, de le valoriser, d’en faire une politique.

Fixons nous une date utile car tout ce travail ne doit pas être perdu et devra être mis au service des listes et des citoyens : le 15 janvier, chaque comité concerné fera circuler le résultat de sa recherche et de ses propositions.

Une journée conclusive des travaux sera organisée fin janvier ou début février avec Ségolène.

Les coordinateurs thématiques sont :

- Christine Frey avec l’aide de M'jid El Guerrab et Bernard Vigreux sur « La démocratie participative au service de la Ville » :

demparticipativeville@gmail.com


- Loly Clerc avec l’aide de Fabien-Pierre Nicolas et Razak Ellafi sur « La Ville contre la vie chère » : villecontreviechere@gmail.com


- Damien Chardonnet et Nicolas Ferré sur « Le droit au développement durable pour tous dans la Ville* *» : devdurabletousville@gmail.com


Faites-leur connaître en retour les choix de thèmes de débat qui sont 
les vôtres.

Bon courage et à très bientôt,

Jean Pierre Mignard
Par Désirs d'avenir.org - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
pouvoir-d-achat.jpg Lu sur  betapolitique


Les classes moyennes tendent vers le bas

 


Un rapport remis par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie des Français (Credoc) annonce que les classes moyennes s’appauvrissent. A l’inverse, les plus riches se détachent

 

Des riches de plus en riches et des pauvres de plus en plus pauvres. Voici ce qui ressort en substance du rapport dévoilé hier par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie des Français lors d’un colloque intitulé "Classe moyenne et politique publique". Selon le Credoc, les couches moyennes de la population tendent à s’éloigner des plus riches pour se rapprocher des plus pauvres. En France, les hauts et les bas revenus sont au nombre de 20% chacun tandis que les intermédiaires représentent les 60% restant.

 

La différence entre les trois catégories se fait notamment au niveau du chômage, du pouvoir d’achat et du logement. En préambule, un sondage révèle que 76% des membres des classes moyennes estiment que leurs enfants auront un niveau de vie plus bas que le leur.

 


70% des hauts salaires propriétaires

 


Le creusement des inégalités s’explique notamment à travers l’accès inégal à la propriété. En 2007, 70% des hauts salaires sont devenus propriétaires, contre 46% pour les classes moyennes et 33% pour les foyers à faibles revenus. Les dépenses liées au logement plombent les bourses des familles. 76% des personnes avec des bas revenus disent s’imposer des restrictions lorsqu’ils font leurs courses. Mais, plus de 90% de chaque catégorie possède une télévision et un téléphone portable. Seule la connexion à Internet creuse les différences : 60% pour les hauts revenus, 36% pour le reste.

 

Plus inquiétant, la dépression touche 19% des personnes en difficulté financière contre 9% pour les plus aisés. Avec un moral en berne, les plus démunis ont beaucoup plus de mal à s’en sortir. Marie VARNIEU.

 

Hauts revenus, bas revenus et "classes moyennes" - Une approche de l’évolution des conditions de vie en France depuis 25 ans. Intervention du 10 décembre 2007 au colloque "Classes moyennes et politiques publiques" organisé par le Centre d’Analyse Stratégique (22 p. - 172 Ko - Décembre 2007)

Par Betapolitique - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
dd__a_09_petit-1.jpg
Bonjour à tous,
 
Nous vous proposons de nous retrouver :
 
Jeudi 20 décembre à 18h00 à la Fédération PS,
1 chemin des Rives,
Ferrières-sur-Ariège
  Plan-F--d--ration-Socialiste-de-l-Ari--ge.jpg


Ordre du jour très simple
:
 
 "Votre sentiment sur la situation et sur les perspectives d'avenir"
 
 
 
A très bientôt donc, avec toutes nos amitiés.
Par Désirs d'avenir 09 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 14 décembre 2007



 

slp-royal-2.jpg Ségolène Royal, invitée de John Paul Lepers, "Sous les pavés" sur La Télé Libre


A l’occasion de la sortie de son livre “Ma plus belle d’histoire, …c’est vous” Ségolène Royal est la troisième invitée de “Sous les pavés…”.


VOICI L’INTÉGRALE DE “SOUS LES PAVÉS, SÉGOLÈNE ROYAL” (épisodes 1, 2 et 3)

Photo Thomas Haley-Sipa Press


PREMIÈRE PARTIE

Nous sommes dans la loge maquillage.

Vidéo vue 2762 fois | Donnez-lui une note :
Loading...

Les journalistes, seuls, préparent l’interview de Ségolène Royal. Un peu poussée par John Paul, Françoise Degois qui suit le PS pour les auditeurs de France Inter évoque les difficultés rencontrées en suivant Ségolène Royal. Sébastien Calvet, photographe à Libération se déclare prêt à affronter celle qui ne lui a jamais adressé la parole. Enfin, Guy Birenbaum, brillant éditeur, s’apprête à découvrir celle qu’il n’a jamais vu ailleurs que dans sa lucarne, mais il n’en pense pas moins…

slp-sego-copie.jpg

 


DEUXIÈME PARTIE

L’actu et les relations avec les reporters

Vidéo vue 2255 fois | Donnez-lui une note :
Loading...

À propos de la visite officielle de Kadhafi organisée par le Président Sarkozy. Ségolène reprend son leitmotiv sur les contrats liés au nucléaire: ils sont dangereux quand il s’agit de dictatures. Et qu’un rapport américain lui donne raisons sur sa position concernant le nucléaire civil et l’Iran

Ségolène Royal et sa relation avec les reporters

Focus, photos de Sébastien Calvet à l’appui, sur les rapports très conflictuels de madame Royal avec les journalistes de terrain, pendant toute sa campagne. Des extraits du documentaire “Le Jour de Gloire”, notre film sur la campagne de l’élection présidentielle, seront diffusés pour illustrer le débat entre les journalistes et Ségolène Royal.

« Je ne veux pas me faire dévorer par les photographes »

Elle rigole sur les photos de ses chaussures mais elle dit « Je me pose la question de savoir comment ça se fait qu’une candidate à la Présidentielle soit représentée par ses pieds. »

« Je ne suis pas comme Angela Merkel. Peut-être aurais du porter des pantalons, (…) Je ne me suis pas déguisée en homme. »
A propos des journalistes
« Je ne veux pas être dans la connivence (…) Paradoxalement, j’estime qu’avec cette attitude je respecte les journalistes. Je ne suis pas comme Sarkozy qui est fusionnel, qui tape sur le ventre… »


TROISIÈME PARTIE

Le PS, le programme et Bayrou au bar…

Vidéo vue 3053 fois | Donnez-lui une note :
Loading...

Ségolène et le PS, les relations d’extrême proximité entre Sarkozy et les grands médias, un peu de politique politicienne sur l’avenir de l’ex candidate, des analyses et des questions sur les erreurs de stratégie de l’ex candidate…

Enfin, une séquence débridée et surprenante, au bar, autour d’un verre de champagne. Collector! Ségolène, qui raconte dans son livre qu’entre les deux tours, François Bayrou, qui selon elle l’avait conviée, refuse de la voir au dernier moment, et la laisse dans la rue (il a démenti cette info) regarde Guy Birenbaum dans les yeux, et lui lance: “vous m’auriez fait monter, vous…”! La tête de Birenbaum!

SOUS LES PAVÉS, SEGOLENE ROYAL

Enregistrée au deuxième sous-sol d’Atlantis, le 11 Décembre 2007, entre 19H00 et 20H00





Soutien à Mediapart.fr bandeau.jpg


Chers amis, chères amies de Désirs d’Avenir,

Toutes les initiatives audacieuses qui tentent de changer la situation de la concentration de la presse méritent d’être soutenues, au nom de la liberté de l'information et du pluralisme.

C'est le cas du récent projet MediaPart, né de la rencontre entre des professionnels du journalisme et des spécialistes du Web, parmi lesquels Edwy Plenel, François Bonnet, Laurent Mauduit et Benoît Thieulin.

Présenté sur le site mediapart.fr , ce projet de site d'information participatif, financièrement indépendant et exigeant éditorialement, cherche à inventer une réponse ambitieuse "aux trois crises – démocratique, économique, morale – qui fragilisent l'information en France.

Pour voir le jour d'ici mars 2008 et avoir les moyens de rester indépendant, MediaPart fait appel aux pré-abonnements, pour un montant de 9 € par mois (de 5 € pour les moins de 25 ans et les chômeurs).

Au nom du pluralisme des médias, je vous invite à leur donner leur chance en vous abonnant.

Merci de ce geste militant qui s’inscrit dans la logique de la démocratie participative.



Signature Ségolène Royal





Jeudi 13 décembre 2007

livret-A.jpg Ce que Nicolas Sarkozy vient d'annoncer sur le Livret A

Dans « Maintenant », je mettais déjà en garde…

Extrait :


« Il faut défendre ce système remarquable qui a permis de financer 4,5 millions de logements sociaux et ouvre à 45 millions de Français l’accès à une épargne populaire. Les Caisses d’Epargne avec le Livret A et la Banque Postale avec le Livret Bleu ont le monopole de cette collecte dont le produit – 125 milliards d’euros – est centralisé à la Caisse des Dépôts qui s’en sert pour financer la construction des HLM. La plupart des épargnants ne roule pas sur l’or : un Livret A sur trois a un encours inférieur à 75 euros.

Le Livret A, c’est aussi un rempart contre l’exclusion bancaire : beaucoup de RMIstes s’en servent pour des opérations bancaires de base car les retraits, les depôts et les chèques sont gratuits. Tout cela entre dans le cadre des missions de service public des Caisses d’Epargne et de la Banque Postale.

Mais les autres banques guignent le pactole et veulent, elles aussi, pouvoir placer des Livrets A car c’est un bon produit d’appel qui leur permettrait de recycler l’épargne vers des produits financiers classiques. Elles ont donc saisi Bruxelles et la Commission européenne a ouvert contre la France une procédure d’infraction pour distorsion de la concurrence.

Or quels sont les risques d’une banalisation du placement des Livrets A, c'est-à-dire d’une libéralisation totale du marché de l’épargne ? La fragilisation des petits épargnants, ceux dont les comptes seraient estimés non rentables.

Et l’assèchement du financement des logements sociaux alors même que le pays doit en construire davantage.

L’attaque contre le Livret A est un cas d’école de l’intégrisme de marché opposé à l’intérêt général.

Le rôle de la puissance publique, c’est de défendre ce qui marche contre les attaques d’un secteur bancaire tellement à l’affût de tout ce qui rapporte qu’il fait payer au prix fort la moindre de ses opérations courantes. Les banques qui réclament la fin de cette épargne réglementée, qui a pourtant fait ses preuves, se drapent dans l’idéologie de la concurrence « libre et non faussée » mais ne répugnent pas, si l’on en croit les associations de consommateurs, aux ententes tarifaires… »



Signature Ségolène Royal

 


Des liens à voir

 


Chers Amis,

Je vous invite à visiter ces liens. Ces deux articles reflètent bien la situation actuelle de notre pays et je voulais vous les faire partager.

Nouvel Obs: La vérité sur la Hausse des Prix

L'Express: Ashraf al-Hajouj: "Kadhafi est un criminel"

 


mondialisation.jpg

Forum « le socialisme et le marché »
Contribution de Ségolène Royal


La mondialisation est un fait : c’est la mise en relation croissante de tous avec tous. Elle s’accélère mais ne date pas d’aujourd’hui. Cette dynamique d’extension des échanges planétaires et d’évolution permanente de la division internationale du travail est, depuis l’origine, inscrite dans le logiciel des temps modernes. À cause du développement des moyens de communication, des bateaux des conquistadors aux réseaux Internet d’aujourd’hui. Et à cause de l’irrépressible propension de l’économie de marché à ce que Marx appelait l’« universalisation », non sans une certaine admiration pour cette prodigieuse quoique cruelle et aveugle vitalité. L’actuelle globalisation financière n’est qu’une étape supplémentaire de ce processus au long cours qui porte dans ses flancs le pire et le meilleur, selon ce que nous saurons en faire. Le pire : la prédation généralisée, la concurrence sauvage, les délocalisations brutales au Nord et la surexploitation des salariés au Sud, la loi du plus fort et du seul profit. Mais aussi le meilleur : de nouvelles chances de développement, des moyens de faire reculer la pauvreté, une interdépendance de fait des économies qui rend possible et même vitale la solidarité des nations car nul, à terme, ne s’en sortira sans les autres et encore moins contre les autres.

La mondialisation scelle, sur le fond, une communauté de destin : toute la question est de savoir si nous saurons en faire un dessein commun. On en est encore loin. En soi, la mondialisation n’est ni bonne ni mauvaise : c’est le contexte dans lequel nous vivons et agissons. Elle n’est ni forcément heureuse ni inéluctablement malheureuse : c’est un mélange de contraintes, dont il faut tenir compte pour être efficace et se protéger là où c’est nécessaire, et d’occasions qu’il faut savoir saisir et orienter dans le sens du bien commun.

Ce que je crois, c’est qu’il n’y a pas de fatalité de la mondialisation qui ne laisserait aucune latitude stratégique aux entreprises et condamnerait les pouvoirs publics à l’impuissance. Cet alibi des partisans du laisser faire ne résiste pas à l’examen.

Une équipe de chercheurs du MIT (Massachusetts Insitute of Technologie), conduite par Susan Berger, a fait pendant cinq ans une passionnante enquête sur les stratégies des entreprises dans la mondialisation, en Europe, en Amérique et en Asie. Elle montre que, pour un même type de produits, des entreprises également profitables font des choix différents : les unes sous-traitent dans les pays à bas salaires la quasi-totalité de leur production, les autres pas car la compétitivité ne se réduit jamais au coût du travail mais résulte d’un ensemble plus complexe de facteurs. La mondialisation n’explique pas pourquoi Zara, la firme qui connaît en Europe la croissance la plus rapide, continue à fabriquer en Espagne et au Portugal. Elle n’explique pas davantage pourquoi les fabricants de lunettes de Taïwan et de Hong Kong ont délocalisé leur production en Chine mais pas les lunetiers italiens spécialisés dans les montures haut de gamme – représentant 25 % du marché mondial – qui continuent à fabriquer dans des usines de Vénétie où les salaires ne sont pourtant pas alignés sur ceux des ouvriers chinois. Aux chefs d’entreprise qui estiment ne pas pouvoir survivre avec un niveau de salaires à l’européenne, d’autres prouvent, dans le même secteur, que c’est possible. À condition d’innover, de rester en phase avec les goûts évolutifs de la clientèle et de tirer intelligemment parti de ses atouts.

C’est ce qu’a fait Geox, un des plus gros succès italiens dans la période récente. Il a créé dans une région traditionnellement consacrée à la chaussure et considérée par beaucoup comme un « désavantage compétitif », un produit innovant aujourd’hui vendu dans le monde entier : « la chaussure qui respire », grâce à une semelle qui laisse la transpiration s’échapper. Geox a su profiter de l’expérience accumulée localement par une main-d’œuvre expérimentée et créative. Au fil d’un développement très rapide, l’entreprise a certes orienté une partie de ses fabrications vers la Roumanie et l’Asie mais elle a en même temps développé l’emploi qualifié en Italie où sont concentrés la recherche-développement, le design, la logistique et la gestion.

Il n’y a donc pas, du côté des entreprises, de scénario unique auquel forcerait la mondialisation. Raison de plus pour que les pouvoirs publics ne baissent pas les bras et favorisent au contraire tout ce qui fait l’attrait d’un territoire pour une entreprise : le niveau de formation, la qualité des infrastructures, les réseaux et les possibilités de coopération, l’environnement scientifique et technologique, sans oublier les services publics.

La mauvaise mondialisation, c’est la mondialisation subie, mal comprise, mal accompagnée, celle où la puissance publique renonce à exercer ses responsabilités. C’est celle où tous les coups sont permis, où les égoïsmes à court terme accentuent les inégalités, les ressentiments et les insécurités. La bonne mondialisation, c’est celle qu’encadrent des règles du jeu équitables avec, à l’échelle nationale et internationale, des pouvoirs publics capables de les faire respecter dans l’intérêt bien compris de tous.

C’est tout l’enjeu de la période actuelle où le politique doit rattraper son retard sur l’économique qui tend à dicter sa loi. Le monde a profondément changé. Les nations émergentes – émergées, devrait-on plutôt dire – rebattent les cartes de la concurrence mondiale. De nouveaux rapports de force s’affirment. Il faut à ce monde-là de nouvelles règles, de nouvelles sécurités pour que la mondialisation ne soit pas, à court terme, une course destructrice au profit mais une chance de progrès partagé. C’est, pour moi, tout le rôle de l’État et tout le sens du projet européen tel que je le conçois.

Maîtriser la mondialisation pour l’orienter dans le bon sens, c’est, j’en conviens, une œuvre de longue haleine. La bonne mondialisation, c’est celle qui introduira dans les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) le respect de normes sociales et environnementales, celle qui réformera le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain, celle qui mettra en place une taxe sur les flux financiers, celle qui créera une organisation mondiale de l’environnement et promouvra l’idée d’une Politique agricole commune (PAC) mondiale pour organiser les marchés de manière plus juste et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement. Je ne sais pas à quel rythme nous y parviendrons, je ne sais pas si l’histoire connaîtra une de ces brusques accélérations dont elle a le secret ou si l’humanité, souvent peu capable de réformer à froid, différera longtemps encore les décisions nécessaires. Mais j’ai une certitude que nous sommes nombreux à partager : il n’est pas d’autre direction à suivre que de peser de toutes nos forces pour l’avènement d’un ordre international juste et des outils qui lui sont nécessaires.


Pages extraites de Maintenant, Ségolène Royal, 2007

Signature Ségolène Royal







Mardi 11 décembre 2007



Ségolène Royal sur France 2

Ségolène Royal était l'invitée mardi 11 décembre des "100 Français qui font bouger la France" sur France 2.

 
envoyé par segolene2007
 





kadhafi-nucleaire.jpg Lettre d’actualité de Ségolène Royal

Sur la visite officielle du Colonel Kadhafi



Chères amies, chers amis,

Depuis ce matin, pour faire oublier le scandale de la visite de Kadhafi, s’est déclenché un tintamarre avec des annonces de 10 milliards d’euros de contrats : info ou intox ?

Qu’ils soient réels ou pas, rien ne justifie cette visite. Mais il ne faut pas que les français soient, en plus, abusés par la réalité de ces intérêts économiques.

Pourquoi y-a-t-il si peu de transparence, pourquoi si peu de vérification ? Qu’y-a-il de réel dans les 10 milliards de contrats annoncés bruyamment pour étouffer le débat sur les droits de l’homme ?

1. S’agit-il de contrats signés ou de déclarations d’intention ?

2. Quel est le contenu réel de ces contrats ?

3. Combien de délocalisations sont induites par ces contrats ?

4. Quelles sont les garanties en termes de développement d’emploi en France ?

5. La dangerosité de la dissémination du nucléaire a-t-elle été examinée ?

6. Pourquoi n’y a-t-il eu aucun débat à l’assemblée et aucune transparence ?

S’humilier devant Kadhafi, cautionner l’usage du terrorisme, du système de tortures et de disparitions n’est pas digne de la France.

Après les félicitations « chaleureuses » à Vladimir Poutine qui a organisé des élections en muselant toutes les oppositions, voici la réception, en grandes pompes et en satisfaisant les extravagances de l’intéressé, du dictateur libyen, le colonel Kadhafi. La France accueille un chef d’Etat qui non seulement a laissé emprisonner et torturer les infirmières bulgares et le médecin palestinien sous la fausse accusation d’avoir inoculé le sida à des enfants, mais qui a financé, pendant des années, le terrorisme international. Personne n’a oublié que les responsabilités des services secrets libyens ont été reconnues par la justice internationale dans l’attentat de Lockerbie en 1988 mais aussi dans celui du DC10 d’UTA en 1989 qui a tué de nombreux Français. C’était aussi le régime libyen qui avait organisé un attentat à Orly en 1983. Quant au peuple libyen, il est la première victime du régime : il n’y a jamais eu d’élections, le colonel Kadhafi est désigné comme dirigeant à vie, et ses opposants n’ont de choix qu’entre la mort et l’exil.

Nicolas Sarkozy, qui annonçait, durant la campagne électorale, une rupture avec la politique étrangère de son prédécesseur (« il vaut mieux serrer la main de Bush que celle de Poutine » avait-il déclaré), en accentue les pires traits jusqu’à la caricature et donne de la France une image à la fois détestable et ridicule. Même si chacun peut s’accorder sur le fait qu’une politique étrangère doit prendre en compte la défense de nos intérêts économiques, et que le monde instable et dangereux dans lequel nous vivons demande que nos dirigeants puissent parler aussi à des personnalités peu respectueuses de la démocratie, il y a des lignes rouges qu’il faut savoir ne pas franchir.

N. Sarkozy nous dit qu’il reçoit le chef d’état libyen parce que celui-ci a renoncé à fabriquer des armes de destruction massive et s’est engagé à lutter contre le terrorisme. Outre que le colonel Kadhafi lui a apporté un cruel démenti en défendant le principe du terrorisme avant de venir à Paris, on constate que seule la France accueille Kadhafi avec de tels honneurs. S’il s’agit de « récompenser » celui-ci d’être revenu à un semblant de respect de la légalité internationale, c’est déjà fait, avec la levée des sanctions qui avaient été prononcées contre la Libye après les deux attentats.

Quant aux fabuleux contrats annoncés par le gouvernement, il faudra en mesurer la réalité. Les entreprises britanniques et italiennes sont mieux placées en Libye que les sociétés françaises. Pourtant, le colonel Kadhafi n’a pas été reçu à Londres ou à Rome. En outre, on peut craindre que ces contrats, outre une hypothétique centrale nucléaire civile, ne portent sur des armements destinés à garantir la survie de la dictature. Personne ne menace la Libye qui n’a donc pas besoin de se défendre contre un agresseur extérieur. En revanche, des hélicoptères servent à mitrailler une foule de manifestants ou à surveiller des déplacements. On peut redouter aussi les risques de revente de toute cette panoplie d’armements à toutes les rébellions de la région en fonction des intérêts du régime libyen. Est-ce de cela dont l’Afrique a besoin ?

Le commerce extérieur français, structurellement déficitaire depuis des années, a lui aussi besoin d’autres mesures : stimulation de l’innovation pour une meilleure insertion dans la compétition internationale, aides adaptées aux PME qui exportent et créent des emplois…

N. Sarkozy est, quant à lui, dans une politique de « coups », qui isole la France de ses partenaires européens. C’est une politique étrangère dénuée de toute morale et de toute cohérence. On est dans le spectacle, un triste spectacle.

Le débat est ouvert.

Amicalement,

Signature Ségolène Royal




Lundi 10 décembre 2007

rama-yade.jpg

Ségolène Royal "félicite" Rama Yade



Ségolène Royal a "félicité" la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade pour "ses déclarations courageuses et fermes" contestant l'opportunité de la visite en France du colonel Mouammar Kadhafi, dans un communiqué lundi.

"Ségolène Royal félicite Rama Yade pour sa prise de position sans ambiguïté concernant son opposition à la visite de Kadhafi et ses déclarations courageuses et fermes".

Ségolène Royal "rappelle qu'elle a été, dès mercredi dernier, la première à contester cette visite". Ce jour-là, elle s'était déclarée "profondément en désaccord" avec cette initiative. "Si la mobilisation s'était déclenchée à ce moment-là, cela aurait été beaucoup plus difficile pour Kadhafi de venir en France"





egout-fumee-titre.jpg Tribune de Ségolène Royal sur l'environnement

 

l'Express



Nous avons aujourd’hui une responsabilité historique pour faire face aux défis planétaires de l'environnement. Il y a deux logiques : celle du laissez-faire, du libéralisme, qui vise le profit immédiat et nous prépare au pire. Ou celle de la volonté, qui relève les défis, pour laisser à nos enfants une planète vivable et qui applique le principe pollueur-payeur, empêche la destruction de biens collectifs publics. Ces enjeux ne doivent pas être laissés au bon vouloir des marchés ou à l’égoïsme des Etats, y compris les plus grands comme les Etats-Unis dont le mépris affiché par l’administration Bush à l’égard du changement climatique est aussi incompréhensible que terrifiant.


Dans cet effort, le souci d'équité s'impose aux pays développés : ils ont la responsabilité d'organiser au plus vite les transferts de technologies propres vers les pays émergents dont les besoins sont légitimes, ce qui sera génèrera aussi une croissance économique supplémentaire. En protégeant les ressources des pays en développement, on permettra à ces sociétés de satisfaire leurs besoins, et donc d’agir sur les migrations de la misère. La Banque mondiale et les banques interrégionales prévoient d'investir 350 milliards de dollars dans le secteur énergétique. Ils doivent être mis au service d'un plan international d'économies d'énergie et de développement massif des énergies renouvelables dans les pays du Sud dont le potentiel est aujourd'hui inexploité. L'environnement et les tensions, les conflits qui secoueront la planète sont liés. Un plan d'accès à l'eau potable, garanti au niveau mondial, doit être engagé sans tarder. La paix du monde et l'avenir des peuples sont en jeu : la création d'une organisation mondiale de l'environnement est nécessaire. En clair, le combat pour protéger la planète rejoint celui de la lutte contre la pauvreté et contre les guerres.


Signature Ségolène Royal

Par Désirs d'avenir.org - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
codedutravailsarkozy4rd.jpg Lu sur Rue89




Le code du travail, déjà adopté par le Sénat, est examiné depuis ce mardi par les députés. Ce texte, qui ratifie en fait l'ordonnance du 12 mars 2007, change substantiellement le code du travail tel qu'il existe aujourd'hui... mais aussi la nouvelle mouture telle qu'elle avait été publiée au printemps au Journal officiel. Et ces modifications des modifications ne satisfont au final pas grand monde.

 

Du patronat aux syndicats en passant par les spécialistes du droit du travail et, sur le terrain, certaines professions concernées au premier plan par la recodification, la mobilisation contre le nouveau code va crescendo. Décryptage des critiques adressées à la réforme.

 


"On passe de 1 800 articles à plus de 3 500"

 

La semaine dernière, Laurence Parisot, la patronne du Medef, a critiqué le manque de lisibilité d'une réforme dont elle estime qu'il n'est "pas sûre qu'elle soit réussie". Pour l'organisation patronale, c'est d'abord la profusion d'articles qui signe l'échec de cette réécriture. C'est d'ailleurs un point de concorde entre Medef et inspecteurs du travail, puisque Pierre Mériaux, inspecteur du travail à Grenoble et membre du bureau national du SNU-TEF, dénonce "une vraie mystification! On passe, avec le nouveau texte, de 1 800 articles à plus de 3 500".

 



 

Professeur de droit à l'Institut du travail, à l'université Lyon II, Emmanuel Dockes est, certes, ouvertement critique à l'encontre du nouveau texte. Mais il tempère l'idée que le texte ressortirait plus compliqué de la refonte:

"Je ne crois pas qu'on puisse dire que le code est aujourd'hui plus compliqué. En fait, le texte a été coupé en petits morceaux, et au lieu d'avoir un article d'une page on peut trouver douze articles. On a remplacé un chaos familier par un chaos exotique!

"En revanche, cette simplification reste une vraie nécéssité. C'est un enjeu important, compte-tenu de l'inflation législative délirante qui a dégradé le droit social depuis vingt ans, à force de dérogations."


"Un massacre dans le silence général", selon Gérard Filoche

 

Si Laurence Parisot et la plupart des syndicats tombent d'accord pour dénoncer l'inflation du nombre d'articles, la convergence s'arrête là. Car c'est plus encore sur le contenu de la réforme que ses détracteurs sont montés au créneau, dénonçant un dumping des droits sociaux.

 

Gérard Filoche y a vu un "massacre dans le silence général". Le groupe socialiste, durant les séances d'examen du texte la semaine dernière, a brocardé la moins-value du texte en matière sociale, le code ne se transformant pas "à droit constant", contrairement à l'engagement pris par l'initiateur de la réforme, Gérard Larcher, il y a deux ans.

 

Pierre Mériaux y voit quant à lui "une recodification dangereuse, tendancieuse et régressive", "véritable commande du Medef":

 



 

Pour Emmanuel Dockès, "le travail de recodification a certes été très mal fait":

"L'idée d'une réforme à droits constants s'est révélée une fable. Entre l'ancien code et le texte du mois de mars, on peut relever des différences très substantielles, qui servent notamment certaines revendications anciennes du patronat."


Entre le printemps et l'automne, certains changements ont été abandonnés

 

Mais l'universitaire souligne qu'une bonne partie des modifications introduites par le nouveau code ont, entre temps, été amendées par la version discutée au Parlement ces jours-ci:

"On supprimait par exemple la rupture amiable pour motif économique, très importante dans le code du travail toujours en vigueur, dans la mesure où cela encadre très précisément une procédure, et notamment la question du reclassement via les plans de sauvegarde de l'emploi. Depuis longtemps, le patronat réclame de pouvoir négocier individuellement avec les salariés, un par un. Ce qui reviendrait à enterrer les plans sociaux traditionnels.

"Dans le texte du mois de mars, on a fait 'semblant d'oublier' la rupture amiable pour motif. La mauvaise foi était d'autant plus forte que le texte n'était pas discuté dans l'hémicyle!"

S'il y a bien eu reculade sur la rupture amiable, la nouvelle version du texte, telle qu'elle est discutée cette semaine à l'Assemblée, compte en revanche toujours une modification substancielle sur la période d'essai, qui devient une "période de consolidation":

 

Un changement fondamental, met en garde Emmanuel Dockes:

"On n'évalue plus la personne mais les besoins. Or, sur le terrain, c'est très concret: on supprime en fait l'application des droits liés au licenciement économique pour tous les salariés qui sont en période d'essai."


Le texte supprime les peines de récidive pour certaines infractions

 

L'inspecteur du travail Pierre Mériaux s'insurge par ailleurs qu'on ait basculé le droit de grève dans le chapitre de la négociation collective -"une brêche très forte" et que le nouveau texte "supprime les peines de récidive pour de nombreuses infractions des employeurs, notamment celles qui concernent les délits d'entrave à la représentation du personnel ou à l'inspection du travail... au moment où l'on nous vante justement la tolérance zéro!"

 



 

Dernier point particulièrement mis en exergue par les inspecteurs du travail: "le transfert de la durée du travail dans la partie du code consacrée aux salaires". "Une grosse revendication du Medef depuis longtemps", décrypte Emmanuel Dockes, à l'université de Lyon:

"En termes de choix idéologique, ce glissement en dit long. On bascule dans la culture d'autres pays, comme l'Allemagne, où la grève est annexée à la négociation collective."


Les gérants de supérette déçus par les derniers remaniements

 

Toutefois, une grande confusion règne sur le terrain. Si certaines professions critiquent la recodification au nom du dumping social, d'autres estiment que c'est justement la réforme de la réforme qui passe certains de leurs droits à l'as. C'est le cas des gérants de supérettes Casino.

 

Ayant appris dans la presse les modifications en jeu dans la dernière mouture du texte, Serge Riga, représentant CFTC dans le Sud-Est, dénonce ainsi le lobbying des professionnels de la grande distribution:

"La réforme n'avait rien pour nous déplaire, et nous accordait tous les avantages sociaux des salariés, outre le droit aux congés payés. Y compris, donc, le droit à la représentation syndicale, par exemple. Or, entre le mois de mars et le mois de septembre, le texte explicite que nous avons désormais seulement droit aux congés payés."

Par Chloé Leprince - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
logo5.jpg Lu sur Rue89




Il existe plusieurs types de cartes. Celles qui indiquent la bonne route, celles permettant de situer un pays lointain, celles encore qui marquées d’une croix rouge peuvent mener aux trésors des pirates. Et puis il y a les cartes de Bureau d’Etudes, un collectif d’artistes qui un beau jour s’est transformé en cabinet de cartographie alternative.

 

Sur ces objets singuliers, on ne trouve ni routes ni trésors, mais les représentations graphiques des différents systèmes de pouvoirs, politique, économique, ou médiatique. Un travail colossal qui combine la richesse documentaire à la recherche esthétique pour tenter de rendre visibles "les paysages cachés" de notre société, comme les structures étatiques, financières, ou administratives.

 


Des territoires invisibles

 

Créé en 1992, Bureau d’Etudes n’en est pas à sa première exploration intellectuelle. Issus de l’école supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg, ses deux fondateurs, Xavier et Léonore, ont réfléchi en 1998 à la question du statut de l’artiste dans la société en créant dans la ville une "Zone de gratuité", un espace culturel où toute personne pouvait prendre ou déposer ce qu’elle souhaitait. Issue de ce projet, une réflexion s’est élaborée sur les réponses politiques à la précarité artistique, comme le revenu garanti, mais aussi sur la possibilité de mettre en place une véritable économie culturelle.

 

Un travail qui a mené le collectif dans les squats de France et d'Italie pour travailler sur les questions d’autonomie. "Et pour organiser l’autonomie, il faut déjà savoir où l’on se trouve!", s’amuse l’artiste pour expliquer l’origine du projet cartographique:

"Notre idée était de savoir comment est structuré le pouvoir. Pour cela, on est d’abord partis d’une lecture classique par la propriété et le capitalisme pour réaliser les premières cartes."



Rothschild (cliquez sur la carte pour la télécharger)
 


L’ambition du collectif est de mettre en évidence la façon dont s’articulent les cœurs financiers avec les processus industriels. Des territoires invisibles, qui, pour les deux artistes, structurent de fait notre société. Graphiquement proches d’organigrammes, les premières cartes restent abstraites et difficilement déchiffrables. L’approche purement financière trouve également rapidement ses limites:

"Les cours et les bottins ne recensent que les sociétés cotées, fait remarquer Xavier. Quid des autres?"

Bureau d’Etudes décide alors d'élargir la documentation et de développer l’aspect graphique, ce qui a impliqué un apport de nouvelles connaissances et l’appel massif aux sciences sociales.

 


Rendre le réel plus tactile

La sociologie est ainsi sollicitée pour faire "rentrer des personnes dans les cartes", dépasser la vision puriste de la propriété et inclure dans leur réflexion les lobbies et approches dynastiques. Ce qui demande du temps, et de nombreuses tentatives. Chaque carte de Bureau d’Etudes est ainsi le fruit de multiples tâtonnements, d’esquisses, et d’erreurs:

"Pour la carte sur l’Etat, il nous a fallu deux ans pour sortir de la lecture juridico-administrative classique."

Un temps de maturation qui permet aussi de trouver de nouvelles sources. Des références comme Pierre Bourdieu cohabitent sur les cartes avec des travaux de chercheurs moins classiques comme Anthony SuttonBruno Latour. Des sources plus improbables, voire non référencées sont également sollicitées: ou

"C’est ainsi qu’on va lire ce qui peut être considéré comme de la merde, comme les écrits conspirationnistes. On ne dit pas qu’on les utilise, mais on les lit. De toute façon, on n’a pas peur de dire que les 200 familles ont existé. Mais on dit également qu’il n’y a pas eu que ça. La seule réponse à cette critique, c’est la rigueur de notre travail."

Mais aussi sa dimension créative, à travers l’impact des représentations obtenues. Car la grande force des cartes de Bureau d’Etudes réside dans l’immédiateté du message. Les systèmes apparaissent dans leur ensemble, les notions de réseaux sautent aux yeux du lecteur, qui peut alors se pencher alors sur les légendes, symboles et références.


 
Lagardere, chroniques de guerre
Lagardere 2003 (cliquez sur la carte pour la télécharger)
 


Ainsi, la carte du groupe Lagardère a-t-elle fait l’objet d’une hypothèse graphique préalable. Le résultat est une modélisation d’un système nerveux, avec des fonctions agencées autour d’un axe central symbolisé par le cerveau. Le réseau ainsi représenté frappe par son omniprésence, sans pour autant livrer tous ses secrets.

"Ce qu’on a pas réussi à élucider, c’est précisément au niveau du cerveau, l’articulation entre les deux pôles médiatique et militaire. Il y a des choses qu’on ne parvient de toute façon pas à trouver, ou qui restent inaccessibles."

Surveiller les "surveillants"

 

Etats, grandes entreprises, institutions internationales: les recherches de Bureau d’Etudes ont d’abord porté sur la représentation de systèmes traditionnels. Intitulées "Chroniques de guerre", certaines de ces cartes ont été présentées à grande échelle dans des centres d’art, des expositions, ou encore des festivals alternatifs comme le Next 5 minutes d’Amsterdam. Aujourd'hui se pose la question des sciences exactes:

"La question du passage à une société scientifique est apparue dans nos recherches. Ce n’est finalement qu’un autre type de paysage, après les paysages financiers ou économiques. Les approches sont finalement les mêmes qu'en sciences sociales, on part de bases de données et on lit des trucs dessus."

Les deux artistes ont ainsi développé le thème des techno-sciences dans leurs réalisations, donnant naissance à des objets graphiques inspirés des schématisations scientifiques. L’objectif reste pourtant le même: analyser notre société, décrire des espaces devenus invisibles, et surveiller "les surveillants", les acteurs politiques et industriels qui scrutent les comportements individuels.


 
EM (cliquez sur la carte pour l'agrandir)
 


Le résultat frappe par son caractère didactique : les échelles scientifiques exposent aussi bien les conséquences des téléphones portables sur le cerveau humain, que les analogies entre les galaxies et l’ADN, le tout dans un agencement esthétique qui marque. "Si on veut développer cela, il faut lire, lire encore, et comprendre", répète à l’envi Xavier. Et dépasser ainsi les limites formelles de la recherche traditionnelle.
Car Bureau d’Etudes est allé plus loin encore dans ses prospections cartographiques. "Nous avons réalisé des cartes de rêves dans nos recherches. C’est l’aspect psychique qui nous intéressait alors, l’organisation de la pensée" , explique Xavier, qui n'en dira pas plus sur ce point.

 
Cartographier les rêves ? Les paysages mentaux qui s'y trouvent doivent réserver bien des surprises. Ou des espaces vierges que l’on pourrait marquer d’une croix rouge. Et pourquoi pas, tenter alors d’y découvrir quelques trésors de l’âme.
 

 

 

Le site internet de Bureau d'Etudes



En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 

Par Ghislain Chantepie - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
denis-robert.jpg par Denis Robert*


*Écrivain, auteur d’une dizaine d’essais. "Pendant les affaires", "la justice ou le chaos" et "Clearstream, l’enquête" qui a révélé les manipulations du corbeau à l’égard de Sarkozy. Auteur d’autant de romans, le dernier "la domination du monde" suscite de nombreux débats sur le Net. Documentariste, un coffret DVD de ses films sort le 5 octobre 2006. Sinon, âge 48 ans, taille: 1,86. poids: 91 kilos... Coureur de fond...
D’autres infos sur la Wikipédia.



Ce clip a été bricolé cet été avec mon copain Yves Lespagnard, un Belge. On l’a balancé un peu tôt sur la toile sans réfléchir à une stratégie quelconque. C’était la semaine dernière. En quelques jours, près de vingt mille connexions. Depuis, je ne compte plus.


D’autres clips, slams et chansons sont en préparation. Mais on y va tranquillement, on reste des amateurs.

Les voix ne sont pas synchrones. On va refaire une version plus travaillée de Voleur de foule. En l’état laissons faire les internautes. Les paroles ont été écrites quelques jours avant le concert de soutien à la Cigale en avril dernier. Il n’était pas prévu que je slame. J’ai bouché un trou. La bande son est l’œuvre de deux amis musiciens qu’on voit à l’image faire les méchants Djengo (le chauve barbu) et Benoit Delbecq (le chevelu imberbe). L’idée de départ était de voir des centaines de personnes ouvrir des frigo vides (et pillés par les voleurs de foule). Ça tenait autant du film expérimental que de la vidéo arty. Ceux que vous voyez à l’image sont mes potes du comité de soutien. Et nos enfants. On a eu la flemme de continuer.

Le petit garçon qui chante est le fils d’Yves. Son père lui a signé une autorisation.

Je ne cherche pas du tout dans ce clip à régler des comptes avec Clearstream ou des banques. S’il doit s’adresser à quelqu’un ce slam s’adresserait plutôt à Nicolas Sarkozy et au nouveau gouvernement qui est très clément avec les voleurs de foule et de plus en plus méchant avec les voleurs de poule (je n’en reviens pas de la lourdeur des peines infligées aux petits casseurs de Villers-le-Bel et du peu d’émoi que cela a suscité).




Puisque, par ailleurs, vous me demandez souvent comment ça va... Ça va.

Je termine un livre qui sortira chez Flammarion en avril et qui s’appellera Une affaire personnelle. Je travaille à un gros projet de bande dessinée en trois tomes chez Dargaud. J’essaie de monter un film basée sur mon roman La Domination du monde. Je travaille à l’écriture de deux projets de série télé. Et à deux expositions d’art contemporain pour mai et juin à Montpellier et Nancy.

Je gère mes emmerdements judiciaires. Je viens de gagner deux procès au Luxembourg contre la Banque générale et Fortis. Et un en France, contre Imad Lahoud qui me poursuivait pour « atteinte à la présomption d’innocence ». Cette plainte avait provoqué en juin 2006 l’interdiction de mon dernier essai Clearstream l’enquête.

Il me reste une vingtaine de procédures sur le dos. Principalement des plaintes en diffamation déposées par mes amis Clearstream qui montre toujours leurs dents en m’envoyant des huissiers avec des airs de plus en plus compatissants.

- Désolé Msieu encore nous...

Le comité de soutien m’aide à rester zen. A coups d’appel et de pourvoi en cassation, j’ai intégré l’idée que j’en aurais au moins jusqu’en 2013. Le prix à payer pour ne pas courber l’échine. On a réussi sans presse à remplir une salle de 450 places en novembre à Florange (Moselle) avec Guy Bedos en amicale vedette. Notre vente aux enchères de dessins et de toiles le week-end dernier a été un gros succès. Et les tee-shirts de Lefred (« Travailler plus ») s’arrachent.




Cet impressionnant mouvement semble ennuyer la multinationale luxembourgeoise et leur avocat, l’inénarrable Richard Malka, qui, continuent à me bastonner d’assignations de plus en plus délirantes. Je serais, selon leur prose, conspirationniste, gauchiste, falsificateur de fichiers. Ils s’énervent du fait que, grâce aux dons et au comité et à mes succès de rappeur, je ne paierais plus mes amendes et frais de justice. C’est ce qu’ils m’écrivent dans les conclusions arrivées cette semaine (un procès contre une itv à Sud-Ouest et un autre suite à un passage dans une émission d’Ardisson).

Au fil du temps, je me sens suis rendu compte de deux grandes différences entre eux (les voleurs de foule) et moi (le voleur de poule), qui font que quoi qu’il advienne, j’ai gagné la partie. J’ai beaucoup d’amis. Eux, pas du tout. Et je ne manque pas d’humour.


A la prochaine,

Denis Robert

 
Par Denis Robert - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
que-les-gros-salaires-1982-2.jpg Par Nicolas Cadène*

*Nîmois, je travaille actuellement entre la capitale gardoise et Paris.
Passionné par l’Europe et la politique (militant socialiste), mon parcours professionnel est à la fois politique, administratif et juridique.
Bien que travaillant dans le milieu politique, je m’exprime ici en mon seul nom, en tant que citoyen.








C’est Le Canard Enchaîné du mercredi
12 décembre 2007 qui le révèle... et l’information a été confirmé par l’Elysée.


Résumons : au nom de l’équité et de la transparence, le chef de l’Etat a demandé à ce que son salaire soit aligné sur celui du Premier ministre. Dont acte. A partir du 1er janvier 2008, le président de la République percevra un salaire mensuel de 19 331 euros net.

Mais en demandant de continuer à percevoir son salaire de ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a réussi à anticiper sa hausse de salaire... dès le 6 mai 2007. Entre le 6 mai 2007, jour de son élection, et le 31 décembre 2007, Nicolas Sarkozy aura donc perçu un total de 11 500 euros net par mois au minimum... au lieu des 7 500 euros prévus soit 4 000 net de plus.

Alors que dans le même temps, Nicolas Sarkozy ne cesse de demander à tout le monde (sauf aux plus aisés qui ont droit à des remises d’impôts) de se "serrer la ceinture", alors que les petites retraites ne sont absolument pas augmentées, que des franchises médicales sont imposées, que la redevance télé (la moitié) est à nouveau due par les personnes âgées démunis, on constate que la "rupture" n’est pas contraignante... pour son promoteur...


Par Nicolas Cadène - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
chomeur-president.jpg Par fahd_pdlg*

*L’Association «Place de la Gauche» est un groupe de réflexion politique, d’action et d’intervention dont l’objectif est la définition, la mise au débat public et la promotion de propositions et de réflexions contribuant à renouveler l’offre politique de la gauche.


Depuis 19 ans maintenant, la Commission européenne publie un rapport annuel sur la situation de l’emploi dans l’Union européenne. La dernière édition de ce rapport a été publiée fin novembre dernier, et cette édition a le grand mérite de remettre quelques pendules à l’heure concernant certaines idées fallacieuses volontairement colportées par certains sur le marché du travail en France.

Première information de taille : le taux de chômage de la France est de 9,4 % pour 2006, soit le plus élevé de l’Europe des quinze !

On se souvient de la polémique qui était née lors de la campagne présidentielle sur ce chiffre et le report de la publication par l’Insee du même chiffre. Or aujourd’hui, l’Insee, et le gouvernement avec, nous assurent que le taux de chômage en France serait de 8,1 % aujourd’hui (et 8,8 % en moyenne pour 2006 cf. http://www.insee.fr/fr/ffc/ficdoc_frame.asp ?ref_id=ip1164). Cherchez l’erreur, car l’écart est conséquent, et ne permet pas en tout état de cause de continuer à entretenir le mythe, ni de dire que nous serions en train de « gagner la bataille de l’emploi ». C’est en effet entre 160 000 et 350 000 travailleurs qui manquent à l’appel... autant de personnes qui cotiseraient à notre système de protection sociale que l’on soupçonne par ailleurs d’être en faillite.

Deuxième information étonnante : les travailleurs français travaillent autant que leurs homologues européens.

On comprend mal dès lors qu’ils soient soupçonnés d’excès de fainéantise, de pratiquer la glandouille dès que l’occasion se présente, ou même qu’ils aient à travailler plus pour améliorer leur pouvoir d’achat. En effet, la Commission européenne montre dans son rapport que pour les travailleurs français à temps plein comme à temps partiel, que l’on décompte ou pas les jours de grève, les congés de maternité pour les femmes, ou encore les heures supplémentaires effectuées, la durée du travail hebdomadaire en France reste dans la moyenne européenne, et est très proche de celle de son voisin allemand (cf. tableau ci-dessous).

 

Nombre moyen d’heures travaillées par semaine

 

Pays

 

Emplois à temps plein

 

Emplois à temps plein et à temps partiel

 

Allemagne

 

41,5

 

35,7

 

Espagne

 

42,3

 

39,4

 

France

 

41,0

 

38,0

 

Italie

 

41,2

 

38,6

 

Royaume-Uni

 

43,2

 

37,0

 

UE-15

 

41,8

 

37,3

 

 

Source Eurostat, données 2005


sarko-et-le-social.jpg Pourquoi donc la droite et le patronat cherchent-ils à faire croire par tous les moyens que les Français ne travailleraient pas assez ? Aujourd’hui d’ailleurs rares sont les responsables politiques de gauche assez courageux pour s’élever contre le démantèlement des lois sur la réduction du temps de travail. Le mythe semble donc être devenu une réalité... sauf pour les travailleurs !

Il y a là un véritable paradoxe. Pour pouvoir augmenter le nombre d’heures travaillées ou racheter des jours de RTT, les entreprises doivent avoir de quoi payer ces heures nouvelles et donc avoir un carnet de commandes bien rempli. Comment les entreprises pourraient-elles proposer à leurs salariés de travailler plus si, d’une part, le travail se fait rare et reste difficile à trouver et que, d’autre part, les travailleurs effectuent déjà des horaires hebdomadaires élevés, et qu’enfin les perspectives de croissance pour 2007 et 2008 sont revues à la baisse (par la Commission européenne, l’OCDE, la BCE ou le FMI, sauf le gouvernement...) ?

Dans ces conditions, la seule solution pour que cela soit possible reste la modération salariale, et donc la baisse du pouvoir d’achat des gens à qui l’on fait croire qu’en travaillant plus, on gagnera plus. Il y a aujourd’hui un fossé incroyable, et qui continue de se creuser, entre ce que vivent les travailleurs chaque jour, et ce que leur demandent les employeurs ou ce que leur propose le gouvernement.

Alors que faut-il faire ? S’agit-il, comme le propose une grande partie des mesures que le Parti socialiste avance aujourd’hui, de distribuer du pouvoir d’achat, comme si cela se décrétait, et sans se poser la question du financement par nos deniers publics ? La gauche devrait, au contraire, réfléchir à la capacité de l’économie à créer des richesses, et par conséquent rechercher des propositions visant à relancer l’offre, plutôt que la demande, pour parler en termes économiques.

En effet, le diagnostic ne peut être plus clair : la croissance de la demande interne est plus forte en France, depuis cinq ans, que celle du PIB. C’était le contraire en 1997. Dans ce contexte, des politiques de stimulation de la demande sont inefficaces, et le sont d’autant plus si elles s’inscrivent dans une logique de soutien à des personnes à très hauts revenus.

Des réformes comme celles sur la réduction du temps de travail ou la proposition d’une hausse du Smic à 1 500 euros ne sont pas irréalistes dans l’absolu. Mais elles le deviennent à partir du moment où aucune proposition visant à améliorer la compétitivité économique de nos entreprises n’est avancée en parallèle.

La gauche doit faire progresser l’activité économique sur ses deux jambes ! Lorsqu’elle ne le fait pas, elle n’est plus crédible sur ses propositions phares (RTT, Smic, services à la personne), et se fige dans l’incapacité face aux attaques de la droite à défendre notre modèle social, celui de la justice et de la cohésion sociale.

Evidemment, le processus plus long par lequel l’amélioration de l’offre compétitive est possible ne permet pas dans un temps très court de répondre aux revendications immédiates. Mais c’est une forte responsabilité politique que de s’engager à dire la vérité dans cette discussion autour du pouvoir d’achat. Car c’est ainsi qu’à l’horizon se profilera une véritable hausse durable du pouvoir d’achat !

Alors voici quelques propositions concrètes que la gauche devrait avancer pour soutenir la création de richesses dans le pays :

 

Accroître l’effort public sur l’enseignement supérieur et la recherche (la dépense totale public et privé en France dans l’enseignement supérieur et la recherche reste très insuffisante, comparée aux pays développés), élargir les possibilités de financement privé, recentrer les formations proposées. Cet effort supplémentaire devra être sélectif. Ainsi l’engagement de l’Etat devra être pluriannuel (notamment auprès des PME en création ou en difficultés), et ne pas s’inscrire dans la logique actuelle de saupoudrage de l’intervention publique (multiplicité des pôles de compétitivité notamment)

 

 

Supprimer la plupart des mécanismes d’aide aux entreprises innovantes, qui constituent dans la plupart des cas des effets d’aubaine purs, et stabiliser en revanche les dispositifs fiscaux en faveur du capital-développement et du capital-risque.

 

Concernant le droit du travail, il est nécessaire de l’assouplir. Cela signifie rendre plus aisé les embauches et les licenciements, mais aussi au sein même de l’entreprise, aménager le temps de travail et l’organisation interne (travail en équipe, rotation) de manière plus souple.

Les contreparties indispensables à cette flexicurité sont, d’une part, le renforcement et la refondation du dialogue social (renforcement de la négociation collective par accords majoritaires d’entreprises, encadré par des accords de branches et des accords interprofessionnels). D’autre part, un fort soutien aux politiques de Formation professionnelle continue (FPC) financée par les entreprises, dans la mesure où elle favorise la mobilité professionnelle (dans l’entreprise, entre entreprises, évolution de carrière...). Un soutien clair aux politiques de FPC pourrait permettre de :

1) améliorer l’employabilité et le niveau des qualifications, et donc essayer de réduire les inégalités de revenu ;

2) aider à maintenir les travailleurs âgés sur le marché du travail ;

3) dynamiser les marchés intérieurs du travail, les décloisonner, et sécuriser les évolutions de carrière dans le même temps ;

4) accompagner les salariés dans l’évolution rapide et l’actualisation nécessaire des connaissances, et donc contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises.

Place de la Gauche

Par www.placedelagauche.org - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
retraite-copie-1.jpg Par Marsupilami*

*Polygraphe indépendant dans l’édition, le bouquin, le journalisme et divers autres trucs, je me passionne pour tous les savoirs, en particulier les sciences humaines et inhumaines, leurs relations et interactions et je suis susceptible de m’intéresser à n’importe quoi en général surtout si c’est drôle, insolite, transversal et pas normal.


Cet article étant assez long, il a été divisé en deux parties pour ne pas lasser le lecteur. Dans cette première partie, on se posera la question de ce qu’est le Travail humain, de ce qu’il signifie et de sa fin inéluctable lorsque les machines, "intelligentes" ou non, seront capables de tout faire ou presque à notre place. Dans la seconde partie, en se basant sur Le Livre noir du libéralisme de Pierre Larrouturou (éd. du Rocher, sept. 2007), on se livrera à une critique impitoyable de l’ultralibéralisme (ou du capitalisme financier spéculatif mondialisé, c’est comme vous voulez) et on démontrera, programme à l’appui, qu’un autre monde est possible, réaliste et crédible, alternatif à l’altermondialisme illusoire prôné par l’extrême gauche. Dans la première partie comme dans la seconde, pour rester dans un cadre hexagonal, on ne se privera pas de ne pas prendre au sérieux le slogan "Travailler plus pour gagner plus" de notre omniprésident de la droite décomplexée. Car ce mot d’ordre creux et mensonger, c’est de la poudre de Perlimpinpin aspergée sur un cautère posé sur une jambe de bois.



La Valeur Travail dévalorisée

"Travailler plus pour gagner plus" : tel était le principal slogan de la campagne électorale du désormais président Sarkozy. Le Travailleur (avec un "T" très majuscule) hissé au rang de figure mythique du néolibéralisme (entendez par là l’hypercapitalisme financier mondialisé qui va droit dans le mur en klaxonnant à bord de ses rutilantes automobiles fonctionnant de plus en plus aux agrocarburants générateurs de famines). Que ce soit dans la majorité UMP ou dans la simili-opposition PS, on fait semblant de s’écharper sur un même thème obsession : la Valeur Travail (et la durée de celui-ci) et le Pouvoir d’Achat. Ceci alors que nous allons inéluctablement vers la fin du travail humain, de plus en plus remplacé par des machines de plus en plus autonomes et intelligentes, des machines qui bientôt sauront s’auto-reproduire en se passant des hommes, à l’exception de quelques ingénieurs à leur service. Nous nageons en pleine absurdité.

La société post-industrielle dans laquelle nous sommes entrés est une dévoreuse d’emplois. Sous la pression des mutations technologiques et des actionnaires de l’hypercapitalisme financier mondialisé, on licencie à tour de bras des travailleurs devenus inutiles et dont les salaires grèvent les bénéfices des entreprises. Les emplois qu’on ne peut pas encore supprimer, on les délocalise dans des pays à la main d’œuvre low-cost, lesquels, dès qu’ils ont acquis le savoir-faire technique et bénéficié des transferts de technologies nécessaires à l’enrichissement de quelques-uns, les délocalisent à leur tour vers des zones encore plus néo-esclavagistes. Le chômage, le sous-emploi et la précarité s’installent partout tandis que les profits des entreprises oligopolistiques explosent et ne savent plus où s’investir, à tel point qu’elles rachètent leurs propres actions pour "créer de la valeur" ( ???), "valeur" qui nourrit une multitude de folles bulles spéculatives qui sont sur le point d’exploser. Et quand elles exploseront, les ravages économiques qui s’ensuivront causeront des quantités de faillites qui aggraveront le chômage.

Nous vivons à flux tendus dans l’hyper-court-terme, nos temps de cerveaux disponibles anesthésiés par la propagande du néolibéralisme et du matérialisme consumériste et mercantiliste qui veut nous faire croire que nos existences se réduisent au Travail et à la Consommation. Nos sociétés se délitent, les solidarités collectives de désagrègent sous les coups de boutoir d’un individualisme moutonnier prôné par ce même néolibéralisme qui ne conçoit la condition humaine que sous l’angle aveugle de l’homo economicus

"Travailler plus pour gagner plus !". Quelle stupidité, quel aveuglement ! Au Travailleur mythique du communisme s’est substitué le Travailleur mythique du néolibéralisme. Au fond, c’est toujours le même... à ceci près que le premier appartenait à une société industrielle du plein emploi qui vivait dans la perspective d’un avenir meilleur, alors que le second sue sang, eau et stress dans une société où le salariat se réduit comme peau de chagrin sous l’offensive du machinisme "intelligent" et numérique, où l’avenir meilleur s’est transformé en horizon bouché et irrespirable.

Qui n’a pas de Qualification (entendez : une formation pointue dans les domaines du High-tech, de la Communication, du Divertissement, du Droit des Affaires ou de la Finance) est un moins-que-rien dont la nouvelle économie post-industrielle n’a plus besoin, une variable d’ajustement vouée à la misère et au désœuvrement. Car nous allons inéluctablement vers la fin du Travail. Les ouvriers et employés ont été les premières victimes de la désindustrialisation et des délocalisations. Désormais, c’est au tour de la classe moyenne de voir ses emplois passer à la trappe. On ne délocalise plus seulement les manœuvres, mais aussi les cadres et les ingénieurs superfétatoires et trop chers. Avant la fin du siècle, une minuscule élite d’ingénieurs et une multitude de robots "intelligents" suffiront pour faire tourner (à vide) la machine économique.


Le "droit à la paresse" et la Ford "T"


La première révolution industrielle prend son essor et s’étend à toute l’Europe et en Amérique du Nord au milieu du XIXe siècle, chamboulant à une vitesse vertigineuse des sociétés qui étaient alors très largement agricoles. Les paysans se transformèrent progressivement en ouvriers, les usines et manufactures ayant besoin d’énormes masses de main-d’œuvre pour assurer leur production, tandis que les entrepreneurs capitalistes se substituaient aux seigneurs féodaux.

En 1880, en plein début de la révolution industrielle donc, le socialiste français Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, publiait un livre prémonitoire, Le Droit à la paresse. Contrairement à ce que pourrait faire penser ce titre, l’auteur ne s’y livrait en aucune façon à un éloge de la feignasserie. Il avait tout simplement eu une intuition visionnaire : les machines allaient de plus en plus remplacer l’homme, travailler à sa place. Voici par exemple ce qu’il écrivait  : "Nos machines au souffle de feu, aux membres d’acier, infatigables, à la fécondité merveilleuse, inépuisable, accomplissent docilement d’elles-mêmes leur travail sacré ; et cependant le génie des grands philosophes du capitalisme reste dominé par le préjugé du salariat, le pire des esclavages. Ils ne comprennent pas encore que la machine est le rédempteur de l’humanité, le Dieu qui rachètera l’homme des ’sordidoe artes’ et du travail salarié, le Dieu qui lui donnera des loisirs et la liberté".

Lafargue, dans sa prophétie, n’a commis que deux erreurs majeures. La première est de n’avoir pas compris, fasciné qu’il était par l’essor du machinisme, que l’industrie naissante aurait pendant longtemps besoin d’énormément de main-d’œuvre, donc de travail humain, pour faire fonctionner ses machines encore rudimentaires dont les rouages ne pouvaient être fluidifiés qu’à l’huile de coude. La seconde est de ne pas avoir imaginé que la révolution industrielle accoucherait d’une société de consommation de masse très éloignée de celle qu’il pouvait espérer, animé de ses idéaux généreux et humanistes.

La première erreur réside principalement dans la datation. Il imaginait probablement que la disparition du travail pénible grâce au machinisme interviendrait au début du XXe siècle, alors que c’est à la fin de ce siècle que le chômage et le sous-emploi de masse ont commencé à apparaître dans les sociétés industrielles, préfigurant la fin proche du travail salarié de masse. La seconde erreur, elle, est plus profonde, structurelle. L’industriel états-unien Henry Ford, lui, ne l’a pas commise.

Le 27 septembre 1908, ce concepteur et constructeur d’automobiles lance la fabrication industrielle de la légendaire Ford "T", fabriquée et assemblée à la chaîne. Le travail en pièces détachées à grande échelle était né. Dans le même temps, Henry Ford, qui n’avait rien d’un socialiste utopiste, s’est aussitôt posé la question de savoir à qui il pourrait vendre ce nouveau produit. Pour rentabiliser sa production massive, il lui fallait trouver des masses d’acheteurs. La caste très réduite des nantis ne pouvait suffire. Il fallait donc qu’un maximum de travailleurs puisse acheter ses guimbardes. Il décida ainsi que les ouvriers de ses usines toucheraient un salaire proportionnel au prix de la Ford "T". Il se garantissait ainsi un marché fiable et des bénéfices sûrs. Il chercha à convaincre ses collègues entrepreneurs de faire de même : en payant mieux leurs ouvriers, ils se garantiraient des débouchés pour leurs produits industriels. Mais les capitalistes de son époque restèrent sourds à ses arguments... jusqu’à ce que l’essor des syndicats et l’avènement du communisme ne commencent, bon gré mal gré, à les faire changer d’avis.

Résultat : jusqu’à l’effondrement du communisme et tandis que les progrès du machinisme rendaient possible la production massive de produits industriels avec de moins en moins d’ouvriers, la révolution industrielle version fordienne a accouché, sous les pressions socialistes et social-démocrates, de la société de consommation de masse dans laquelle nous vivons, et non de la société de "loisirs et de liberté"

N’empêche que sur l’essentiel la prophétie de Lafargue était juste. Elle est actuellement en train de se réaliser. Les machines-robots remplacent le travail humain. Bientôt la production de marchandises sera une activité purement machinique. Que vont alors devenir les défunts travailleurs (c’est-à-dire l’immense majorité de l’humanité) et la société de consommation qu’ils nourrissent de leurs achats ? Poser cette question, c’est poser celle de la valeur sociale du travail. Et c’est aussi douter fortement du slogan "Travailler plus pour gagner plus". Comment et pourquoi "travailler plus" quand il y a de moins en moins de travail vu que ce sont les machines qui s’en chargent et que les plans de licenciement massifs se succèdent ? Comment et pourquoi "gagner plus" quand le travail salarié disparaît ?

"Travailler plus pour gagner plus", c’est un cautère sur une jambe de bois. Ce qu’il faudrait plutôt, ce serait anticiper les conséquences sociales de la fin inéluctable du travail salarié industriel afin d’éviter une catastrophe humaine sans précédent. Ce qu’il faudrait plutôt, c’est apprendre à "travailler moins pour vivre mieux ensemble" et donc de partager le temps de travail qui reste en attendant qu’il disparaisse. Et ce qu’il faudrait surtout, et plus profondément, ce serait d’apprendre à se désintoxiquer de la valeur sociale "Travail"."On parle beaucoup en ce moment du travail, de sa nécessité (...). Mais c’est une duperie. Il n’y a de dignité du travail que dans le travail librement accepté".


Mais au fait, c’est quoi, le Travail ?


On peut toujours s’interroger sur la pertinence signifiante des étymologies, mais on ne saurait les ignorer. Le mot "travail" est né du croisement entre les mots latin tripalium et trabicula, qui désignaient à la fois un chevalet de torture et un outil de contention destiné à immobiliser des animaux d’élevage lors des opérations de ferrage, d’accouchement, de marquage au fer rouge ou d’interventions vétérinaires, outil dont on peut penser qu’il était aussi utilisé sur les esclaves. Le verbe trabiculare signifie "torturer". Les suppliciés étaient "travaillés au corps" ; l’enfantement était considéré comme un "travail", en ce sens que l’enfantement est accompagné d’intenses souffrances - on utilise d’ailleurs toujours cette expression aujourd’hui. Jusqu’au XIIe ou XIIIe siècle, le mot "travail" était donc synonyme de souffrance et d’asujettissement. Le "travailler plus" de l’époque était donc un surcroît de douleur. D’ailleurs avec Sarkozy, on commence à la comprendre, notre douleur...

En ces temps pré-industriels, donc essentiellement agricoles, le terme qui désignait ce que nous appelons aujourd’hui le "travail" était celui de labeur. Le verbe latin laborare signifiait à la fois "mettre en valeur, cultiver""se donner du mal". Aïe : on est toujours dans la souffrance. Cela d’autant plus que l’effort fourni, le labor, désignait aussi la lourde charge sous laquelle on chancelait ou glissait. Labor est ensuite devenu labeur, qui en ancien français signifiait "affliction, peine, malheur". Le travail des champs étant très pénible, il fut appelé labourage (même étymologie). Travail ou labeur, ce n’est pas la joie quand on y est contraint...

Une autre activité essentielle pour la survie en ces temps pré-industriels était la chasse, alors appelée exercice, du latin exercere qui signifiait à la fois "poursuivre, chasser, agiter, ne pas laisser au repos" et "mettre à l’épreuve, à la torture". Aujourd’hui, on harcèle le gibier salarié et le mot "exercice" désigne désormais le fait de pratiquer une discipline ou une profession, de faire des devoirs scolaires ou du jogging. On comprend mieux pourquoi l’actuel locataire de l’Elysée s’agite et court comme un dératé en nous enjoignant de "travailler plus pour gagner plus"...

Le Travail, cette torture, ce fardeau que nous considérons aujourd’hui comme un élément essentiel de l’intégration sociale et de l’accomplissement de soi, n’existe pas depuis toute éternité. C’est même une invention assez récente. Dans les sociétés primitives, on préférait en faire le moins possible et on satisfaisait rapidement ses besoins physiques en naturels vu qu’on avait d’autres activités plus intéressantes à accomplir : maintenir les traditions permettant le bien vivre-ensemble, prier les dieux et s’immerger dans la nature nourricière. On ne cherchait pas à "travailler plus pour gagner plus" individuellement, vu que la notion de profit personnel était inexistante et que les mobiles n’étaient pas économiques, mais sociaux et religieux. Le travail n’était qu’une obligation nécessaire à la survie ; il faisait certes partie des contraintes sociales (pas de place pour les fainéants en ces temps très durs), mais il n’offrait droit à aucune indemnisation. Même l’invention des premiers outils, accompagnée de savoir-faire techniques spécialisés, puis de l’agriculture, n’y a rien changé : le travail n’avait rien de sacré. Ces gens frustes, mais sains d’esprit, n’idolâtraient la figure mythique du Travailleur sarkoïde.


Pas de dieu du Travail dans l’Olympe grecque


Faisons un saut de quelques millénaires et entrons dans le panthéon hellénistique. Les anciens Grecs s’intéressaient si peu au travail qu’ils ne lui ont même pas dédié un dieu spécifique. D’ailleurs, si on désigne par "travail de Romain", un labeur long, pénible, et demandant de gigantesques efforts (les Romains étaient très industrieux, mais préféraient quand même faire bosser des esclaves), l’expression "travail de Grec" est impensable.

Les philosophes grecs eux-mêmes méprisaient le travail, activité de production et reproduction matérielle et terre-à-terre qu’ils assimilaient à une occupation dégradante et dévalorisante qu’ils confiaient eux aussi aux esclaves. Ils lui préféraient la pensée, la science, l’esthétique, l’éthique et la politique qu’ils considéraient comme les fondements des liens sociaux unissant les hommes libres (c’est-à-dire des non-travailleurs), liens basés sur l’égalité, l’identité ou l’amitié, toutes valeurs spirituelles exemptes de tortures et de souffrances. Sans esclavage intensif, pas de philosophie hellénistique désincarnée ou hédoniste, qu’on se le dise.

L’irruption du christianisme ne changea rien à cet affaire. "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front", sermonne la Bible : le travail, c’est toujours une activité pénible qui n’occupe pas une place valorisante, l’essentiel étant pour l’homme de se consacrer à Dieu et à son Fils crucifié, donc torturé, donc "travaillé" pour la rédemption de Tous.

Ce n’est qu’à la fin du Moyen Âge que le travail commence à prendre la signification sociale que nous lui connaissons aujourd’hui, même s’il est encore très loin de structurer tous les rapports sociaux, qui restent avant tout religieux et si le travail intellectuel des moines, les seuls "savants" de l’époque, est nettement valorisé par rapport aux travaux manuels, dont on sous-estime de moins en moins la valeur en tant qu’effort producteur, dans l’agriculture comme dans l’artisanat. Le "travailler plus pour gagner plus" pointe le bout de son gros nez...


Le travail, une activité machinale...


Avec les débuts de la révolution industrielle et machinique, au XVIIIe siècle, concomittante avec les "Lumières""La morale capitaliste, piteuse parodie de la morale chrétienne, frappe d’anathème la chair du travailleur ; elle prend pour idéal de réduire le producteur au plus petit minimum de besoins, de supprimer ses joies et ses passions et de le condamner au rôle de machine délivrant du travail sans trêve ni merci (...) Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail".

L’économiste prend petit à petit la place du prêtre, et les ouailles se métamorphosent en travailleurs. Adam Smith grave dans le marbre sidérurgique les nouvelles Tables de la loi scientistes et capitalistiques. Le Travail, humain ou machinique, devient la pierre angulaire d’une nouvelle société dont les nouveaux dieux sont la Logique de la Valeur Ajoutée et du Productivisme. Le Travail, salarié, désormais sacralisé, devient sécable et mécanisé, calculable et mesurable quantité d’effort créant de la Richesse et de la Prospérité (pour quelques-uns). A cette époque néo-esclavagiste de noire misère ouvrière, c’est le slogan "travailler plus pour gagner tout juste de quoi survivre" qui s’impose. "Toute peine mérite salaire", dit-on. Le Travail est bien une lourde peine et son salaire est la plupart du temps celui de la peur et du dénuement qu’on cherche à oublier dans l’alcool frelaté.

Dans le même temps apparaît une nouvelle catégorie de clercs voués, comme les Economistes, à remplacer progressivement les prêtres chrétiens : les Scientifiques. La Science est détournée de sa finalité initiale, qui était la recherche de la Vérité. Financée par l’Industrie, elle devient une entreprise dont la vocation est de mettre au jour les causes physiques permettant à l’Homme de transformer la Nature en machine productiviste que l’on peut "travailler", c’est-à-dire soumettre et torturer. Vivre devient une activité machinale et utilitaire. L’homo economicus, le Travailleur salarié en Usine, prend la place du Fidèle de l’Eglise. C’est le même Homme, mais les dieux ont changé de croyances. Et malheureusement pour lui, il se soumet aussi servilement au nouveau culte et à ses clercs qu’il se soumettait à l’ancien.


Le Travailleur-Janus du matérialisme dialectique


Au milieu du XIXe siècle, la misère ouvrière est telle qu’apparaissent le socialisme, puis le communisme, qui visent, pour le premier, à mieux répartir collectivement les richesses produites par les Travailleurs sans remettre en cause les fondements du machinisme industriel, scientiste et capitalistique et, pour le second, d’instaurer la "dictature du prolétariat", c’est-à-dire d’inverser les mécanismes de domination à l’intérieur du monde du Travail. Fait remarqauble, ni le socialisme ni le communisme ne remettaient en cause le Travail industriel et machinique, bien au contraire. Ils étaient aussi matérialistes, mécanicistes, machinistes que ceux qu’ils combattaient ou cherchaient à réformer. Le Travailleur restait une idole indéboulonnable.

C’est ainsi que, quand les communistes bolcheviques prirent le pouvoir en Russie, se développa le mythe surréaliste du stakhanoviste, ce Travailleur infatigable se tuant à la tâche de la Productivité industrielle. Le Travailleur se mua alors en un laborieux Janus à deux profils : un de droite, celui du misérable exploité par des capitalistes industriels sans scrupules ni humanité, et un de gauche, celui du glorieux conquérant d’un radieux avenir industriel aux Valeurs Ajoutées collectivement et égalitairement partagées.

Matérialisme travailleur de gauche contre matérialisme travailleur de droite : matérialisme dialectique donc. Deux profils, un même homme-Janus : le Travailleur. Il ne pouvait pas en être autrement. gaspilleur d’énergie et pollueur. qu’imaginait Lafargue et qui aurait pu surgir après la fin de la civilisation du travail salarié. Car comme le disait Albert Camus en 1938, et fondatrices de la Science et de l’Individualisme, ce gros nez travailleur va désormais occuper le centre de la figure sociétale dans les pays occidentaux. La religion n’a pas encore tout à fait perdu la partie comme principale matrice des liens sociaux institutionnels, mais elle est déjà en butte aux coups de boutoir que le machinisme matérialiste lui inflige tout en prolongeant sournoisement les mécanismes de sujétion, comme l’analyse très bien Lafargue :


"Travailler plus pour gagner plus" : un slogan éculé et faux issu des métastases de la Guerre Froide

Au début du XXe siècle, la figure du Travailleur est devenue centrale dans la définition du lien et du statut social au sein des pays industrialisés. Même ce qu’il reste d’aristocrates rentiers se sent obligé de Travailler, car ne pas Travailler, c’est ne plus être, même si on peut se permettre de vivre de ses rentes. Le capitalisme industriel et marchand poursuit sa route de crise financière en crise financière, cahin-caha. Le socialisme permet d’améliorer la condition ouvrière, aux marges. Et puis patatras : le communisme prend le pouvoir en Russie. Le Travail est collectivisé et devient l’objet d’affrontements idéologiques sans merci.

Peur panique dans le camp d’en face. Pour résister au Travail collectivisé, égalitaire, qui menace de révolutionner bolcheviquement le Travail capitalistique individualisé, inégalitaire, pour éviter que les Travailleurs ne mangent le contenu de leurs misérables gamelles avec des couteaux rouges entre les dents sous l’influence des syndicats et des partis communistes, il faut absolument améliorer les conditions de vie des Travailleurs, ceci d’autant plus qu’ils sont les principaux consommateurs des objets qu’ils produisent et qui doivent à tout prix aussi produire de la Valeur Ajoutée. Il s’ensuit une vraie période de progrès social - la peur du Rouge aidant - et l’émergence de classes moyennes correctement rémunérées et dans l’ensemble assez satisfaires de leur sort de Travailleurs. Tout baigne, apparemment, même si on se menace un peu de guerres atomiques.

Tandis que les Economistes pérorent, se gargarisent de mathématiques et réduisent progressivement l’Homme, c’est-à-dire le Travailleur, à une variable d’ajustement à l’intérieur de leurs machineries abstraites et mercantiles à la fois (mais pas trop : gaffe aux Rouges !), les Scientifiques poursuivent obstinément leurs activités visant à transformer la Nature en machine productive, avec la bénédiction des néodieux de la Raison et du Progrès. Ils ne chôment pas. A l’ombre lugubre projetée par les souvent trompeuses Lumières, ils inventent des machines de plus en plus intelligentes qui remplacent de mieux en mieux le Travail humain. Avant que le Mur de Berlin ne tombe, scellant la fin du communisme, les usines presse-bouton sont déjà fonctionnelles et les vagues de licenciements massifs déferlent, mousseuses de leur écume charriant la misère et le désespoir.

La chute foudroyante du communisme accélère le cours de l’Histoire. Les Rouges ne font plus peur ni contrepoids. La fulgurante offensive néolibérale s’en prend à toutes les solidarités collectives bâties des deux côtés du Rideau de Fer. Le Travailleur n’est plus qu’un rouage d’une gigantesque mécanique capitalistique et financière mondialisée. Quand on ne peut pas encore le remplacer par des machines "intelligentes", on délocalise son travail là où il coûte moins cher. L’Europe et les Etats-Unis se désindustrialisent. Le chômage de masse et les "Travailleurs pauvres" à quart-temps ou à mi-temps, précaires, flexibles, font leur apparition et se multiplient à toute vitesse tandis que la société de consommation bat son plein avec son cortège d’envies frustrées. Les Economistes néolibéraux se gavent de pseudo-prix Nobel et économétrisent à tout-va dans une souveraine inhumanité. Les Ingénieurs inventent des machines encore plus productives et "intelligentes" qui remplacent toujours mieux et plus le Travail humain. Le Travailleur a du plomb dans l’aile. Qu’il appartienne à un lumpenprolétariat de retour ou à des classes moyennes en voie accélérée de paupérisation, il n’est plus considéré qu’à l’aune de sa valeur-machine et les dieux, dont le silence était assourdissant pendant la parenthèse de l’ère industrielle, font sournoisement leur retour sur la scène sociale où règne comme un Grand Vide.

"Travailler plus pour gagner plus" est un slogan éculé, un vestige de la Guerre Froide, quand la peur du communisme imposait au capitalisme de mieux payer les Travailleurs afin qu’ils ne se révoltent pas. Pire : c’est une totale ineptie, étant donné que le temps de travail n’a cessé de diminuer tout au long de l’ère de l’industrie machinique qui est en train de prendre fin.

Inversement, la prophétie de Lafargue est en train de se réaliser : nous allons à moyen terme vers la fin du Travail et donc du Travailleur. Et nous n’avons rien prévu pour faire face à cela. La seule chose raisonnable à faire pour éviter que cette fin du Travail ne soit pas trop convulsive, douloureuse et dramatique socialement, c’est de réduire le plus vite possible la durée de travail. Et pas du tout comme l’ont fait les socialistes français avec leur foireuse, inefficace et inique loi des "35 heures" qui n’a finalement et principalement bénéficié qu’aux classes moyennes, lesquelles sont comme pas hasard le vivier électoraliste d’un PS qui a trahi ses idéaux et qui est en fin de course.

Le problème ne concerne bien entendu pas que le PS et la France. Il est mondial, et c’est pour cette raison que les anti-néolibéraux démocrates de tous les pays devraient essayer de se mettre d’accord sur cette réduction du temps de travail pour contrer l’offensive néolibérale qui fait s’effondrer toutes les communautés naturelles, afin de réinstituer des règles de coexistence pacifiques et solidaires entre les individus et les générations. C’est là la vocation d’un réel nouvel ordre politique : permettre à chaque individu de trouver sa place dans un tout social qui ne sera plus essentiellement défini par le Travail, de créer une société juste où il pourra faire valoir ses droits et accomplir ses devoirs. Dans cette perspective, il est essentiel que le politique reprenne le pas sur l’économique. Il ne s’agit pas d’une utopie du genre "civilisation des loisirs". Il s’agit de préparer la société de l’après-Travail en travaillant moins pour mieux vivre ensemble.

Et cela, le néolibéralisme sous sa forme extrême de capitalisme financier spéculatif et mondialisé est incapable de le faire, aveuglé qu’il est par la course au profit et au retour sur investissement à hyper-court terme. C’est la raison pour laquelle il faut le combattre résolument si l’on veut gérer la disparition progressive du Travail dans une perspective humaniste. Cela ne pourra se faire que par l’intermédiaire d’une puissante et volontaire action concertée des Etats et des diverses collectivités dont les finalités ne sont pas exclusivement économistes, mais ont pour vocation d’œuvrer pour le bien commun à long terme.

Les vieilles recettes socialistes ou social-démocrates sont elles aussi obsolètes pour traiter un problème d’une telle envergure, étant donné qu’elles reposent sur une croyance elle aussi aveugle dans la valeur Travail et dans les bienfaits de la Croissance et de la Productivité à tout prix.

Par par Marsupilami - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
shadock-reflexion.jpg Par R-sistons*

*Eva, journaliste professionnelle carte de presse N°26485 - presse, radio, TV - infos, reporter, chroniqueur, animatrice radio, productrice émissions pour la TV

Avons-nous un jour réfléchi à la société dans laquelle nous vivons, et aussi dans laquelle vont vivre nos descendants? Non? Alors, voici quelques éléments pour vous aider. Tout, bien sûr, n’est pas esquissé. Comme la façon dont nous traitons l’environnement naturel...


Nous allons tous droit dans le mur.

En me levant ce matin, j’avais en moi des mots qui jaillissaient, et que j’ai aussitôt notés comme ils venaient. Ils sortaient des tripes, sans doute étais-je en train de penser inconsciemment à mon prochain article sur la déshumanisation de notre société, et que j’écrirai bientôt dans mon blog http://r-sistons.over-blog.com.

Aujourd’hui, je veux tendre un miroir à mes contemporains. Ne comptez pas sur moi, dans cet article, pour analyser tous les mots qui me sont venus à l’esprit, ce n’est pas l’objet de ce billet prophétique. Je me contenterai de partager avec vous les expressions qui ont jailli spontanément pour définir cette société que nous sommes en train d’édifier, tels des Pandore irresponsables.

Je plains nos enfants ; la société que nous allons leur léguer est absolument monstrueuse !

En matière de politique, ce sont les mots totalitarisme et fascisme qui se sont d’abord imposés à moi. Et c’est vrai qu’imperceptiblement, sournoisement, lentement, mais sûrement, nous sommes en train de bâtir une société totalitaire, qui concentre tout entre peu de mains et contrôle chaque aspect de nos vies. D’un côté, le "fascisme" - aux Etats-Unis, en Israël, dans tant de pays africains ou arabes, maintenant en France ou en Russie, entre autres - se banalise, avec ses maîtres tout-puissants, omnipotents et présents, son parti unique ou ses partis identiques, sa presse aux ordres, ses conseillers très spéciaux. Et puis, Big Brother est là, et bien là, les grandes oreilles aussi, comme les satellites espions ou, tout simplement, les caméras de surveillance quadrillant de plus en plus notre horizon. Bientôt, en un clic, on saura absolument de tout de nous en un instant. Nous sommes observés, surveillés, embrigadés, contrôlés. Et dans un tout autre domaine, nous subissons l’emprise étouffante, et déstructurante, des conglomérats ou des organismes internationaux comme la Banque mondiale ou le FMI. Et pour l’instant nous avons échappé au pire, des accords comme l’AMI nous privant totalement de la liberté - mais jusqu’à quand ?

Totalitaire, la « politique » l’est aussi quand elle soumet sans leur consentement les citoyens à des directives contraignantes, économiques ou financières, favorisant les actionnaires au détriment des salariés, le capital par rapport au travail. En fait, la liberté et l’individu sont sacrifiés à l’économie, elle-même sacrifiée à la finance. Avec des objectifs précis : la rentabilité, la compression des coûts - donc en instaurant le blocage des salaires, la flexibilité, les délocalisations, la réduction du personnel, ou la précarisation de l’emploi. A terme, l’idéal étant évidemment de se passer du travail humain et de le mécaniser, de l’automatiser, de le robotiser. Un robot ne fait pas grève, ne se syndique pas, ne revendique pas, accepte d’être taillable et corvéable à merci, gratuitement, sans charges sociales. En attendant, les salariés vont faire des heures supplémentaires, travailler le week-end, et partir à la retraite plus tard pour des montants réduits qu’ils n’auront pas à toucher longtemps, épuisés qu’ils seront par les rythmes imposés - les vampires pourront se frotter les mains. Les caisses de retraite aussi.

Le politique est un mot qui sera bientôt dépassé ; déjà, aujourd’hui, les dirigeants soi-disant démocratiquement élus ne représentent plus les peuples, mais des intérêts « supérieurs » - économiques ou financiers - qui les dépassent, et qui ont un très lointain rapport avec le bien public. Et d’ailleurs, le mot « dépassent » devrait être remplacé par celui de « étouffent », « écrasent ». Les intérêts des oligarchies n’ont rien à voir avec ceux des peuples. Et les dirigeants sont les jouets de groupes de pression ou de lobbies partisans qui remplacent les partis, et en même temps les marionnettes des multinationales. De toute façon, la politique se décide de moins en moins localement et même dans les frontières nationales, mais ailleurs, souvent par Washington qui se fout éperdument, en dépit de ses références chrétiennes, du sort des êtres humains, à partir du moment où « ses » citoyens peuvent maintenir et même améliorer leur niveau de vie déjà élevé par rapport au reste de l’humanité. Et ce sont des technocrates, complètement indifférents aux réalités du terrain et au bien-être des populations, qui choisissent sur le papier les mesures qui dessineront le monde de demain et façonneront l’avenir de chacun.

Naturellement, les « politiques » sont opaques et ont un but non avoué, mais consciencieusement mises en pratique par les serviteurs zélés de l’ultra-libéralisme : répartir autrement les richesses, dans le sens... du bas vers le haut, des pauvres en faveur des riches. Et, par exemple, la Direction des impôts va « offrir » une moyenne de cinquante mille euros de ristourne aux plus nantis, tandis que les ménages les plus défavorisés vont devoir s’acquitter à nouveau d’une partie de la redevance, de franchises médicales et, bientôt, des hausses liées à la prochaine augmentation de la TVA dite avec beaucoup d’humour « sociale », qui élèvera le coût de tous les produits, même de première nécessité. Les effets d’annonce ont peu à voir avec la réalité ! Il faut abuser les futures victimes ; par exemple, en leur présentant la TVA anti-sociale comme sociale ! Ou le paiement d’heures supplémentaires comme le remède-miracle et la solution au chômage !!! La nouvelle société n’a pas peur du ridicule...

Pour permettre aux plus riches de l’être davantage, les politiques de demain casseront toutes les protections des travailleurs, les retraites par répartition, les services publics, les avantages sociaux et, déjà, aujourd’hui, des gouvernements comme celui de Sarkozy encouragent l’abandon de la cinquième semaine de congé payé. L’heure est d’ailleurs à l’austérité pour les salariés, les chômeurs et les retraités, tandis que les milliardaires peuvent s’offrir des fêtes encore plus fastueuses. Naturellement, les mots de solidarité, de communauté, sont bannis, on leur préfère ceux d’individualisme et d’assistance. Il n’y aura plus de solidarité entre les membres d’une collectivité, mais une assistance ponctuelle et condescendante de certains, et la recherche exacerbée de l’affirmation de soi pour d’autres, même si elle doit se faire au détriment du voisin, du collègue ou de l’éthique. Vive la méritocratie, les Tapie en tous genres, et haro sur les médiocres, les faibles, les pauvres ! Le film Soleil vert ne s’était pas trompé. Dans la société d’aujourd’hui, les petits, les sans-grade, les peu doués, les pas de chance, n’ont plus leur place. Vive l’eugénisme social ! La jungle érigée en modèle, le plus fort dévorant le plus faible. A bas la solidarité ! On la décourage, on la piétine. La civilisation est en marche, le rouleau compresseur aussi. Tant mieux pour les gagnants, les jeunes loups ou les vampires de la finance, et tant pis pour les perdants, les exclus. Chacun se retrouvera dans son ghetto, de riches avec des cerbères protecteurs et grassement payés à l’entrée, de pauvres avec des contrôles d’identité et des descentes musclées de la police.


Le sort que nous réservons aux animaux est révélateur de la violence et du cynisme de notre société. Ils sont sacrifiés à notre appétit de profit : porcs ne pouvant pas bouger, poules astreintes à vivre à la lumière artificielle et, faute de place, écrasées par leurs congénères parfois même avant d’avoir pu pondre l’oeuf d’or pour les entrepreneurs. Pour ne citer que ces exemples !

Et la démocratie ? Pfff ! C’est une imposture. D’abord, elle est orchestrée par les puissants, uniquement soucieux d’augmenter « leurs » privilèges. Ensuite, elle concerne seulement les élections. Mais celles-ci sont truquées, car les médias sont de vulgaires outils de propagande au service des maîtres du monde ; le choix est faussé à la base. De surcroît, comme je l’ai déjà dit, les élus ne défendent pas les intérêts des électeurs. Un exemple ? Les peuples ont dit non à la guerre contre l’Irak, pas les députés. Et en Occident, on prêche partout la démocratie, mais au nom de celle-ci, censée incarner la liberté, on veut l’imposer partout, quel paradoxe ! Ou plus exactement, quelle duperie ! Bref, en réalité, les citoyens du monde entier sont manipulés, bernés, asservis, écrasés par la Pensée Unique libérale - le plus souvent à leur insu. Et le pire, c’est que ceux qui ont réellement le pouvoir, c’est-à-dire les vrais maîtres du monde, ont droit de vie et de mort sur les peuples ; ils peuvent, dans l’insouciance et la bonne conscience, - voire en enrôlant Dieu pour la circonstance, et ce n’est pas une plaisanterie -, d’un coup de plume, sceller le sort des hommes et des femmes de notre planète, en décrétant un nettoyage ethnique, une guerre préventive ou de conquête, le bombardement des infrastructures ou des zones ennemies... et même s’emparer des ressources des autres, en toute impunité. Est-ce cela, une vraie démocratie, où le peuple est souverain ?

Quant à l’idéal républicain de laïcité comme celui de liberté, d’égalité et de fraternité, ils sont toujours de jolis mots, très mobilisateurs, mais restent des mots - et deviennent de plus en plus des pièces de musée. Bons pour le Musée Grévin, aux côtés de B.-H. Lévy et de sa sémillante épouse, nouveaux héros des temps modernes, plaidant pour le droit et le devoir d’ingérence pour le Darfour, riche de pétrole, mais pas pour les Palestiniens, démunis de pétrole comme du reste. Jolie tarte à la crème humanitaire, dévoyée via les Kouchner, Glucksmann et autres B.-H. Lévy, en abominable prétexte à entreprendre le nettoyage du Proche et du Moyen-Orient ! Aujourd’hui, les plus belles idées sont instrumentalisées pour de funestes desseins. C’est le progrès, sans doute. Gageons que les peuples victimes de ces bons samaritains modernes, apprécient beaucoup moins les initiatives hyper médiatisées de nos dandies néo-cons et néo-sionistes, ayant de l’humanitaire une conception à géométrie variable et agressive !

La laïcité se dilue en de multiples communautarismes, crispés sur leur identité, la peur de l’autre, l’instinct de conservation, le désir de domination et même d’écrasement, les uns prêts à commettre des attentats, les autres à impulser des guerres d’extermination, de bien charmants projets pour ceux qui n’ont pas le bonheur d’être leurs congénères. Une société-voyou, lourde de menaces pour la paix !

Et quelles sont les valeurs au goût du jour ? A votre avis ? Pour moi, ce sont de fausses valeurs, assurément - artificielles, matérialistes... Je vous les cite, en vrac : le culte de l’argent, du profit, du pouvoir, de la notoriété, du vedettariat, des paillettes, de la consommation maximum, de l’individu, de la compétition, et puis on prône la guerre économique, la loi du plus fort, le chacun pour soi, toujours plus de répression et de contrôle... Chacun est sur sa petite île, isolé de son prochain, animé par le désir de posséder et de consommer toujours plus, d’épater son voisin ; l’être est sacrifié à l’avoir, la qualité à la quantité, le sens des responsabilités au chacun pour soi, l’esprit de solidarité à la cupidité, la sincérité aux paillettes, la simplicité à l’esbroufe, le réel au paraître, le spirituel au matériel... Ne nous étonnons pas, ensuite, si certains troquent l’idéal de justice pour la place ministérielle, le combat politique pour la soupe quatre étoiles... C’est dans l’air de notre joli temps ! Cynique, égoïste, boulimique, prédateur... Impitoyable pour l’autre, surtout s’il ne réussit pas ! Le lavage des cerveaux fonctionne à plein... Devenir des Tapie, ou crever !

Et le mode de vie, aujourd’hui ? Chacun chez soi, et en relation avec le monde entier. Virtuellement. Dans un isolement magnifique. Et tant pis pour les nuits écourtées, la fatigue, le manque d’exercice, l’obésité, le repli. On multiplie les contacts... virtuels, on consomme tranquillement, de préférence des plats tout prêts, on se complaît dans la passivité, on s’abêtit, on se laisse embrigader par la publicité, on se coupe du réel et de la vraie culture, on tombe dans la drogue (du net, par exemple), la compulsion, la déprime..., mais nous allons tous droit dans le mur !

Regardons en face la société-voyou que les maîtres du monde préparent sur le dos des peuples et derrière leur dos - matérialiste, antagoniste, prédatrice, violente ! Voyons-la telle qu’elle est ! Ne nous résignons pas à l’intolérable, comme dans mon blog ! Il est temps de retrouver le sens de la mesure, de l’humain, de la fraternité, du partage, du réel, de l’authentique, de l’ouverture, du collectif, de la solidarité, du spirituel ! Cessons de subir, prenons en main nos vies, librement ! Secouons les chaînes que l’on veut nous imposer, de la consommation ou de la soumission aveugle ! Réagissons ! Et pour cela, retrouvons la capacité de nous indigner afin, ensuite, de pouvoir nous engager pour d’autres valeurs ! Pour nous, pour les autres, pour la France, pour les générations futures, dont nous sommes responsables dans la grande chaîne humaine

 

Par R-sistons - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
chabot-royal.jpg Silence de l’opposition ou médias sourds ?


Alors que Ségolène Royal, ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle ayant rassemblé 47 % des électeurs soit 17 millions de Français, vient de publier un livre, a été au 20 heures de TF1, sur les plateaux de RTL et Europe 1 et a fait un « prime time » sur France 2, on constate une surprenante absence de répercussion de ses propos pourtant construits et virulents à l'encontre de la politique menée par le président de la République.

Pourtant, cela n'empêche absolument pas certains directeurs de rédaction et éditorialistes de continuer à faire semblant de se demander : « Mais où est la gauche ? Où est l'opposition ? ».

..........De plus, soyons honnêtes, il n'est pas rare de voir Ségolène Royal en couverture d'un magazine, dans quelques images télévisées, ou d'en entendre parler à la radio. Non, en effet. Sauf que les propos accompagnant cette présence, loin de traiter de « fond », loin de relayer ses positionnements, ses propositions, s'attardent à discuter de savoir si elle est une « Madone » ou une « Vierge Marie », de dire à quel point (ironie médiatique formidable) elle est tellement dans cette position d'icône qu'elle semble oublier le fond (vraiment ?)... comme s'il s'agissait surtout de la réduire à une sorte de caricature plutôt que de traiter son rôle d'opposition........

..........Lors de l'émission A vous de juger, après avoir rappelé son devoir d'être « au premier rang avec d'autres, attelée au travail de reconstruction du Parti socialiste et de la gauche », elle a souhaité une gauche plus « disciplinée », la discipline étant « la reconnaissance du fait majoritaire ». Surtout, et malgré les questions insistantes sur les seules « querelles internes » d'Arlette Chabot (que l'on aimerait voir aussi combative face à Nicolas Sarkozy ou François Fillon), Ségolène Royal a pu critiquer de façon pertinente la politique « sarkozyste ».

A plusieurs reprises, critiquant les annonces sur le pouvoir d'achat ou la gestion du conflit des régimes spéciaux, elle a déclaré que « Ce qui est annoncé aujourd'hui par Nicolas Sarkozy, c'est tout et le contraire de tout ». Le président de la République « reprend d'une main ce qu'il donne de l'autre ». Ainsi, elle a sévèrement jugé la réduction de moitié de l'exonération de la redevance audiovisuelle pour les personnes âgées de plus de 65 ans. « C'est de la cruauté sociale (...) arrêtons de faire les poches des personnes âgées ».

Cette semaine, elle a pu rappeler que le président de la République use d'un pouvoir « qui dresse les Français les uns contre les autres », « ceux qui vont avoir droit aux heures supplémentaires, ceux qui n'y ont pas droit », « ceux qui se lèvent tôt et ceux qui se couchent tard », « ceux qui ont des régimes spéciaux et ceux qui n'en ont pas ».

Pour elle, Nicolas Sarkozy « oppose les petits aux petits (...) donne aux ‘gros', reprend aux ‘petits', entretient la jalousie entre les ‘petits'. »

« Ce n'est pas ma vision ni ma conception de la France », souligne-t-elle.

Rappelant que ses idées ont été moquées pendant la campagne, elle constate les étonnantes reprises par Nicolas Sarkozy : un nouvel indice des prix, la taxation des entreprises pétrolières, un « bouclier logement » et des négociations sur les régimes spéciaux, insistant sur le fait que le président a « perdu sept mois  » avant de s'y mettre.....

........Concernant la réforme des universités, elle considère que pour lutter contre l'échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d'université) s'il faut plus d'autonomie, il faut également « plus de moyens aux universités pour accompagner plus efficacement les étudiants ». « La réforme telle qu'elle est conduite pose de graves problèmes : l'autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience, le problème de l'échec universitaire n'est pas du tout réglé, il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté. »......

..............Malgré ce, les médias semblent trouver qu'il convient encore non pas de traiter cette opposition, mais de disserter des heures sur le rendez-vous avec François Bayrou ou sur sa relation avec François Hollande pour conclure en un beau « chœur hypocrite » que l'opposition est silencieuse.


Nicolas Cadène (Nîmes / Paris)


Durée : 74:50 Pris le : 06 décembre 2007

S. Royal : A vous de Juger (1 sur 4)




S. Royal : A vous de juger (2 sur 4)




S. Royal : A vous de juger (3 sur 4)



S. Royal : A vous de juger (4 sur 4)
Par Nicolas Cadène - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Samedi 08 décembre 2007
à 17h54 sur France 5

Ségolène Royal invitée de Franz-Olivier Giesbert dans son émission "chez F-O-G"

  canalplus.gif
Dimanche 09 décembre 2007
à 12h50 sur Canal+


Ségolène Royal invitée de Laurence Ferrari dans l'émission "Dimanche +"

 
Lundi 10 décembre 2007
à 18h45 sur Public Sénat


Ségolène Royal invitée de Public Sénat dans l'émission "Face à Face"

  france2-98475.gif
Samedi 15 décembre 2007
à 23h15 sur France 2

Ségolène Royal invitée de de Laurent Ruquier dans l'émission "On n'est pas couché"


Par Désirs d'avenir.org - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
banniere-dda.jpg
Jeudi 6 décembre 2007




"Toute ma place au premier rang"

le-monde-31-05-05.jpg

Le Monde - La gauche, comment sortir de l'impasse ?



Vous semblez avoir échappé à la dépression post-défaite qui a touché tous les candidats battus au second tour de l'élection présidentielle. Comment avez-vous fait ?

Ségolène Royal - Oui, c'est vrai. J'ai senti cela dès le soir du second tour. Malgré la défaite, je suis restée debout. Je n'ai pas pensé à moi-même, mais à tous les électeurs qui ont été déçus, parfois désespérés de ce résultat. Je me suis dit que, pour eux, Ségolène Royal n'existait pas, c'était la candidate qui était là qui avait incarné quelque chose et qui devait rester forte. Rester forte. D'une certaine façon, la fierté de cette campagne, j'ai continué à la porter après la campagne parce que quelque chose s'est levé, une espérance qui ne s'arrêtera pas.

Votre livre est intitulé "Ma plus belle histoire, c'est vous". C'est une conception romanesque de la politique ?

Non. C'est la traduction de la démarche participative que j'ai engagée. Aujourd'hui, on ne peut pas faire de la politique sans y associer les Français. Même si cette démarche a eu du mal à embrayer sur la seconde étape, celle des propositions, et c'est sans doute un des points faibles de la campagne. Mais, plus que jamais, la politique est une belle histoire dont les citoyens sont les premiers acteurs.

Le mot subliminal de votre titre, c'est le mot amour. On imagine déjà vos détracteurs s'agacer de voir à nouveau la ferveur qui a entouré votre campagne l'emporter sur la rationalité politique...

Tant mieux. La rationalité est largement répartie, la ferveur, ça n'est pas donné à tout le monde. Je crois que c'était un atout... Regardez ce qui se passe aujourd'hui en France, les gens ne s'aiment pas. Il y a une forme d'exercice du pouvoir qui consiste à rendre jaloux les uns des autres, à les dresser les uns contre les autres, ceux qui ont droit aux heures supplémentaires et ceux qui n'y ont pas droit, ceux qui sont méritants et ceux qui ne le sont pas, ceux qui se lèvent tôt et ceux qui travaillent tard... J'avais dit dans ma campagne que cela aiguiserait les tensions et les violences. C'est bien ce qui est en train de se passer, en particulier dans les banlieues, où rien n'a été fait depuis l'élection présidentielle.

Quelles sont, à vos yeux, les principales causes de votre défaite ?

Le manque de discipline, au bon sens du terme. Le manque de discipline dans mon camp, alors que j'avais été désignée par 60 % des adhérents. Cette règle commune aurait dû s'imposer à tous. Le manque de discipline aussi dans l'adhésion aux idées neuves que j'ai portées, d'évolutions profondes de la société française que j'avais comprises. Non pas moi toute seule, mais en écoutant les forces démocratiques, les experts, les sociologues, avec aussi mon expérience d'élue depuis plus de vingt ans. Je voyais bien les choses monter dans le pays. La démocratie participative nous a beaucoup appris sur un certain nombre de réalités qui n'ont pas suffisamment été prises en compte dans la campagne parce qu'elles heurtaient un certain nombre de dogmes socialistes. En particulier la question centrale selon laquelle la gauche, aujourd'hui, a la responsabilité de mettre en place les sécurités collectives qui permettent les choix individuels et les réussites individuelles. La gauche a toujours eu du mal à faire cette réconciliation. Et plus que jamais, c'est la gauche qui peut le permettre. C'est en sécurisant les gens, en luttant contre toutes les formes de désordre qu'on permet ensuite à un pays de se projeter dans l'avenir et aux citoyens de prendre des risques, et donc d'être créatifs et de relancer la croissance économique.

Vous n'aviez donc pas, et le PS non plus, une vision claire de l'état de la France, de ses attentes ?

Globalement, il y a eu peut-être un manque d'attention apportée aux mutations. Il y a eu aussi des synthèses un peu artificielles lors des congrès du Parti socialiste, parfois la crainte de trancher un certain nombre de questions qui fâchaient, le traumatisme lié au référendum européen qui avait divisé les socialistes. Bref, une certaine frilosité pour aborder des questions sur lesquelles nous n'étions pas forcément d'accord, mais qui, avec un travail approfondi, auraient permis de faire émerger des choix collectifs. Je pense à la question de l'identité nationale, aux questions liées à la sécurité, au débat sur la liberté de choix de l'école par les familles, à la question de la valeur travail. Autant de valeurs fondamentales que les socialistes ont trop longtemps laissées à la droite. Ce travail a été entamé pendant la campagne présidentielle. Nous devons le poursuivre.

La difficulté d'être femme en politique, à ce niveau, reste-t-elle l'une des explications centrales des réticences à l'égard de votre candidature ?

Oui, c'était une révolution. Il y a eu un procès lancinant en incompétence. C'est typiquement le procès que l'on fait aux femmes. En clair, il y a en politique des sujets de filles et des sujets de garçons. Les sujets de filles sont forcément secondaires : l'éducation, l'environnement, le social, le handicap, la famille. Tout ce qui passionne les Français et qui fait l'essentiel de leur vie quotidienne, car ce sont les domaines où ils mesurent le progrès social dont ils peuvent bénéficier. Et puis vous avez les sujets de garçons : l'économie et l'international. Forcément, une fille est incompétente sur les sujets de garçons. Eh bien, je revendique le fait que ces sujets de garçons - l'économie et l'international - sont des sujets très importants, dans lesquels j'ai aussi une compétence, sans doute à améliorer, ce à quoi je m'emploie. Car l'économie et l'international sont quand même au service du progrès social, du progrès éducatif, de la lutte contre les inégalités, de la remise en avant du facteur humain. Je revendique le droit pour les femmes à avoir cette double compétence, même si - je n'en disconviens pas - sur un certain nombre de sujets, comme les retraites ou le financement de la Sécurité sociale, je n'avais pas toutes les réponses.

Vous avez manqué de temps ?

Bien sûr. L'année qui a été prise pour le combat interne au Parti socialiste a manqué pour se rassembler au sein du Parti socialiste, pour commencer les convergences avec les autres forces de gauche démocratiques et de progrès dans le pays. Et aussi pour recaler un programme présidentiel à partir du projet du Parti socialiste.

En quoi cette campagne a-t-elle modifié votre analyse de la situation du pays ?

Je retiendrai surtout, au contact des centaines de milliers de Français, leur soif démocratique. Les Français veulent profondément que le pays se réforme, bouge. On dit, à tort, que les Français n'aiment pas les réformes. En réalité, ils veulent en comprendre la cohérence et avoir la garantie de la justice de ces réformes. Ce qui m'a frappé, c'est le sentiment d'un immense gaspillage de talents, d'énergie et d'imagination. Nous sommes dans une société qui n'est pas mise en mouvement et les choses s'aggravent aujourd'hui avec ce pouvoir personnel qui pense qu'il peut concevoir tout seul ce qui est bon pour la société. Je crois, au contraire, qu'un Etat et les pouvoirs publics sont là pour faire levier dans la société et mettre ses forces en mouvement.

Votre livre en témoigne : le désir d'avenir de Ségolène Royal est intact...

J'ai fait cet exercice qui n'était pas facile : faire le bilan de la campagne. Je veux que les leçons soient tirées pour les prochaines échéances, quel que soit le candidat. Ma détermination est totale, forte, passionnée, à m'engager dans ce qu'il est convenu d'appeler la rénovation de la gauche. Forte de cette expérience que je viens de vivre, je serai, d'une façon ou d'une autre, au premier rang de cette bataille et de cet effort.

Faut-il, pour gagner, que le PS change de nature, de projet, de fonctionnement ?

Il faut que le parti devienne attractif, qu'il attire de nouveau vers lui les mouvements, les forces intellectuelles et sociales du pays. Nous devrons réussir à accomplir un dépassement de nous-mêmes et faire en sorte que les autres forces de gauche, y compris les forces de centre et de centre gauche, viennent vers nous. Je conçois les alliances futures non pas comme des alliances entre appareils, je ne conçois pas la rénovation et la modernisation du PS comme un dérapage vers la droite ou vers je ne sais quelle social-démocratie...

Le mot vous paraît obsolète ?

Oui, obsolète et très connoté comme un déplacement à droite, comme s'il y avait une gauche inefficace et une gauche efficace qui serait plus à droite que celle qui est plus à gauche. Je ne crois pas du tout à cela. Je pense qu'il faut capter le meilleur dans tous les courants de pensée. On a beaucoup parlé de la main tendue à François Bayrou. C'est oublier que j'avais aussi confié une mission à José Bové sur la réforme de l'aide au développement. L'altermondialisme doit converger vers nous. Quant à l'extrême gauche, sa radicalité est nécessaire sur certains sujets, mais pas tous. Dans d'autres domaines, au contraire, il va falloir nouer des compromis sociaux pour que les réformes se fassent sans que les lois du libéralisme sauvage l'emportent.

Sur quel sujet la radicalité est-elle la bonne réponse ?

Pour la défense de la protection sociale et dans la lutte contre les franchises médicales. Nous ne devons absolument pas laisser faire le démantèlement de la protection sociale. Il faut également défendre de manière radicale les services publics, leur raison d'être, leur gratuité. Il en est de même pour résoudre le problème des banlieues et vraiment mettre en mouvement cette France métissée que j'ai évoquée et qui, parfois, a été mal comprise par un certain nombre de Français qui ont eu peur pour l'identité nationale.

Vous sentez-vous plus proche des idées de François Bayrou ou de celles d'Olivier Besancenot ?

Je ne fais pas de choix. C'est un dépassement dans le respect des identités de chacun de ces mouvements politiques. Le Parti socialiste peut redevenir une force centrale qui s'assume en tant que force centrale à gauche, capable d'associer ces différents courants. Je me reconnais dans les propos de François Bayrou sur l'impartialité de l'Etat et sur la droite, mais pas quand il en rabat sur la question des services publics. Je me reconnais dans Olivier Besancenot quand il demande la radicalité sur un certain nombre de sujets, mais pas quand il dit qu'il faut un mouvement social sur tous les sujets.

Avez-vous l'intention de prendre la direction du PS ?

Je vous confirme ma principale motivation : prendre, aujourd'hui, toute ma place au premier rang - mais il y a plusieurs personnes sur un premier rang. Tout ce qui a été débattu durant la campagne est une base extrêmement riche à partir de laquelle nous devons continuer à travailler. Ensuite, on verra le moment venu. Mais je ne veux pas que les socialistes restent sur cette défaite.

Ni vous ?

Ni moi. Je pense que nous sommes plus capables que la droite d'accompagner la mutation du monde et de réformer la société française sans brutalité. On peut faire l'alliance entre les générations. L'un de mes plus profonds regrets dans ce résultat, c'est de ne pas avoir su convaincre les personnes âgées. Je suis convaincue que la France ne peut avancer que si nous arrivons à réconcilier les générations. Ce travail au long cours auprès de nos anciens, j'ai bien l'intention de le conduire et de le gagner.





Mercredi 5 décembre 2007


Lettre de Ségolène Royal

 

Chers amis de Désirs d'Avenir,

L'actualité de ces derniers temps m'inspirent quelques réactions dont vous pouvez débattre sur le site.

Voyage de Nicolas Sarkozy en Chine : service minimum pour les droits de l'Homme.

Au delà de la communication sur les contrats industriels qui étaient pour la plupart déjà signés et des déclarations d'intention sur la nécessaire réévaluation du yuan, de nombreuses ONG, en particulier Reporter Sans Frontières, déplorent déjà la quasi-absence de déclarations tangibles sur les droits de l'Homme.

L'absence de la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme Rama Yade est révélatrice. Mais de là à déclarer que la Chine avait effectué des « progrès depuis 30 ans » sur la question des droits de l'homme, il y avait une ligne rouge que la décence imposait de ne pas franchir.

A moins de huit mois des prochains Jeux olympiques, alors que monde a le regard tourné sur la Chine, la France avait la responsabilité historique de rappeler qu'elle n'oubliait ni le Tibet, ni Tien an Men, ni les exécutions continues – et croissantes – d'opposants politiques. Les contrats, surtout ceux déjà signés, ne permettent pas tout.

La France ne gagnera pas le respect des Chinois en mettant de côté ses valeurs fondamentales : les Allemands souvent très durs avec Pékin, se sont toujours mieux imposés que la France sur le marché chinois. Les parts de marché que les entreprises françaises doivent gagner dans ce pays ne sont pas incompatibles, loin s'en faut, avec un discours ferme et équilibré sur l'Etat de droit, la démocratie et les droits de l'homme. C'est cela une démocratie qui marche sur ses deux jambes. La France ne doit plus être arrogante avec les faibles et faible avec les forts. Elle doit être fidèle à elle-même, constante dans ses convictions pour mieux promouvoir ses intérêts.

Elections en Russie, visite du Colonel Kadhafi en France

Comme l'a dit François Loncle à l'Assemblée Nationale, au lendemain des élections législatives russes, les accusations de fraude massive, de pressions et de malhonnêteté se sont multipliées en Russie et dans le monde. Et Nicolas Sarkozy ne trouve rien de mieux à faire que de se précipiter au téléphone pour féliciter chaleureusement M. Poutine alors que les dirigeants de l'Espagne, de l'Italie, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, ainsi que le gouvernement allemand, soulignent que ces élections n'étaient ni équitables, ni libres, ni démocratiques ! Pourquoi ce coup de téléphone pour le moins hâtif et imprudent, cette caution supplémentaire à un régime de plus en plus autoritaire ? Voila qui contredit totalement les engagements de M. Sarkozy, qui déclarait en mai dernier : « ce n'est pas parce que la Chine et la Russie sont de très grandes puissances que l'on doit s'interdire de dénoncer les violations des droits de l'homme ». Et de donner comme grand objectif à sa politique étrangère de promouvoir les droits de l'homme partout dans le monde.

La Realpolitik devient un cynisme difficilement supportable qui va culminer lors de l'accueil du colonel Kadhafi pour une visite d'Etat, contrairement à ce que font tous les pays de l'Union européenne, quelle appréciation portez-vous sur ces dérives ? Cette visite en France est intolérable alors que les tortures en prison sont désormais connues de tous.

Pouvoir d'achat

Parmi les annonces faites, je remarque que Nicolas Sarkozy a repris nombre de propositions que j'avais faites pendant la campagne :

la réforme de l'indice des prix,

le bouclier logement et les cautions,

la taxation des compagnies pétrolières pour baisser le coût de l'énergie (alors que jeudi dernier il affirmait que ce n'était pas possible à cause des risques de délocalisation !).

mais il reprend d'une main ce qu'il donne de l'autre : le doublement de l'aide à la cuve + 75 euros sera repris par la redevance télé à laquelle les personnes âgées vont être assujetties (+ 116,50 euros).

Quand Nicolas Sarkozy récupère le travail des entreprises françaises : l'imposture !

A chaque visite, ses soi-disant milliards de contrats. Comme si son seul déplacement était à l'origine de ces contrats alors même que la plupart de ces contrats étaient déjà signés. A ce compte là, il peut faire le tour du monde, partout où les entreprises sont présentes !

Mais pas un mot sur les délocalisations qui s'accélèrent. Depuis quelques jours, les grandes entreprises annoncent qu'elles envisagent des délocalisations :

Airbus qui a annoncé qu'il veut produire en zone dollar ;

Dassault qui lui emboîte le pas dimanche ;

Alstom aujourd'hui

Quelles actions et quelle riposte de Nicolas Sarkozy à ces délocalisations ? Peut-on sérieusement s'attribuer des contrats et pas les délocalisations qui sont d'ailleurs intégrées dans certains contrats ?

Il faut de la clarté et de la vérité.


Signature Ségolène Royal


Ségolène Royal invitée de Jean Michel Apathie sur RTL

Royal-RTL.jpg Ségolène Royal présente son récit de Campagne "Ma plus belle histoire c'est vous".


Ségolène Royal rappelle que la campagne, dont elle donne sa vision personnelle dans son ouvrage, est un évènement partagé par tous les Français « c'est celle aussi de tous les Français, ceux qui ont voté pour moi comme ceux qui n'ont pas voté pour moi. C'est maintenant un morceau d'Histoire de France. »


Interrogée sur sa volonté de nommer Fraçois Bayrou à Matignon si elle était élue, Ségolène Royal répond : « converger avec d'autres responsables politiques avec lesquels on a un certain nombre de points communs, un certain nombre d'ailleurs -ça s'est vu dans le débat qui nous a, non pas opposé, mais au cours duquel nous avons dialogué, je pense de façon constructive- c'est le sens même d'un vrai élargissement politique de la construction d'une majorité dans un pays »

Elle poursuit « C'est ça la mutation politique et l'imagination politique, et la nécessité de prendre le meilleur dès lors qu'on partage un certain nombre de valeurs démocratiques, le meilleur dans chaque courant politique non pas par des débauchages individuels mais par des constructions de valeurs au service du pays. Et cette proposition-là, elle n'était pas improvisée comme je l'ai lue ici ou là. Ce rendez-vous était prévu. Je l'avais proposé à François Bayrou ...qui l'avait accepté. Il avait lieu chez lui. Il était tard parce que je sortais d'une réunion publique (nous sommes en campagne électorale à ce moment-là) et au dernier moment, François Bayrou a changé d'avis. C'est aussi sa liberté. »

Ségolène Royal affirme que les attaques contre les Socialistes sont un peu caricaturales « Les Socialistes parlent. Ils font leur travail à l'assemblée nationale ; et en même temps, je crois qu'il faut qu'ils répondent avec beaucoup plus de précisions aux préoccupations actuelles des Français. De quoi me parlent-ils, les gens que je rencontre maintenant ? Du Pouvoir d'Achat. »

Elle évoque ensuite ce qui coûte cher aux ménages Français :

« L'alimentation. Moi je demande que l'on regarde aussi ce que l'on peut faire du côté de la baisse de la TVA et de la libéralisation des lois sur le commerce pour faire baisser les prix alimentaires qui coûtent à peu près 10% plus chers en France que dans les autres pays européens parce qu'il y a des lois qui protègent les hypermarchés et les grandes surfaces en France. »

Elle évoque enfin « La question du Logement. J'observe que Nicolas Sarkozy reprend l'une de mes propositions, et c'est tant mieux, sur la question de la suppression des deux mois de caution. Que ne l'a-t-il fait depuis six mois ! C'est-à-dire qu'on voit, aujourd'hui, finalement dans cette Politique un peu improvisée, un Nicolas Sarkozy qui se comporte en pompier, qui maintenant improvise un certain nombre de mesures : tant mieux ! Mieux vaut tard que jamais ! Mais pourquoi tant de temps perdu sur des mesures de bon sens que j'avais avancées dans ma Campagne et qu'il avait moquées. »




Mardi 4 décembre 2007


"Je vais m'engager avec passion dans la rénovation des idées du Parti socialiste pour préparer l'alternance"

 
royal-ppda-tf1.jpg Ségolène Royal sur TF1

Ségolène Royal était sur TF1 mardi 4 décembre et veut s'engager "avec passion" dans la rénovation des idées au sein et au-delà du Parti socialiste afin de préparer l'alternance en France. "Je vais m'engager complètement, pleinement, avec passion, dans la rénovation des idées du Parti socialiste, mais au-delà aussi, avec cette nécessité de faire converger toutes les forces de progrès pour préparer l'alternance".




Ségolène Royal était lundi l'invitée du débat organisé par Le Monde

le-monde-31-05-05.jpg
sur le thème "La gauche : comment sortir de l'impasse ?"

Vous pouvez lire sur le site du LeMonde.fr un compte-rendu de cette intervention




Jean-Pierre Mignard, Président de Désirs d'Avenir

 

JeanPierreMignard.jpg sur France Info


Raphaelle DUCHEMIN


Bonjour Jean Pierre MIGNARD.

Jean Pierre MIGNARD

Bonjour.

Raphaelle DUCHEMIN

Président de Désir d'avenir. Si vous êtes avec nous, c'est pour parler notamment du livre de Ségolène ROYAL. Il sort aujourd'hui ce livre. C'est quoi, c'est la phase un de la reconquête ?

Jean Pierre MIGNARD

C'est à la fois le bilan qu'elle dresse de sa campagne, c'est-à-dire de ce qui a marché, de ce qui n'a pas marché. Elle le fait avec je pense aussi beaucoup d'humour et puis de gravité. La reconquête oui, c'est en tous cas un acte politique évident de la part de cette femme qui est très présente dans la vie publique et qui, je crois, affirme avec honnêteté son intention d'y rester.

Raphaelle DUCHEMIN

On l'a beaucoup vue sur la scène internationale depuis les élections, notamment en Argentine, en Italie. On l'a moins vue en France. Est-ce que c'est peut-être le premier pas vers 2012 avec la sortie de ce livre ?

Jean Pierre MIGNARD

Oui c'est exact qu'elle a été beaucoup invitée, que ce soit en Amérique du Sud, que ce soit en Europe. Je l'ai accompagnée une ou deux fois. D'ailleurs je me suis rendu compte de la notoriété, de la sympathie qu'elle rencontrait à l'extérieur. Et notamment auprès de beaucoup de dirigeants ou d'anciens dirigeants. Donc ça c'est tout à fait important. Et en effet ce livre marque la volonté de dire aux Français, voilà ce que j'ai envie de faire avec vous, voilà mon histoire avec vous parce que c'est sa plus belle histoire, c'est les Français.

Raphaelle DUCHEMIN

Alors justement ça s'appelle « Ma plus belle histoire c'est vous », est-ce qu'on va pas la taxer encore de démagogie ?

Jean Pierre MIGNARD

Non je crois que ce n'est pas, je pense qu'un dirigeant politique ou une dirigeante politique dans une démocratie, s'adresse à son peuple en disant ma plus belle histoire c'est vous, écoutez je trouve que c'est plutôt bien, c'est plutôt, après tout mettre du cœur et mettre de l'émotion dans une relation politique avec ses concitoyens, je pense que personne ne peut y voir là maldonne.

Raphaelle DUCHEMIN

Elle y règle quand même quelques comptes, notamment avec les éléphants du PS. Pourtant depuis, elle a retissé un petit peu les liens avec certains de ses amis ou de ses ex amis. Je pense par exemple à Jean Pierre JOUYET.

Jean Pierre MIGNARD

Oui c'est exact. Je pense qu'elle n'a pas été considérée par un certain nombre de dirigeants historiques du Parti socialiste comme elle aurait du l'être. Peut-être parce que les gens se sont aussi habitués, je dirais, à des castings où on est programmé, on est des prototypes et qu'elle ne figurait pas parmi ceux-la. Je pense que ce qui est important surtout c'est l'avenir du Parti socialiste, c'est l'avenir de la gauche, c'est l'avenir de l'opposition dans notre démocratie. Je pense qu'elle a quand même, il y a toute une série de petits cailloux de Ségolène ROYAL pendant cette campagne. Je veux dire, on voit bien aujourd'hui qu'elle peut, peut-être, être en effet cette dirigeante qui à la fois transformera, aidera à transformer le Parti socialiste, de toutes façons ce sera un travail collectif, qui demandera l'adhésion de tous. Et puis qui à la fois s'adresse aux alter mondialistes, s'adresse à l'extrême gauche, s'adresse au Centre pour effectivement créer une grande coalition qui pourra un jour être victorieuse en France.

Raphaelle DUCHEMIN

Mais alors elle parle de dépassement. Elle était, hier soir, invitée par LE MONDE. Il y avait un colloque qui se tenait sur « Comment sortir la gauche de l'impasse ». Son ambition c'est justement aujourd'hui d'arriver à ramener le Centre et la gauche dans une même grande formation ? C'est encore possible ? C'était son but d'ailleurs pendant la campagne avec cet appel du pied à François BAYROU.

Jean Pierre MIGNARD

Oui d'une certaine manière c'est vrai. Et c'était double d'ailleurs. C'était un appel du pied à François BAYROU et puis c'était…

Raphaelle DUCHEMIN

Plus qu'un appel du pied même puisqu'elle avait proposé Matignon aussi.

Jean Pierre MIGNARD

Plus qu'un appel. C'est exact, d'ailleurs elle l'assume, ça c'est bien. Et deuxièmement c'était une mission proposée à José BOVE. Donc c'est prendre en considération que François MITTERRAND avait reconstruit la gauche, notamment avec la création du Parti socialiste, le congrès d'Epinay. C'est de prendre acte qu'un cycle politique et historique s'est achevé et c'est elle qui propose effectivement, à terme, une grande coalition comme d'ailleurs il en existe dans beaucoup de pays d'Europe où il est très rare que la gauche gouverne seule. Elle gouverne souvent avec des coalitions.

Raphaelle DUCHEMIN

Est-ce que c'est ça ou est-ce que c'est aussi, de nouveau, jeter de l'huile sur le feu, ou semer la zizanie dans un parti qui a du mal à, justement, se refonder aujourd'hui ?

Jean Pierre MIGNARD

Non et je pense que le Parti socialiste, elle aidera le Parti socialiste à se remettre en mouvement. Pour l'instant il est assez immobile. Ce n'est pas qu'il ne dit rien, ce n'est pas qu'il ne travaille pas, c'est injuste de dire ça mais en tous cas, elle va le remettre en mouvement. Et puis c'est très bien qu'il y ait cette discussion à l'intérieur du Parti socialiste. Avec qui prétendons-nous gouverner la France ? Comment ? Sur quel projet ? Et ceci devant tous les citoyens réunis, c'est un bel exercice démocratique. Moi je suis convaincu que le Parti socialiste sera d'autant plus fort qu'il sera constamment en mouvement. Quand il est immobile, quand il est statique, il est menacé, il est faible. Alors elle le remet en mouvement.

Raphaelle DUCHEMIN

Jean Pierre MIGNARD, vous êtes président désormais de Désir d'avenir. On a vu que la grogne montait quand même chez certains militants de Désir d'avenir. Il y a peut-être un peu moins de désir pour Ségolène ROYAL. Certains disent aujourd'hui, on est en train de tourner à l'idolâtrie.

Jean Pierre MIGNARD

Non je crois, justement je pense que le livre comme les perspectives qu'elle ouvre, je ne sais pas si il y a une idolâtrie, mais en tous cas le débat il est vraiment très politique parce que savoir quel type de nouveau parti nous faisons, comment les citoyens sont associés par exemple, est-ce que le futur candidat de la gauche ou de cette grande coalition à l'élection présidentielle, est-ce qu'il sera simplement désigné par un parti ou est-ce que comme en Italie ou aux Etats-Unis, il sera désigné par tous les électeurs qui se reconnaissent dans ce parti ? Est-ce que des millions de gens vont être associés à la désignation d'un candidat ? Voilà le type de débat que nous avons. Est-ce qu'on participe à une grande coalition qui va des alter mondialistes où il y a le Centre et bien sûr le Parti socialiste en force centrale ? Vous savez là on est rentré vraiment dans la politique et dans ce qu'elle a de plus juste et de plus noble.

Raphaelle DUCHEMIN

Dernière question Jean Pierre MIGNARD, vous êtes aussi l'avocat des familles des victimes de Villiers le Bel. Aujourd'hui l'apaisement est revenu véritablement, depuis l'annonce de l'ouverture d'une information judiciaire ?

Jean Pierre MIGNARD

Oui je crois. Je crois que l'apaisement est revenu et je pense que la première leçon, je ne vais pas commenter l'information judiciaire puisqu'elle ne fait que commencer. Je regrette d'ailleurs que le directeur général de la Police nationale ait rendu sa décision avant même que l'information ait commencé. Je pense que ce n'est pas la bonne méthode mais je pense que nous avons demandé une information judiciaire. Le président de la République au bout de trois jours, s'est prononcé en faveur et j'ai dit tout de suite que c'était une décision juste. Je vais vous faire une toute petite confidence. Je crois que dans les quartiers comme il y a un long contentieux entre les jeunes, entre la police et sur ce point je ne vais pas, on n'a pas le temps de dire qui a tort, qui a raison, il faut systématiquement choisir la voie de la justice maximale. C'est-à-dire systématiquement désigner des juges d'instruction pour tordre le cou à la rumeur. Les jeunes ont besoin de justice, les policiers ont besoin de sécurité. Choisissons toujours la voie de la justice maximale.

Raphaelle DUCHEMIN

Et vous pensez, ce sera le mot de la fin, que quel que soit l'aboutissement de cette enquête, cette situation de calme sera pérenne ?

Jean Pierre MIGNARD

Oui. Je vais vous dire d'abord parce que les familles ont accès au dossier et puis je vais vous dire, on sera d'une grande honnêteté. Si nous percevons quelques déloyautés que ce soit dans la conduite de l'information judiciaire, nous le dirons. Et si cette information judiciaire se termine en constatant, je veux dire, la non responsabilité notamment des policiers, nous serons les premiers à la dire. C'est ça la loyauté, c'est ça le calme dans les quartiers et la justice.

Raphaelle DUCHEMIN

Jean Pierre MIGNARD, avocat des familles des victimes à Villiers le Bel et président de Désir d'avenir était en direct avec nous ce matin, sur FRANCE INFO.

 




Samedi 1er décembre 2007

Message sur mon livre à paraître


DDA A la une

 

 

"Ma plus belle histoire, C'EST VOUS", Editions Grasset


Chères amies, chers amis et membres de Désirs d'Avenir, Comme vous le savez je publie le livre récit de la campagne "Ma plus belle histoire, c'est vous" en début de semaine. Vous qui restez fidèle à Désirs d'Avenir, je vous envoie en premier les raisons pour lesquelles j'ai écrit le livre ainsi que la table des matières. Nous aurons l'occasion d'en débattre sur le site. Bien fidèlement, Ségolène Royal

Ce que j’ai à vous dire

Je dois cette réflexion à toutes celles et à tous ceux qui m’ont fait confiance, dont j’ai porté les espoirs et qui ont souffert de la défaite. Mais aussi à tous les autres qui ont glissé dans l’urne un autre bulletin que le mien . C’est aussi une façon de se tourner résolument vers l’avenir avec une détermination retrouvée. Sans nostalgie mais sans oubli.

Cette histoire que nous avons vécue ensemble ne m’appartient pas. Elle est inscrite désormais dans l’histoire de notre pays, elle appartient à tous les Français qui l’ont écrite, c’est-à-dire non seulement aux dix-sept millions d’électeurs qui ont espéré ma victoire mais aussi à tous les autres qui ont participé à ce formidable instant démocratique. J’en veux pour preuve l’exceptionnelle participation électorale dans un contexte de doute profond à l’égard de la politique.

Je crois qu’il était nécessaire – et cela m’a été demandé, d’ailleurs, de toutes parts – de tirer des leçons pour l’avenir, de transmettre ce que j’ai compris du pays pendant cette période.

Je crois que livrer cette réflexion peut servir à ceux qui gouvernent comme à ceux qui s’opposent – à ceux qui ont des certitudes comme à ceux qui n’en ont pas.

Il y a eu au cours de cette campagne une mobilisation inouïe des Français, des débats intenses dans tout le pays, y compris sur les l ieux de travail, devan t les distributeurs à café, au coeur des familles toutes générations confondues, dans les cours de récréation, etc. Finalement, une forme de réhabilitation du débat public. Des milliers d’interrogations ont été posées, des questions simples et d’autres complexes, et même des sujets qui cherchent aujourd’hui encore leur réponse : la juste répartition des richesses, les effets de la mondialisation, la valeur du travail, la nation, le vivre ensemble, l’avenir de la France, et bien d’autres. L’exercice auquel je me livre aujourd’hui répond, bien sûr, à une démarche personnelle puisque je donnerai mon éclairage, mon point de vue. Il n’a pas vocation à être totalement exhaustif mais c’est un témoignage fait de franchise, d’honnêteté, de probité. Mais je le conçois, aussi, comme une contribution à la construction des victoires f utures de la gauche au service de la réussite du pays. On me dira que je suis juge et partie ? Non, car ce n’est pas moi qui rends le verdict.


TABLE

I Ce que j’ai à vous dire

Pourquoi ce récit ?
Je ne suis ni Jeanne d’Arc ni la Vierge Marie
Peuple de France
Résilience

II Le parcours de la combattante

Scène de campagne : Michel Rocard, visiteur de l’après-midi
Une femme debout (« Roun fanm dibout », comme on m’a dit outre-mer)
L’amertume des éléphants
La montée en puissance
Thomas et la ségosphère
Second tour – La défaite
Les difficultés avec la presse
Histoire véridique des bourdes qui n’en étaient pas
Jurys citoyens : je persiste et je signe
Nucléaire iranien : l’incompétence des compétents
Liban : l’intox monte d’un cran
Bravitude et chinoiseries
Lauriers à la Justice chinoise ? L’infâme contrevérité
Guadeloupe : elle veut casser la République
Le débat interne : fausse bonne idée et vraie répétition générale
La paille et la poutre
Sur la politique étrangère : deux poids, deux mesures
La cohérence des valeurs
Galerie de portraits
Scène de campagne : les embarras de François Bayrou
Les Gracques 40

III La machine de l’adversaire : l’argent, les médias et les sondages

Premières alertes
La technique du vacarme
« Fleur de bouse »
Avec cette élection, un seuil a été franchi
Trappage à La Tribune
Censure à Métrobus
Quimperlé : cachez ce fonds que je ne saurais voir
Elle perd ses nerfs
C’est pas moi, c’est les juges !
L’avènement du « clefs en main »
Amis et patrons de presse : le verrouillage médiatique
Présomption d’uniformité
Un net penchant pour l’immixtion
Des livres qui dérangent
Sondage, mon beau sondage
Sondages encore : ni addiction, ni diabolisation
Sondages, fin : le poids des écarts
Pas hors jeu : dans le jeu !
Quand les réponses sont dans les questions
Un vrai travail de pro
On n’est jamais si bien servi que par les siens

IV L’autre moitié du ciel : candidate mais femme

Être une femme candidate, c’est pas si facile
L’intruse
Du genre en politique
Je ne suis pas macho : ma femme est féministe !
Talons aiguilles
Big Mother et les dames sécateurs
Par le coeur et la raison, civiliser l’avenir
Rien ne sera plus comme avant
D’un plafond de verre, l’autre
Une République inachevée
Caissières en sursis
Précarité : les femmes d’abord
Travailler plus pour gagner moins
Déverrouiller, c’est possible
Osons la mixité dans nos têtes !
Le cumul des mandats contre la parité
Un combat émancipateur de tous
Le vote des femmes en 2007
Ma femme me harcèle pour que je te soutienne !
La proximité
Effet de genre ou effet de génération ?
Les comportements électoraux se rapprochent
Parité pour les unes, transgression pour les autres
Des électorats féminins contrastés
Pas de survote féminin
Elles ont poussé les premières portes
Qui doit changer : le pouvoir ou les femmes ?

V Dernières réponses pour tourner la page et regarder l’horizon

Chapeau les hommes !
Elle l’a fait quand même ?
Le procès en illégitimité ?
Dompteuse d’éléphants ?
Garde-moi de mes ennemis, je me charge de mes amis
Sur un air d’improvisation
Tout a commencé sur une phrase
Mes combats de toujours
La prochaine fois
La démocratie participative ?
Une étrange défaite

Une histoire d’amour et de raison inachevée

Annexe
 

Par Désirs d'avenir.org - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus