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à la Fédération à FERRIERES
![]() Désirs d'avenir 09 - Ariège Comité de réflexion pour la rénovation du Parti Socialiste |
Agenda de Ségolène Royal
Samedi 12 Janvier 2008
Ségolène Royal invitée du journal de 20 heures de France 2.
Mardi 15 Janvier 2008
Fin du mois de Janvier 2008
Ségolène Royal invitée de l'émission "Vivement dimanche" sur France 2.
Lu sur Desirs d'entreprendre
Actuellement, l'UMP tente de nous faire "avaler" le fait que le groupe Bolloré, généreux fournisseur de jets privés, ne dépend pas des contrats publics, c'est "moins d'1% du chiffre d'affaires",
selon P. Balkany, "autant dire peanuts".
L'affirmation pourrait être correcte si on considère uniquement les contrats signé directement entr l'acteur public et le groupe Bolloré. Par exemple, une des filiales papetières du groupe a
ainsi imprimé les bulletins de la présidentielle.
Par contre, si on inclue les activités du groupe qui dépendent de l'activité de nos services diplomatiques, des services ministère de l'Industrie ou de ceux de l'audiovisuel du groupe,
alors cela peut se monter plutôt à 15 % du chiffre d'affaire de Bolloré.
Quelques unes des activités concernées :
- SDV Logistique et Saga gèrent des concessions portuaires or chacun sait que ces affaires sont hautement politiques et
diplomatiques (cf. la guérilla politique des Etats Unis quand Abu Dhabi a voulu prendre le contrôle de l'opérateur portuaire N°1 aux USA): même si l'Etat Français n'est pas signataire,
nos services diplomatiques travaillent d'arrache pied sur le sujet.
- Le groupe Bolloré possède Euro Media Vision, prestataire télévisuel, lequel a travaillé avec France 3 et travaille aussi
avec de nombreux producteurs dépendant des commandes de l'audiovisuel public.
- Le groupe Bolloré exploite aussi un oléoduc et des dépôts pétroliers sur le territoire français ainsi que des plantations d'hévéa dans le monde entier, là encore les services du ministère de
l'Industrie ainsi que nos services diplomatiques sont partie prenante.
Conclusion : Si seulement 1 ou 2% du CA du groupe dépend "en direct" de contrats publics, en revanche beaucoup plus dépend du bon vouloir indirect de services qui relèvent du
gouvernement dirigé d'une main de fer par Nicolas Sarkozy.
En ce début d'année
2008, c'est d'abord aux instituteurs de la République que la Ligue des droits de l'Homme tient à adresser ses voeux les plus solidaires. A ces instituteurs que le Président de la République,
inconscient des devoirs de sa charge, a insultés dans l'homélie qu'il a prononcée le 20 décembre dernier comme chanoine du Latran.
12h19. Fin de la conférence de presse:
le Président promet qu'il renouvellera l'expérience courant 2008.
12h18. BFM n’enverra donc plus d’équipes TV pour suivre les vacances du président... C’est la manière cinglante avec laquelle Nicolas Sarkozy a répondu à une question d’une journaliste de BFM sur ses vacances et sur son salaire.
Puis il s’est énervé sur le "populisme" de ceux qui ont critiqué le montant de son salaire, "un peu moins élevé" que celui de son prédécesseur. "A-t-on jamais demandé à mes prédécesseurs combien ils gagnaient?" (et pan!). La meilleure défense, c’est l’attaque, Nicolas Sarkozy a bien appris la leçon.
12h16. Une journaliste allemande interpelle Nicolas Sarkozy sur la vente de savoir-faire nucléaire aux pays arabes. Le président ne voit pas le problème. Il veut "éviter un conflit entre Orient et Occident" et si les pays choisissent en plus la technologie nucléaire française, "c'est mieux".
12h10. Le traitement réservé aux sans-papiers est enfin abordé par Florence Murracide du JDD: "Ils ne sont pas traité comme des criminels. Il n'y a pas d'autres solutions." Appelant à la rescousse Zapatero et Prodi, Nicolas Sarkozy a annoncé que les trois pays procéderaient à des "expulsions collectives" . "475 millions d'Africains ont moins de 17 ans et le détroit de Gibraltar, c'est 14 kilomètres", a laissé tomber Nicolas Sarkozy.
12h06. Une question de Ruth Elkrieff (BFM-TV) sur la menace de crise économique mondiale donne l’occasion à Nicolas Sarkozy de faire un nouveau couplet sur le fait que les Français ne "travaillent pas assez", sur le fardeau des 35h... Les subprimes ou la menace de crise n’y changent rien. "Nous faisons ce qu’il faut, nous serons au rendez vous des résultats", a-t-il conclu. Ça s’appelle la méthode Coué.
12h01. "Je n'ai pas menti." Répétée plusieurs fois, cette petite phrase répondait à une question de Vanessa Schneider, de Canal+: "Etes vous satisfait?" Alors non, le Président n'est pas satisfait parce qu'il voit "l'immensité de ce qu'il reste à faire." Voulant donner à son propos de forts accents de sincérité, Nicolas Sarkozy est allé jusqu'à clamer "L'authenticité se lit sur mon visage."
Une version française de George Bush père, assénant dans un débat en 1988: "Read my lips: no new taxes." ("Lisez sur mes lèvres: pas de nouveaux impôts"). Promesse non tenue par la suite.
11h54. Les élections
municipales: "Je m’engagerai... Le concept d’élections dépolitisées est absurde." Mais le Président estime qu'il sera vraiment jugé à la fin de son quinquennat.
11h51. Flatté d'avoir été qualifié de "stratège génial" par l'intellectuel Edgar Morin, Nicolas Sarkozy ne s'est pas laissé démonté par la critique qu'il a aussi formulée, rapportée par Ivan Levaï, selon laquelle "il ne suscite pas l'enthousiasme" que suscitaient Blum, De Gaulle et Mitterrand.
"On parle du Blum qui a failli se faire lyncher?", a demandé le président avant d'asséner que lui, son Blum admiré était celui du congrès de Tours, pas celui de 1936. Et au président de fanfaronner: "Je ne déclenche pas l'enthousiasme et je fais 53% au second tour? Qu'est ce que ça aurait été si on m'aimait?"
11h49. Question pertinente de Christine Clerc, “journaliste indépendante”: n’avez vous pas le sentiment d’offrir aux Français une “politique de civilisation” alors qu’ils attendent du pouvoir d’achat? Nicolas Sarkozy, de manière prévisible, a répondu qu’il n’était pas d’accord avec elle.
11h44. Question de Fabien Nahmias (Europe1): "Souhaitez vous que 2008 soit la fin des 35 heures?" Réponse: "Pour dire les choses comme je le pense, oui."
11h41. "M’sieur Joffrin est en pleine forme"... Nicolas Sarkozy a fait rire aux dépens du directeur de Libération qui lui avait demandé s’il n’avait instauré une "monarchie élective". Le Président était à la limite de la cruauté quand il a évoqué la "fragilité" économique de "Libé" ou sa difficulté à trouver un public...
"Vous n’avez trouvé que ça", a-t-il dit, méprisant, rejetant l’idée d’une "monarchie", se demandant dans ce cas s’il était "le fils caché de Jacques Chirac qui aurait été placé sur le trône"... Il a défendu ses ministres d’ouverture et leur liberté de parole: "C’est pas la gauche qui aurait fait ça", a-t-il dit, pour enfoncer un dernier clou dans la question de Laurent Joffrin.
11h33. Question de Geneviève
Goetzinguer, de Radio France Internationale, sur les modalités de la réorganisation de l'audiovisuel extérieur:
"L'idée serait de créer un label France Monde, avec RFI, France 24 et TV5. Pour porter une présence de la France beaucoup plus importante, en mutualisant des moyens, comme le réseau des correspondants.
Le problème est qu'il y en a un qui a problème éditorial [TV5, ndlr], mais qui est bien distribué, un autre sans problème éditorial, mais mal distribué [France 24] et une radio [RFI] ce qui ne suffit pas, il faut la télévision.
Une chaîne publique France Monde, ne peut que parler Français. Avec un sous-titrage espagnol, arabe, anglais... avec une vision française. Je préfère vraiment qu'on la porte en Français."
En résumé, fini France24 en arabe ou en anglais, fini aussi les rédactions en langues étrangères de RFI. De quoi faire quelques économies pour financer le tout... Et susciter beaucoup d'inquiétudes dans les rédactions concernées.
11h25. Sarkozy confirme que c'est en juillet, lors de sa visite à Tripoli, au moment de la libération des infirmières et du médecin bulgare, qu'il a promis au colonel Kadhafi une visite officielle à Paris. A la question du faste de cette visite, il répond: "Si vous proposez l'entrée et le plat, vous ne pouvez pas refuser le dessert."
A propos de ses félicitations adressées à Vladimir Poutine après une élection bien peu démocratique: "C'est parfaitement ridicule!" Nicolas Sarkozy ne voit pas le problème. On peut tout à fait féliciter le président russe pour son élection -"c'est le plus populaire en Russie"- mais lui reprocher ce qu'il en fait (situation en Tchétchénie, respect des droits de l'homme).
Le président explique aussi avoir besoin de parler à la Russie sur le Darfour, l'Iran et la paix dans le monde: "Poutine est suffisament respectable pour demander à l'Iran d'arrêter de danser au bord du gouffre."
11h22. Errare Sarkosum est. Depuis son élection, le Président reconnaît-il avoir fait quelques erreurs? Hum. "Je fais de la politique depuis trente ans, j'ai fait des erreurs, en 1999 et en 1995." Plus récemment, il regrette la polémique autour de la TVA sociale (terme mal choisi selon lui): "Il fallait faire plus qu'en parler. Il fallait le faire."
11h19. Sur un éventuel mariage avec Carla Bruni: "C’est du sérieux, mais c’est pas le JDD qui fixera la date... Il y aura de fortes chances que vous l’appreniez quand ça sera déjà fait"...
A ce propos, Nicolas Sarkozy a joué sur du velours, se félicitant qu’une journaliste lui pose une question sur sa vie privée qu’elle n’aurait jamais osé poser à ses prédécesseurs. "Tout le monde savait, personne n’en a parlé", a-t-il dit, évoquant les voyages de François Mitterrand à Assouan, "avec différentes familles", et les avions de la République. Alors "avec Carla, nous avons décidé"...
En renvoyant les journalistes dans les cordes, Nicolas Sarkozy se permet donc d’instrumentaliser sa vie privée, de s’offrir les habits neufs de la modernité des moeurs présidentiels, sans avoir l’air d’y toucher.
11h09. Après une heure de déclaration
préliminaire, la séance de questions a enfin commencé. Première à s'élancer, Mireille Lemaresquier (France Info), la présidente de l'Association de la presse présidentielle, qui l'interpelle sur
le respect d'une promesse de campagne: étendre au domicile des journalistes la protection qui s'applique aux locaux des rédactions:
"Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources. Il m'arrive d'être mitigé sur le respect d'une certaine déontologie professionnelle de vos confrères, j'assume (...) Je préfère les excès de la presse, que pas de presse (...) Nous ferons ce texte [sur la protection des sources, ndlr] en 2008.
J'appelle certains d'entre vous à la prudence. J'ai moi même été chercher certains de vos confrères à N'Djamena. Certains ont pris des risques qui n'avaient rien à voir avec l'idéal de votre métier. Je vous appelle à la prudence."
Sur la crise de la presse:
"Il y a une sous-capitalisation et une distribution qui ne fonctionne pas. Je pense à la presse écrite. Il y a de moins en moins de kiosque, le portage coûte une fortune. Il faut conduire un plan de modernisation du plan de distribution de la presse. Le gouvernement de M. Fillon est prêt à le conduire."
Sur l'indépendance de la presse:
"On ne peut pas dire la presse est une industrie et refuser à cette industrie d'avoir des actionnaires. Ce qui nuit à l'indépendance, c'est de ne pas pouvoir trouver son journal."
11h08. C’était prévisible, Nicolas Sarkozy a ironisé sur ce qu’il a qualifié de "Charivari un peu ridicule" autour de la visite de Kadhafi en France, et de se payer les socialistes en rappelant qu’il a été reçu avec tous les honneurs par les socialistes espagnols: "Elle doit bien mal se porter l’Internationale socialiste"...
"La France doit parler à tout le monde", a-t-il défendu, citant Bouteflika, Chavez, Assad... La force du verbe sarkoziste.
11h05. Autre thème fort, la diversité:
"Quand on se bat pour la diversité, l'argument post-colonial [de vouloir leur imposer la démocratie à tout prix, ndlr] saute. De tous temps dans ces régions du monde, il y a eu des musulmans, des juifs, des chrétiens.
Pourquoi défendre le Liban? Parce que c'est un symbole de la diversité. Pourquoi défendre Israël? Parce que c'est un symbole de la diversité. La diversité est bonne pour tout le monde. C'est un symbole universel qui doit être respecté partout."
11h04. Sur l'immigration, Nicolas Sarkozy refuse de choisir "entre les hystériques de l'immigration zéro et les poseurs en générosité abolue". Défendant sa politique des quotas, il dit vouloir "aller jusqu'au bout" pour "qu'on accueille seulement les gens qu'on veut intégrer". Citant un taux de chômage des immigrés "entre 20% et 30%", il fustige: "Beau résultat, messieurs les généreux!"
11h01. La politique étrangère de Nicolas Sarkozy résumée à un bon mot: "On aurait eu l'air malins." Les Français auraient eu "l'air malin" si le Président avait annulé son voyage en Algérie après les propos inacceptables" du ministre algérien Mohamed Chérif Abbas -il avait accusé Nicolas Sarkozy d'obéir aux orientations du "lobby juif".
De même, les Français auraient eu "l'air malin" s'ils avaient annoncé quitter l'Afghanistan et renoncer à la lutte contre les "barbares" quelques jours avant l'attentat contre Benazir Bhutto.
10h57. Nicolas Sarkozy a une idée géniale: ouvrir le G8 aux grands pays en développement. Le seul problème, c’est que l’Allemagne l’a déjà proposé, il y a des années, mais s’était heurté à un mur. Sans doute la situation est-elle plus mûre aujourd’hui.
Idem pour le Conseil de sécurité de l’ONU: idée géniale de Nicolas Sarkozy de l’ouvrir aux grands pays émergents? Non, une idée qui est sur la table depuis des années, et qui s’est heurtée à un autre mur (la Chine s’opposant à l’entrée du Japon, la rivalité entre grands d’Afrique, entre grands d’Amérique latine).
Au passage, le Président arrondit à "un milliard" le nombre d'habitants en Amérique latine, qui atteint en fait environ 600 millions selon la notice Wikipédia).
10h56. "Ah ben, si c'est compliqué, alors c'est compliqué..." Nicolas Sarkozy a un petit côté Fernand Raynaud dans sa façon d'argumenter. Avec Carla dans le rôle de Félicie.
10h54. Péchiney, “un grand de la chimie” a dit le Président. Hmm... Péchiney, c’est quand plutôt un groupe d’aluminium, non? En tout cas c’est pour ça que le canadien Alcan l’a racheté...
10h51. “Politique de civilisation”, il faudra compter après coup le nombre de fois que Nicolas Sarkozy a cité le concept d’Edgar Morin. C’est évidemment le mot du jour...
10h49. Nicolas Sarkozy a trouvé un moyen de compenser son incapacité à augmenter le pouvoir d’achat: développer la participation et l’intéressement, en l’étendant aux entreprises de moins de 50 salariés, et en particulier la proposition de différencier l’impôt sur les revenus pour les petites entreprises qui y auraient recours. Du pouvoir d’achat, mais plus tard...
10h44. L’hôpital “est
en deshérance” et c’est la faute aux 35 heures: Nicolas Sarkozy a frappé fort sur le dossier santé, chaud en ce moment avec la grève des urgentistes. 2008, l’année du changement de la gouvernance
dans les hôpitaux: c’est la promesse, non détaillée, du jour.
10h43. Un silence de quelques secondes. Nicolas Sarkozy va annoncer sa "rénovation sans précédent de l'audiovisuel extérieur" et veut
faire son petit effet.
Le président parle de "révolution culturelle dans le service public de la télévision" qui doit "favoriser la culture française."
Pour le faire, le président promet une refonte complète du cahier des charges et "la suppression de la publicité" des chaînes du service public.
10h40. A propos des banlieues, Nicolas Sarkozy veut une "politique [qui doit répondre] à des questions fondamentales comme celle de redonner une chance à celui qui a connu un échec ».
Le président évoque aussi la politique de la ville: "Peut-on poser le malaise des banlieues, si on ne pose pas aussi le problème de la ville, c'est aussi un problème de civilisation: quelle ville s'efforcer de construire au XXIe siècle?" Il faut une "réponse française".
A ce moment-là, il lance un pavé dans le jardin de Bertrand Delanoë:
"C'est pourquoi j'ai lancé une réflexion sur le Grand Paris, sous l'angle de l'urbanisme, de l'architecture. On n'en parle jamais. Je vais m'impliquer personnellement dans ce dossier. Je ne laisserai pas ce procès s'enliser. La situation de la vie parisienne est devenue inacceptable."
10h38. L'urbanisme, l'audiovisuel public, l'hôpital... le Président balaie tous les sujets, raccrochant chaque thème à sa nouvelle marotte, la "politique de civilisation". (Ajout à 15h32) Il annonce également qu'il réfléchiit à la "suppression totale" de la publicité sur les chaînes du service public.
10h35. C'est le Sarkoshow! Discourant sur l'école, le président s'est subitement fait comédien, et imité ses prédécesseurs qui eux, face aux problèmes de l'école, lançaient: "N'en parle pas, on va avoir une manifestation!" Nicolas Sarkozy, lui, n'a même pas peur.
10h33. Il ne fait pas bon avoir été le prédécesseur de Nicolas Sarkozy: depuis le début de sa longue, très longue déclaration liminaire, le président a chargé la barque de l’héritage, responsable de tous les maux de la République.
10h31. Un coup pour la croissance: "Pour un autre type de croissance, il faut changer l'instrument de mesure de la croissance." Le Président annonce la création d'un groupe d'experts internationaux de haut niveau pour "mieux prendre en compte la qualité de vie des Français". "Plus personne ne croit dans les statistiques", ajoute Nicolas Sarkozy, pour qui il faut donc repenser les indicateurs.
Pour cela, rien moins que deux prix Nobel d'économie sont annoncés: l'Indien Armatya Sen, (primé en 1998), et l'Américain Joseph Stiglitz qui, lui, dirigera ce comité d'experts. Une sorte de super-commission Attali, en somme.
10h28. "Une démocratie irréprochable",
c'est ce que souhaite instaurer le président. Avec "une réforme des institutions ambitieuses et une annonce. Simone Veil est chargée de rédiger un projet de texte en préambule de
la Constitution. Pour avoir "une constitution en avance sur notre temps et pas en retard". Dans ce préambule, des "nouveaux droits": égalité hommes-femmes, respect de la diversité, défi de la
bioéthique.
10h27. Il faut sauver le soldat Grenelle! Nicolas Sarkozy s’est engagé à respecter “scrupuleusement” les conclusions du Grenelle de l’environnement. Une réponse à José Bové et à sa grève de la faim anti-OGM. Bonne nouvelle, à suivre.
10h25. La rupture sarkozyste prend de l'ampleur: "Il nous faut d'abord changer nos façons de produire, de travailler, d'apprendre et de vivre."
10h23. Le Président feint l'énervement (en substance): "Comment peut-on me demander de continuer comme depuis trente ans? 'M’sieur le président encore une subvention' ..." Oui mais que propose-t-il? Suspense.
10h17. Au premier rang de la conférence de presse, les deux grognards de la Sarkozie: Claude Guéant, secrétaire général, et Henri Guaino, conseiller spécial du président. Juste derrière, son héraut: David Martinon, le porte-parole de l'Elysée.
10h14. Nicolas Sarkozy a ouvert sa conférence de presse en faisant un cour de rattrapage en direction de ceux qui n’auraient pas compris sa référence à la "politique de civilisation", concept évoqué lors de ses voeux télévisés du 31 décembre. Il a implicitement reconnu la paternité d’Edgar Morin dans ce concept, que le sociologue s’était étonné de voir repris par le chef de l’Etat.
Sarkozy a cité pêle-mêle l’amour, le respect, l’humanisme, la diversité, bref, a-t-il résumé, “remettre l’homme au coeur de la politique”. Mais ce catalogue, cettte longue liste de voeux pieux suffira-t-elle à donner du souffle à un discours désincarné? A convaincre qu’à l’instar de la Renaissance citée en exemple, le "sarkozysme" est une réincarnation de la "politique de la vie"?
10h10. Avant, la politique c'était "tout sur la technique, tout sur le qualitatif, rien sur l'essentiel (...) J'ai voulu remettre l'homme au coeur de la politique": propos liminaires très généraux pour entamer la première conférence de presse du quinquennat -en elle-même une petite rupture, Jacques Chirac ne prisant guère l'exercice.
10h05. Prévue à 10 heures, la conférence n'a pas encore commencé. Il faut dire que près de 500 journalistes (dont un certain Pascal Riché, rédacteur
en chef de Rue89) ont rejoint l'Elysée: le tour de parole doit être un peu compliqué à organiser...
Une journaliste allemande interpelle Nicolas Sarkozy sur la vente de savoir-faire nucléaire aux pays arabes. Le président ne voit pas le problème. Il veut "éviter un conflit entre Orient et
Occident" et si les pays choisissent en plus la technologie nucléaire française, "c'est mieux".
La refonte du code du travail définitivement adoptée par le Parlement (AFP)
Le Sénat a entériné en deuxième lecture mercredi le projet de loi de refonte du code du travail, dans sa rédaction issue de l'Assemblée nationale, donnant ainsi l'aval définitif du Parlement à ce
texte vivement contesté par la gauche et bon nombre de syndicats.
UMP et UDF ont apporté leur soutien au projet de loi, qui a recueilli 201 voix contre 126, celles du PS et du PCF.
Il s'agit d'un projet de loi autorisant la ratification de l'ordonnance du 12 mars 2007 relative au code du travail, qui consiste en sa réécriture de fond en comble afin de rendre "plus lisible"
et "plus facilement utilisable", selon le gouvernement, un texte régissant la vie professionnelle de près de 18 millions de salariés.
La gauche estime au contraire que cette recodification n'a pas été faite "à droit constant" par rapport à l'ancien code, comme s'y était engagé le gouvernement, et porte ainsi atteinte aux droits
des salariés.
Elle conteste en outre la disparition d'un certain nombre de dispositions de la partie législative du code, renvoyées à des décrets ultérieurs, ce qui, proteste-t-elle, rendra plus facile leur
modification par le gouvernement.
Plusieurs syndicats, dont la CGT, le Syndicat de la magistrature, la CFTC, le syndicat d'inspecteurs du travail, le Snutef (FSU), ont également critiqué cette recodification et inspiré en
première lecture nombre d'amendements de l'opposition.
Le PS a d'ores et déjà annoncé qu'il déposerait un recours devant le Conseil constitutionnel. "Nous sommes sereins sur les recours engagés", a répliqué la secrétaire d'Etat à la Solidarité,
Valérie Létard, qui a défendu le texte au Sénat.
Lu sur Démocratie-Socialisme
Depuis deux ans, notre revue s’échinait à dénoncer un acte malfaisant en préparation : sous prétexte d’une recodification du “code du travail” à “droits constants”, la droite et le
Medef se préparaient à passer celui-ci à l’acide de leurs exigences anti sociales. Nous avons longtemps été seuls à crier dans le désert, nos lecteurs assidus le savent, mois après mois. Nous
avions notamment crié en vain, en pleine campagne présidentielle, lorsque le pouvoir Chiraco-Sarkozien avait osé promulguer l’ordonnance de 663 pages du 12 mars 2997 qui tuait l’ancien
code.
Mais l’opiniâtreté militante connaît, fort heureusement, parfois, des résultats : juste à la veille des votes fatidiques, à l’Assemblée nationale, le silence organisé par les grands médias a été bousculé. Martine Billard, députée verte, (la première trés courageusement) Alain Vidalies, député PS, et Roland Muzeau, député PCF ont compris l’importance de travailler avec les inspecteurs du travail de toutes tendances (CGT, Ian Dufour, FSU, Luc Beal-Reynaldi, Sud, Richard Abauzit, CFTC,...) et le Syndicat de la magistrature, Hélène Franco, pour convoquer une conférence de presse le 3 décembre, veille du vote expéditif prévu au Parlement en 2 ou 3 heures.
Cette fois, la presse s’est déplacée : on est passé de zéro débat, zéro média, zéro information a plusieurs centaines d’articles de presse, tout azimut. Presse écrite, radios, télévisions, et surtout internet ont d’un seul coup contribué à revéler à une partie du public ce sale coup bas préparé depuis plus de deux ans. Des universitaires, (Emmanuel Dockés), des magistrats (du SM), tous les spécialistes du droit du travail se sont mobilisés.
On a déposé prés de 200 amendements, que la gauche unie a défendu, à la grande surprise de l’UMP, à la grande fureur du ministre Xavier Bertrand, qui s’obstinait à prétendre, comme Laurence Parisot que cette “recodification” était à droits constants”. Il n’était pas difficile, cas par cas, amendement par amendement de démontrer le contraire et de mettre leur cynisme en porte-à-faux.
Du coup, on a obligé l’assemblée UMP à reporter le vote, et à y revenir du 4 au 11 décembre. Au Sénat, la gauche prenant la suite, et défendant à son tour les amendements, l’espoir a même pu naître que le Code ne puisse être modifié avant le début 2008.
Pour une banale “recodification” d’ordinaire réalisée au consensus, l’affaire est loupée. La manipulation est démasquée. Et la gauche unie, Verts-PCF, PS, s’est bien battue, Jean-Marc Ayrault se félicitant de la “combativité” dont son groupe avait fait preuve en cette circonstance. Les syndicats, sans doute accaparés par de multiples tâches, qui avaient condamné en février dernier cette recodification, ont renouvelé leur opposition, pour la grande majorité d’entre eux.
“Il faudra des mois voire des années pour ce nouveau code révèle tous ses secrets” avait osé écrire Ch. Radé, l’un des cinq rédacteurs de ce nouveau code, se moquant d’avance de la démocratie et de la représentation nationale. Mais le pot aux roses est découvert, l’affaire est sous surveillance, le Conseil constitutionnel va être saisi, les futurs décrets qui doivent être rédigés et publiés avant le 1er mars 2008, date de bouclage de l’ensemble de l’opération vont eux, aussi, être regardés à la loupe !
Ce n’est pas fini ! On ne détruira pas nos droits sans que nous nous battions et les défendions pied à pied. D’ici au 1er mars, on continue. Cela a surpris le gouvernement, les falsificateurs malhonnêtes qui avaient fait secrètement, anti-démocratiquement, le sale travail de “recodification”. Cela met en difficulté aussi le Medef et l’UIMM : leurs caisses noires d’argent liquide ne peuvent pas tout payer, tout corrompre, ni les magistrats, ni les inspecteurs du travail ni les syndicalistes, ni les élus !

En vidéo, sur Dailymotion,
conférence pour Attac 92 sur la casse du droit du travail
La conférence de presse du 3 décembre
Pour tout savoir sur la recodification :
Le Code du travail n’a pas été réécrit « à droits
constants »
Massacre du code du travail dans le silence général
130 ans d’histoire sociale démantelée, rognée,
détruite
Analyse globale comparée du projet de Virville et
réécriture
Casse du Code du travail - détails article par article
Chères amies, Chers
amis,
Lu sur betapolitique
Les classes moyennes tendent vers le bas
Un rapport remis par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie des Français (Credoc) annonce que les classes moyennes s’appauvrissent. A l’inverse, les plus
riches se détachent
Des riches de plus en riches et des pauvres de plus en plus pauvres. Voici ce qui ressort en substance du rapport dévoilé hier par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie des Français lors d’un colloque intitulé "Classe moyenne et politique publique". Selon le Credoc, les couches moyennes de la population tendent à s’éloigner des plus riches pour se rapprocher des plus pauvres. En France, les hauts et les bas revenus sont au nombre de 20% chacun tandis que les intermédiaires représentent les 60% restant.
La différence entre les trois catégories se fait notamment au niveau du chômage, du pouvoir d’achat et du logement. En préambule, un sondage révèle que 76% des membres des classes moyennes estiment que leurs enfants auront un niveau de vie plus bas que le leur.
70% des hauts salaires propriétaires
Le creusement des inégalités s’explique notamment à travers l’accès inégal à la propriété. En 2007, 70% des hauts salaires sont devenus propriétaires, contre 46% pour les classes moyennes et 33%
pour les foyers à faibles revenus. Les dépenses liées au logement plombent les bourses des familles. 76% des personnes avec des bas revenus disent s’imposer des restrictions lorsqu’ils font leurs
courses. Mais, plus de 90% de chaque catégorie possède une télévision et un téléphone portable. Seule la connexion à Internet creuse les différences : 60% pour les hauts revenus, 36% pour le
reste.
Plus inquiétant, la dépression touche 19% des personnes en difficulté financière contre 9% pour les plus aisés. Avec un moral en berne, les plus démunis ont beaucoup plus de mal à s’en sortir. Marie VARNIEU.
Hauts revenus, bas revenus et "classes moyennes" - Une approche de l’évolution des conditions de vie en France depuis 25 ans. Intervention du 10 décembre 2007 au colloque "Classes moyennes et politiques publiques" organisé par le Centre d’Analyse Stratégique (22 p. - 172 Ko - Décembre 2007)
Ségolène Royal, invitée de John Paul Lepers, "Sous les pavés" sur La Télé
Libre
Photo Thomas Haley-Sipa Press
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Les journalistes, seuls, préparent l’interview de Ségolène Royal. Un peu poussée par John Paul, Françoise Degois qui suit le PS pour les auditeurs de France Inter évoque les difficultés rencontrées en suivant Ségolène Royal. Sébastien Calvet, photographe à Libération se déclare prêt à affronter celle qui ne lui a jamais adressé la parole. Enfin, Guy Birenbaum, brillant éditeur, s’apprête à découvrir celle qu’il n’a jamais vu ailleurs que dans sa lucarne, mais il n’en pense pas moins…
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À propos de la visite officielle de Kadhafi organisée par le Président Sarkozy. Ségolène reprend son leitmotiv sur les contrats liés au nucléaire: ils sont dangereux quand il s’agit de dictatures. Et qu’un rapport américain lui donne raisons sur sa position concernant le nucléaire civil et l’Iran
Focus, photos de Sébastien Calvet à l’appui, sur les rapports très conflictuels de madame Royal avec les journalistes de terrain, pendant toute sa campagne. Des extraits du documentaire “Le Jour de Gloire”, notre film sur la campagne de l’élection présidentielle, seront diffusés pour illustrer le débat entre les journalistes et Ségolène Royal.
« Je ne veux pas me faire dévorer par les photographes »
Elle rigole sur les photos de ses chaussures mais elle dit « Je me pose la question de savoir comment ça se fait qu’une candidate à la Présidentielle soit représentée par ses pieds. »
« Je ne suis pas comme Angela Merkel. Peut-être aurais du porter des pantalons, (…) Je ne me suis pas déguisée en homme. »
A propos des journalistes
« Je ne veux pas être dans la connivence (…) Paradoxalement, j’estime qu’avec cette attitude je respecte les journalistes. Je ne suis pas comme Sarkozy qui est fusionnel, qui tape sur le
ventre… »
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Ségolène et le PS, les relations d’extrême proximité entre Sarkozy et les grands médias, un peu de politique politicienne sur l’avenir de l’ex candidate, des analyses et des questions sur les erreurs de stratégie de l’ex candidate…
Enfin, une séquence débridée et surprenante, au bar, autour d’un verre de champagne. Collector! Ségolène, qui raconte dans son livre qu’entre les deux tours, François Bayrou, qui selon elle l’avait conviée, refuse de la voir au dernier moment, et la laisse dans la rue (il a démenti cette info) regarde Guy Birenbaum dans les yeux, et lui lance: “vous m’auriez fait monter, vous…”! La tête de Birenbaum!
SOUS LES PAVÉS, SEGOLENE ROYAL
Enregistrée au deuxième sous-sol d’Atlantis, le 11 Décembre 2007, entre 19H00 et 20H00
Soutien à Mediapart.fr
Ce que Nicolas Sarkozy vient d'annoncer sur le Livret
A
Dans « Maintenant », je mettais déjà en garde…
Extrait :
« Il faut défendre ce système remarquable qui a permis de financer 4,5 millions de logements sociaux et ouvre à 45 millions de Français l’accès à une épargne
populaire. Les Caisses d’Epargne avec le Livret A et la Banque Postale avec le Livret Bleu ont le monopole de cette collecte dont le produit – 125 milliards d’euros – est
centralisé à la Caisse des Dépôts qui s’en sert pour financer la construction des HLM. La plupart des épargnants ne roule pas sur l’or : un Livret A sur trois a
un encours inférieur à 75 euros.
Le Livret A, c’est aussi un rempart contre l’exclusion bancaire : beaucoup de RMIstes s’en servent pour des opérations bancaires de base car les
retraits, les depôts et les chèques sont gratuits. Tout cela entre dans le cadre des missions de service public des Caisses d’Epargne et de la Banque Postale.
Mais les autres banques guignent le pactole et veulent, elles aussi, pouvoir placer des Livrets A car c’est un bon produit d’appel qui leur permettrait de recycler l’épargne vers des
produits financiers classiques. Elles ont donc saisi Bruxelles et la Commission européenne a ouvert contre la France une procédure d’infraction pour distorsion de la concurrence.
Or quels sont les risques d’une banalisation du placement des Livrets A, c'est-à-dire d’une libéralisation totale du marché de l’épargne ? La fragilisation des petits
épargnants, ceux dont les comptes seraient estimés non rentables.
Et l’assèchement du financement des logements sociaux alors même que le pays doit en construire davantage.
L’attaque contre le Livret A est un cas d’école de l’intégrisme de marché opposé à l’intérêt général.
Le rôle de la puissance publique, c’est de défendre ce qui marche contre les attaques d’un secteur bancaire tellement à l’affût de tout ce qui rapporte qu’il fait payer au prix fort la
moindre de ses opérations courantes. Les banques qui réclament la fin de cette épargne réglementée, qui a pourtant fait ses preuves, se drapent dans l’idéologie de la concurrence «
libre et non faussée » mais ne répugnent pas, si l’on en croit les associations de consommateurs, aux ententes tarifaires… »
Des liens à voir
Ségolène Royal sur France 2
Ségolène Royal était l'invitée mardi 11 décembre des "100 Français qui font bouger la France" sur France 2.
Lettre d’actualité de Ségolène Royal
Sur la visite officielle du Colonel Kadhafi

Ségolène Royal a "félicité" la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade pour "ses déclarations courageuses et fermes" contestant l'opportunité de la visite
en France du colonel Mouammar Kadhafi, dans un communiqué lundi.
"Ségolène Royal félicite Rama Yade pour sa prise de position sans ambiguïté concernant son opposition à la visite de Kadhafi et ses déclarations courageuses et fermes".
Ségolène Royal "rappelle qu'elle a été, dès mercredi dernier, la première à contester cette visite". Ce jour-là, elle s'était déclarée "profondément en désaccord" avec cette initiative. "Si la
mobilisation s'était déclenchée à ce moment-là, cela aurait été beaucoup plus difficile pour Kadhafi de venir en France"
Tribune de Ségolène Royal sur l'environnement
l'Express
Nous avons aujourd’hui une responsabilité historique pour faire face aux défis planétaires de l'environnement. Il y a deux logiques : celle du laissez-faire, du libéralisme, qui vise le profit
immédiat et nous prépare au pire. Ou celle de la volonté, qui relève les défis, pour laisser à nos enfants une planète vivable et qui applique le principe pollueur-payeur, empêche la destruction
de biens collectifs publics. Ces enjeux ne doivent pas être laissés au bon vouloir des marchés ou à l’égoïsme des Etats, y compris les plus grands comme les Etats-Unis dont le mépris affiché par
l’administration Bush à l’égard du changement climatique est aussi incompréhensible que terrifiant.
Dans cet effort, le souci d'équité s'impose aux pays développés : ils ont la responsabilité d'organiser au plus vite les transferts de technologies propres vers les pays émergents dont les
besoins sont légitimes, ce qui sera génèrera aussi une croissance économique supplémentaire. En protégeant les ressources des pays en développement, on permettra à ces sociétés de satisfaire
leurs besoins, et donc d’agir sur les migrations de la misère. La Banque mondiale et les banques interrégionales prévoient d'investir 350 milliards de dollars dans le secteur énergétique. Ils
doivent être mis au service d'un plan international d'économies d'énergie et de développement massif des énergies renouvelables dans les pays du Sud dont le potentiel est aujourd'hui inexploité.
L'environnement et les tensions, les conflits qui secoueront la planète sont liés. Un plan d'accès à l'eau potable, garanti au niveau mondial, doit être engagé sans tarder. La paix du monde et
l'avenir des peuples sont en jeu : la création d'une organisation mondiale de l'environnement est nécessaire. En clair, le combat pour protéger la planète rejoint celui de la lutte contre la
pauvreté et contre les guerres.

Le code du travail, déjà adopté par le Sénat, est examiné depuis ce mardi par les députés. Ce texte, qui ratifie en fait l'ordonnance du 12 mars 2007, change substantiellement le code du travail tel qu'il existe aujourd'hui... mais aussi la nouvelle mouture telle qu'elle avait été publiée au printemps au Journal officiel. Et ces modifications des modifications ne satisfont au final pas grand monde.
Du patronat aux syndicats en passant par les spécialistes du droit du travail et, sur le terrain, certaines professions concernées au premier plan par la recodification, la mobilisation contre le nouveau code va crescendo. Décryptage des critiques adressées à la réforme.
"On passe de 1 800 articles à plus de 3 500"
La semaine dernière, Laurence Parisot, la patronne du Medef, a critiqué le manque de lisibilité d'une réforme dont elle estime qu'il n'est "pas sûre qu'elle soit réussie". Pour l'organisation patronale, c'est d'abord la profusion d'articles qui signe l'échec de cette réécriture. C'est d'ailleurs un point de concorde entre Medef et inspecteurs du travail, puisque Pierre Mériaux, inspecteur du travail à Grenoble et membre du bureau national du SNU-TEF, dénonce "une vraie mystification! On passe, avec le nouveau texte, de 1 800 articles à plus de 3 500".
Professeur de droit à l'Institut du travail, à l'université Lyon II, Emmanuel Dockes est, certes, ouvertement critique à l'encontre du nouveau texte. Mais il tempère l'idée que le texte ressortirait plus compliqué de la refonte:
"Je ne crois pas qu'on puisse dire que le code est aujourd'hui plus compliqué. En fait, le texte a été coupé en petits morceaux, et au lieu d'avoir un article d'une page on peut trouver douze articles. On a remplacé un chaos familier par un chaos exotique!
"En revanche, cette simplification reste une vraie nécéssité. C'est un enjeu important, compte-tenu de l'inflation législative délirante qui a dégradé le droit social depuis vingt ans, à force de dérogations."
"Un massacre dans le silence général", selon Gérard Filoche
Si Laurence Parisot et la plupart des syndicats tombent d'accord pour dénoncer l'inflation du nombre d'articles, la convergence s'arrête là. Car c'est plus encore sur le contenu de la réforme que ses détracteurs sont montés au créneau, dénonçant un dumping des droits sociaux.
Gérard Filoche y a vu un "massacre dans le silence général". Le groupe socialiste, durant les séances d'examen du texte la semaine dernière, a brocardé la moins-value du texte en matière sociale, le code ne se transformant pas "à droit constant", contrairement à l'engagement pris par l'initiateur de la réforme, Gérard Larcher, il y a deux ans.
Pierre Mériaux y voit quant à lui "une recodification dangereuse, tendancieuse et régressive", "véritable commande du Medef":
Pour Emmanuel Dockès, "le travail de recodification a certes été très mal fait":
"L'idée d'une réforme à droits constants s'est révélée une fable. Entre l'ancien code et le texte du mois de mars, on peut relever des différences très substantielles, qui servent notamment certaines revendications anciennes du patronat."
Entre le printemps et l'automne, certains changements ont été abandonnés
Mais l'universitaire souligne qu'une bonne partie des modifications introduites par le nouveau code ont, entre temps, été amendées par la version discutée au Parlement ces jours-ci:
"On supprimait par exemple la rupture amiable pour motif économique, très importante dans le code du travail toujours en vigueur, dans la mesure où cela encadre très précisément une procédure, et notamment la question du reclassement via les plans de sauvegarde de l'emploi. Depuis longtemps, le patronat réclame de pouvoir négocier individuellement avec les salariés, un par un. Ce qui reviendrait à enterrer les plans sociaux traditionnels.
"Dans le texte du mois de mars, on a fait 'semblant d'oublier' la rupture amiable pour motif. La mauvaise foi était d'autant plus forte que le texte n'était pas discuté dans l'hémicyle!"
S'il y a bien eu reculade sur la rupture amiable, la nouvelle version du texte, telle qu'elle est discutée cette semaine à l'Assemblée, compte en revanche toujours une modification substancielle sur la période d'essai, qui devient une "période de consolidation":
Un changement fondamental, met en garde Emmanuel Dockes:
"On n'évalue plus la personne mais les besoins. Or, sur le terrain, c'est très concret: on supprime en fait l'application des droits liés au licenciement économique pour tous les salariés qui sont en période d'essai."
Le texte supprime les peines de récidive pour certaines infractions
L'inspecteur du travail Pierre Mériaux s'insurge par ailleurs qu'on ait basculé le droit de grève dans le chapitre de la négociation collective -"une brêche très forte" et que le nouveau texte "supprime les peines de récidive pour de nombreuses infractions des employeurs, notamment celles qui concernent les délits d'entrave à la représentation du personnel ou à l'inspection du travail... au moment où l'on nous vante justement la tolérance zéro!"
Dernier point particulièrement mis en exergue par les inspecteurs du travail: "le transfert de la durée du travail dans la partie du code consacrée aux salaires". "Une grosse revendication du Medef depuis longtemps", décrypte Emmanuel Dockes, à l'université de Lyon:
"En termes de choix idéologique, ce glissement en dit long. On bascule dans la culture d'autres pays, comme l'Allemagne, où la grève est annexée à la négociation collective."
Les gérants de supérette déçus par les derniers remaniements
Toutefois, une grande confusion règne sur le terrain. Si certaines professions critiquent la recodification au nom du dumping social, d'autres estiment que c'est justement la réforme de la réforme qui passe certains de leurs droits à l'as. C'est le cas des gérants de supérettes Casino.
Ayant appris dans la presse les modifications en jeu dans la dernière mouture du texte, Serge Riga, représentant CFTC dans le Sud-Est, dénonce ainsi le lobbying des professionnels de la grande distribution:
"La réforme n'avait rien pour nous déplaire, et nous accordait tous les avantages sociaux des salariés, outre le droit aux congés payés. Y compris, donc, le droit à la représentation syndicale, par exemple. Or, entre le mois de mars et le mois de septembre, le texte explicite que nous avons désormais seulement droit aux congés payés."
Il existe plusieurs types de cartes. Celles qui indiquent la bonne route, celles permettant de situer un pays lointain, celles encore qui marquées d’une croix rouge peuvent mener aux trésors des pirates. Et puis il y a les cartes de Bureau d’Etudes, un collectif d’artistes qui un beau jour s’est transformé en cabinet de cartographie alternative.
Sur ces objets singuliers, on ne trouve ni routes ni trésors, mais les représentations graphiques des différents systèmes de pouvoirs, politique, économique, ou médiatique. Un travail colossal qui combine la richesse documentaire à la recherche esthétique pour tenter de rendre visibles "les paysages cachés" de notre société, comme les structures étatiques, financières, ou administratives.
Des territoires invisibles
Créé en 1992, Bureau d’Etudes n’en est pas à sa première exploration intellectuelle. Issus de l’école supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg, ses deux fondateurs, Xavier et Léonore, ont réfléchi en 1998 à la question du statut de l’artiste dans la société en créant dans la ville une "Zone de gratuité", un espace culturel où toute personne pouvait prendre ou déposer ce qu’elle souhaitait. Issue de ce projet, une réflexion s’est élaborée sur les réponses politiques à la précarité artistique, comme le revenu garanti, mais aussi sur la possibilité de mettre en place une véritable économie culturelle.
Un travail qui a mené le collectif dans les squats de France et d'Italie pour travailler sur les questions d’autonomie. "Et pour organiser l’autonomie, il faut déjà savoir où l’on se trouve!", s’amuse l’artiste pour expliquer l’origine du projet cartographique:
"Notre idée était de savoir comment est structuré le pouvoir. Pour cela, on est d’abord partis d’une lecture classique par la propriété et le capitalisme pour réaliser les premières cartes."
L’ambition du collectif est de mettre en évidence la façon dont s’articulent les cœurs financiers avec les processus industriels. Des territoires invisibles, qui, pour les deux artistes,
structurent de fait notre société. Graphiquement proches d’organigrammes, les premières cartes restent abstraites et difficilement déchiffrables. L’approche purement financière trouve également
rapidement ses limites:
"Les cours et les bottins ne recensent que les sociétés cotées, fait remarquer Xavier. Quid des autres?"
Bureau d’Etudes décide alors d'élargir la documentation et de développer l’aspect graphique, ce qui a impliqué un apport de nouvelles connaissances et l’appel massif aux sciences sociales.
Rendre le réel plus tactile
La sociologie est ainsi sollicitée pour faire "rentrer des personnes dans les cartes", dépasser la vision puriste de la propriété et inclure dans leur réflexion les lobbies et approches dynastiques. Ce qui demande du temps, et de nombreuses tentatives. Chaque carte de Bureau d’Etudes est ainsi le fruit de multiples tâtonnements, d’esquisses, et d’erreurs:
"Pour la carte sur l’Etat, il nous a fallu deux ans pour sortir de la lecture juridico-administrative classique."
Un temps de maturation qui permet aussi de trouver de nouvelles sources. Des références comme Pierre Bourdieu cohabitent sur les cartes avec des travaux de chercheurs moins classiques comme Anthony SuttonBruno Latour. Des sources plus improbables, voire non référencées sont également sollicitées: ou
"C’est ainsi qu’on va lire ce qui peut être considéré comme de la merde, comme les écrits conspirationnistes. On ne dit pas qu’on les utilise, mais on les lit. De toute façon, on n’a pas peur de dire que les 200 familles ont existé. Mais on dit également qu’il n’y a pas eu que ça. La seule réponse à cette critique, c’est la rigueur de notre travail."
Mais aussi sa dimension créative, à travers l’impact des représentations obtenues. Car la grande force des cartes de Bureau d’Etudes réside dans l’immédiateté du
message. Les systèmes apparaissent dans leur ensemble, les notions de réseaux sautent aux yeux du lecteur, qui peut alors se pencher alors sur les légendes, symboles et références.
Ainsi, la carte du groupe Lagardère a-t-elle fait l’objet d’une hypothèse graphique préalable. Le résultat est une modélisation d’un système nerveux, avec des fonctions agencées autour d’un axe
central symbolisé par le cerveau. Le réseau ainsi représenté frappe par son omniprésence, sans pour autant livrer tous ses secrets.
"Ce qu’on a pas réussi à élucider, c’est précisément au niveau du cerveau, l’articulation entre les deux pôles médiatique et militaire. Il y a des choses qu’on ne parvient de toute façon pas à trouver, ou qui restent inaccessibles."
Surveiller les "surveillants"
Etats, grandes entreprises, institutions internationales: les recherches de Bureau d’Etudes ont d’abord porté sur la représentation de systèmes traditionnels. Intitulées "Chroniques de guerre", certaines de ces cartes ont été présentées à grande échelle dans des centres d’art, des expositions, ou encore des festivals alternatifs comme le Next 5 minutes d’Amsterdam. Aujourd'hui se pose la question des sciences exactes:
"La question du passage à une société scientifique est apparue dans nos recherches. Ce n’est finalement qu’un autre type de paysage, après les paysages financiers ou économiques. Les approches sont finalement les mêmes qu'en sciences sociales, on part de bases de données et on lit des trucs dessus."
Les deux artistes ont ainsi développé le thème des techno-sciences dans leurs réalisations, donnant naissance à des objets graphiques inspirés des schématisations
scientifiques. L’objectif reste pourtant le même: analyser notre société, décrire des espaces devenus invisibles, et surveiller "les surveillants", les acteurs politiques et industriels qui
scrutent les comportements individuels.
Le résultat frappe par son caractère didactique : les échelles scientifiques exposent aussi bien les conséquences des téléphones portables sur le cerveau humain, que les analogies entre les
galaxies et l’ADN, le tout dans un agencement esthétique qui marque. "Si on veut développer cela, il faut lire, lire encore, et comprendre", répète à l’envi Xavier. Et dépasser ainsi les limites
formelles de la recherche traditionnelle.
Car Bureau d’Etudes est allé plus loin encore dans ses prospections cartographiques. "Nous avons réalisé des cartes de rêves dans nos recherches. C’est l’aspect psychique qui nous intéressait
alors, l’organisation de la pensée" , explique Xavier, qui n'en dira pas plus sur ce point.
► Le site internet de Bureau d'Etudes
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par Denis Robert*
D’autres clips, slams et chansons sont en préparation. Mais on y va tranquillement, on reste des amateurs.
Les voix ne sont pas synchrones. On va refaire une version plus travaillée de Voleur de foule. En l’état laissons faire les internautes. Les paroles ont été écrites quelques jours avant le concert de soutien à la Cigale en avril dernier. Il n’était pas prévu que je slame. J’ai bouché un trou. La bande son est l’œuvre de deux amis musiciens qu’on voit à l’image faire les méchants Djengo (le chauve barbu) et Benoit Delbecq (le chevelu imberbe). L’idée de départ était de voir des centaines de personnes ouvrir des frigo vides (et pillés par les voleurs de foule). Ça tenait autant du film expérimental que de la vidéo arty. Ceux que vous voyez à l’image sont mes potes du comité de soutien. Et nos enfants. On a eu la flemme de continuer.
Le petit garçon qui chante est le fils d’Yves. Son père lui a signé une autorisation.
Je ne cherche pas du tout dans ce clip à régler des comptes avec Clearstream ou des banques. S’il doit s’adresser à quelqu’un ce slam s’adresserait plutôt à Nicolas
Sarkozy et au nouveau gouvernement qui est très clément avec les voleurs de foule et de plus en plus méchant avec les voleurs de poule (je n’en reviens pas de la lourdeur des peines infligées aux
petits casseurs de Villers-le-Bel et du peu d’émoi que cela a suscité).
Puisque, par ailleurs, vous me demandez souvent comment ça va... Ça va.
Je termine un livre qui sortira chez Flammarion en avril et qui s’appellera Une affaire personnelle. Je travaille à un gros projet de bande dessinée en trois tomes chez Dargaud. J’essaie de monter un film basée sur mon roman La Domination du monde. Je travaille à l’écriture de deux projets de série télé. Et à deux expositions d’art contemporain pour mai et juin à Montpellier et Nancy.
Je gère mes emmerdements judiciaires. Je viens de gagner deux procès au Luxembourg contre la Banque générale et Fortis. Et un en France, contre Imad Lahoud qui me poursuivait pour « atteinte à la présomption d’innocence ». Cette plainte avait provoqué en juin 2006 l’interdiction de mon dernier essai Clearstream l’enquête.
Il me reste une vingtaine de procédures sur le dos. Principalement des plaintes en diffamation déposées par mes amis Clearstream qui montre toujours leurs dents en m’envoyant des huissiers avec des airs de plus en plus compatissants.
- Désolé Msieu encore nous...
Le comité de soutien m’aide à rester zen. A coups d’appel et de pourvoi en cassation, j’ai intégré l’idée
que j’en aurais au moins jusqu’en 2013. Le prix à payer pour ne pas courber l’échine. On a réussi sans presse à remplir une salle de 450 places en novembre à Florange (Moselle) avec Guy Bedos en
amicale vedette. Notre vente aux enchères de dessins et de toiles le week-end dernier a été un gros succès. Et les tee-shirts de Lefred (« Travailler plus ») s’arrachent.
Cet impressionnant mouvement semble ennuyer la multinationale luxembourgeoise et leur avocat, l’inénarrable Richard Malka, qui, continuent à me bastonner d’assignations de plus en plus
délirantes. Je serais, selon leur prose, conspirationniste, gauchiste, falsificateur de fichiers. Ils s’énervent du fait que, grâce aux dons et au comité et à mes
succès de rappeur, je ne paierais plus mes amendes et frais de justice. C’est ce qu’ils m’écrivent dans les conclusions arrivées cette semaine (un procès contre une itv à Sud-Ouest et un
autre suite à un passage dans une émission d’Ardisson).
Au fil du temps, je me sens suis rendu compte de deux grandes différences entre eux (les voleurs de foule) et moi (le voleur de poule), qui font que quoi qu’il advienne, j’ai gagné la partie. J’ai beaucoup d’amis. Eux, pas du tout. Et je ne manque pas d’humour.
A la prochaine,
Denis Robert
Par Nicolas Cadène*

Résumons : au nom de l’équité et de la transparence, le chef de l’Etat a demandé à ce que
son salaire soit aligné sur celui du Premier ministre. Dont acte. A partir du 1er janvier 2008, le président de la République percevra un salaire mensuel de 19 331 euros net.
Mais en demandant de continuer à percevoir son salaire de ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a réussi à anticiper sa hausse de salaire... dès le 6 mai 2007. Entre le 6 mai 2007, jour de son élection, et le 31 décembre 2007, Nicolas Sarkozy aura donc perçu un total de 11 500 euros net par mois au minimum... au lieu des 7 500 euros prévus soit 4 000 net de plus.
Alors que dans le même temps, Nicolas Sarkozy ne cesse de demander à tout le monde (sauf aux plus aisés qui ont droit à des remises d’impôts) de se "serrer la ceinture", alors que les petites retraites ne sont absolument pas augmentées, que des franchises médicales sont imposées, que la redevance télé (la moitié) est à nouveau due par les personnes âgées démunis, on constate que la "rupture" n’est pas contraignante... pour son promoteur...
Par fahd_pdlg*On se souvient de la polémique qui était née lors de la campagne présidentielle sur ce chiffre et le report de la publication par l’Insee du même chiffre. Or aujourd’hui, l’Insee, et le gouvernement avec, nous assurent que le taux de chômage en France serait de 8,1 % aujourd’hui (et 8,8 % en moyenne pour 2006 cf. http://www.insee.fr/fr/ffc/ficdoc_frame.asp ?ref_id=ip1164). Cherchez l’erreur, car l’écart est conséquent, et ne permet pas en tout état de cause de continuer à entretenir le mythe, ni de dire que nous serions en train de « gagner la bataille de l’emploi ». C’est en effet entre 160 000 et 350 000 travailleurs qui manquent à l’appel... autant de personnes qui cotiseraient à notre système de protection sociale que l’on soupçonne par ailleurs d’être en faillite.
Deuxième information étonnante : les travailleurs français travaillent autant que leurs homologues européens.
On comprend mal dès lors qu’ils soient soupçonnés d’excès de fainéantise, de pratiquer la glandouille dès que l’occasion se présente, ou même qu’ils aient à travailler
plus pour améliorer leur pouvoir d’achat. En effet, la Commission européenne montre dans son rapport que pour les travailleurs français à temps plein comme à temps partiel, que l’on décompte ou
pas les jours de grève, les congés de maternité pour les femmes, ou encore les heures supplémentaires effectuées, la durée du travail hebdomadaire en France reste dans la moyenne européenne, et
est très proche de celle de son voisin allemand (cf. tableau ci-dessous).
|
Nombre moyen d’heures travaillées par semaine
|
||
|
Pays
|
Emplois à temps plein
|
Emplois à temps plein et à temps partiel
|
|
Allemagne
|
41,5
|
35,7
|
|
Espagne
|
42,3
|
39,4
|
|
France
|
41,0
|
38,0
|
|
Italie
|
41,2
|
38,6
|
|
Royaume-Uni
|
43,2
|
37,0
|
|
UE-15
|
41,8
|
37,3
|
Source Eurostat, données 2005
Pourquoi
donc la droite et le patronat cherchent-ils à faire croire par tous les moyens que les Français ne travailleraient pas assez ? Aujourd’hui d’ailleurs rares sont les responsables politiques
de gauche assez courageux pour s’élever contre le démantèlement des lois sur la réduction du temps de travail. Le mythe semble donc être devenu une réalité... sauf pour les
travailleurs !
Il y a là un véritable paradoxe. Pour pouvoir augmenter le nombre d’heures travaillées ou racheter des jours de RTT, les entreprises doivent avoir de quoi payer ces heures nouvelles et donc avoir un carnet de commandes bien rempli. Comment les entreprises pourraient-elles proposer à leurs salariés de travailler plus si, d’une part, le travail se fait rare et reste difficile à trouver et que, d’autre part, les travailleurs effectuent déjà des horaires hebdomadaires élevés, et qu’enfin les perspectives de croissance pour 2007 et 2008 sont revues à la baisse (par la Commission européenne, l’OCDE, la BCE ou le FMI, sauf le gouvernement...) ?
Dans ces conditions, la seule solution pour que cela soit possible reste la modération salariale, et donc la baisse du pouvoir d’achat des gens à qui l’on fait croire qu’en travaillant plus, on gagnera plus. Il y a aujourd’hui un fossé incroyable, et qui continue de se creuser, entre ce que vivent les travailleurs chaque jour, et ce que leur demandent les employeurs ou ce que leur propose le gouvernement.
Alors que faut-il faire ? S’agit-il, comme le propose une grande partie des mesures que le Parti socialiste avance aujourd’hui, de distribuer du pouvoir d’achat, comme si cela se décrétait, et sans se poser la question du financement par nos deniers publics ? La gauche devrait, au contraire, réfléchir à la capacité de l’économie à créer des richesses, et par conséquent rechercher des propositions visant à relancer l’offre, plutôt que la demande, pour parler en termes économiques.
En effet, le diagnostic ne peut être plus clair : la croissance de la demande interne est plus forte en France, depuis cinq ans, que celle du PIB. C’était le contraire en 1997. Dans ce contexte, des politiques de stimulation de la demande sont inefficaces, et le sont d’autant plus si elles s’inscrivent dans une logique de soutien à des personnes à très hauts revenus.
Des réformes comme celles sur la réduction du temps de travail ou la proposition d’une hausse du Smic à 1 500 euros ne sont pas irréalistes dans l’absolu. Mais elles le deviennent à partir du moment où aucune proposition visant à améliorer la compétitivité économique de nos entreprises n’est avancée en parallèle.
La gauche doit faire progresser l’activité économique sur ses deux jambes ! Lorsqu’elle ne le fait pas, elle n’est plus crédible sur ses propositions phares (RTT, Smic, services à la personne), et se fige dans l’incapacité face aux attaques de la droite à défendre notre modèle social, celui de la justice et de la cohésion sociale.
Evidemment, le processus plus long par lequel l’amélioration de l’offre compétitive est possible ne permet pas dans un temps très court de répondre aux revendications immédiates. Mais c’est une forte responsabilité politique que de s’engager à dire la vérité dans cette discussion autour du pouvoir d’achat. Car c’est ainsi qu’à l’horizon se profilera une véritable hausse durable du pouvoir d’achat !
Alors voici quelques propositions concrètes que la gauche devrait avancer pour soutenir la création de richesses dans le pays :
Accroître l’effort public sur l’enseignement supérieur et la recherche (la dépense totale public et privé en France dans l’enseignement supérieur et la recherche reste très insuffisante, comparée aux pays développés), élargir les possibilités de financement privé, recentrer les formations proposées. Cet effort supplémentaire devra être sélectif. Ainsi l’engagement de l’Etat devra être pluriannuel (notamment auprès des PME en création ou en difficultés), et ne pas s’inscrire dans la logique actuelle de saupoudrage de l’intervention publique (multiplicité des pôles de compétitivité notamment)
Supprimer la plupart des mécanismes d’aide aux entreprises innovantes, qui constituent dans la plupart des cas des effets d’aubaine purs, et stabiliser en revanche les dispositifs fiscaux en faveur du capital-développement et du capital-risque.
Concernant le droit du travail, il est nécessaire de l’assouplir. Cela signifie rendre plus aisé les embauches et les licenciements, mais aussi au sein même de l’entreprise, aménager le temps de travail et l’organisation interne (travail en équipe, rotation) de manière plus souple.
Les contreparties indispensables à cette flexicurité sont, d’une part, le renforcement et la refondation du dialogue social (renforcement de la négociation collective par accords majoritaires d’entreprises, encadré par des accords de branches et des accords interprofessionnels). D’autre part, un fort soutien aux politiques de Formation professionnelle continue (FPC) financée par les entreprises, dans la mesure où elle favorise la mobilité professionnelle (dans l’entreprise, entre entreprises, évolution de carrière...). Un soutien clair aux politiques de FPC pourrait permettre de :
1) améliorer l’employabilité et le niveau des qualifications, et donc essayer de réduire les inégalités de revenu ;
2) aider à maintenir les travailleurs âgés sur le marché du travail ;
3) dynamiser les marchés intérieurs du travail, les décloisonner, et sécuriser les évolutions de carrière dans le même temps ;
4) accompagner les salariés dans l’évolution rapide et l’actualisation nécessaire des connaissances, et donc contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises.
Place de la Gauche
Par Marsupilami*
"Travailler plus pour gagner plus" : un slogan éculé et faux issu des métastases de la Guerre Froide
Au début du XXe siècle, la figure du Travailleur est devenue centrale dans la définition du lien et du statut social au sein des pays industrialisés. Même ce qu’il reste d’aristocrates rentiers se sent obligé de Travailler, car ne pas Travailler, c’est ne plus être, même si on peut se permettre de vivre de ses rentes. Le capitalisme industriel et marchand poursuit sa route de crise financière en crise financière, cahin-caha. Le socialisme permet d’améliorer la condition ouvrière, aux marges. Et puis patatras : le communisme prend le pouvoir en Russie. Le Travail est collectivisé et devient l’objet d’affrontements idéologiques sans merci.
Peur panique dans le camp d’en face. Pour résister au Travail collectivisé, égalitaire, qui menace de révolutionner bolcheviquement le Travail capitalistique individualisé, inégalitaire, pour éviter que les Travailleurs ne mangent le contenu de leurs misérables gamelles avec des couteaux rouges entre les dents sous l’influence des syndicats et des partis communistes, il faut absolument améliorer les conditions de vie des Travailleurs, ceci d’autant plus qu’ils sont les principaux consommateurs des objets qu’ils produisent et qui doivent à tout prix aussi produire de la Valeur Ajoutée. Il s’ensuit une vraie période de progrès social - la peur du Rouge aidant - et l’émergence de classes moyennes correctement rémunérées et dans l’ensemble assez satisfaires de leur sort de Travailleurs. Tout baigne, apparemment, même si on se menace un peu de guerres atomiques.
Tandis que les Economistes pérorent, se gargarisent de mathématiques et réduisent progressivement l’Homme, c’est-à-dire le Travailleur, à une variable d’ajustement à l’intérieur de leurs machineries abstraites et mercantiles à la fois (mais pas trop : gaffe aux Rouges !), les Scientifiques poursuivent obstinément leurs activités visant à transformer la Nature en machine productive, avec la bénédiction des néodieux de la Raison et du Progrès. Ils ne chôment pas. A l’ombre lugubre projetée par les souvent trompeuses Lumières, ils inventent des machines de plus en plus intelligentes qui remplacent de mieux en mieux le Travail humain. Avant que le Mur de Berlin ne tombe, scellant la fin du communisme, les usines presse-bouton sont déjà fonctionnelles et les vagues de licenciements massifs déferlent, mousseuses de leur écume charriant la misère et le désespoir.
La chute foudroyante du communisme accélère le cours de l’Histoire. Les Rouges ne font plus peur ni contrepoids. La fulgurante offensive néolibérale s’en prend à toutes les solidarités collectives bâties des deux côtés du Rideau de Fer. Le Travailleur n’est plus qu’un rouage d’une gigantesque mécanique capitalistique et financière mondialisée. Quand on ne peut pas encore le remplacer par des machines "intelligentes", on délocalise son travail là où il coûte moins cher. L’Europe et les Etats-Unis se désindustrialisent. Le chômage de masse et les "Travailleurs pauvres" à quart-temps ou à mi-temps, précaires, flexibles, font leur apparition et se multiplient à toute vitesse tandis que la société de consommation bat son plein avec son cortège d’envies frustrées. Les Economistes néolibéraux se gavent de pseudo-prix Nobel et économétrisent à tout-va dans une souveraine inhumanité. Les Ingénieurs inventent des machines encore plus productives et "intelligentes" qui remplacent toujours mieux et plus le Travail humain. Le Travailleur a du plomb dans l’aile. Qu’il appartienne à un lumpenprolétariat de retour ou à des classes moyennes en voie accélérée de paupérisation, il n’est plus considéré qu’à l’aune de sa valeur-machine et les dieux, dont le silence était assourdissant pendant la parenthèse de l’ère industrielle, font sournoisement leur retour sur la scène sociale où règne comme un Grand Vide.
"Travailler plus pour gagner plus" est un slogan éculé, un vestige de la Guerre Froide, quand la peur du communisme imposait au capitalisme de mieux payer les Travailleurs afin qu’ils ne se révoltent pas. Pire : c’est une totale ineptie, étant donné que le temps de travail n’a cessé de diminuer tout au long de l’ère de l’industrie machinique qui est en train de prendre fin.
Inversement, la prophétie de Lafargue est en train de se réaliser : nous allons à moyen terme vers la fin du Travail et donc du Travailleur. Et nous n’avons rien prévu pour faire face à cela. La seule chose raisonnable à faire pour éviter que cette fin du Travail ne soit pas trop convulsive, douloureuse et dramatique socialement, c’est de réduire le plus vite possible la durée de travail. Et pas du tout comme l’ont fait les socialistes français avec leur foireuse, inefficace et inique loi des "35 heures" qui n’a finalement et principalement bénéficié qu’aux classes moyennes, lesquelles sont comme pas hasard le vivier électoraliste d’un PS qui a trahi ses idéaux et qui est en fin de course.
Le problème ne concerne bien entendu pas que le PS et la France. Il est mondial, et c’est pour cette raison que les anti-néolibéraux démocrates de tous les pays devraient essayer de se mettre d’accord sur cette réduction du temps de travail pour contrer l’offensive néolibérale qui fait s’effondrer toutes les communautés naturelles, afin de réinstituer des règles de coexistence pacifiques et solidaires entre les individus et les générations. C’est là la vocation d’un réel nouvel ordre politique : permettre à chaque individu de trouver sa place dans un tout social qui ne sera plus essentiellement défini par le Travail, de créer une société juste où il pourra faire valoir ses droits et accomplir ses devoirs. Dans cette perspective, il est essentiel que le politique reprenne le pas sur l’économique. Il ne s’agit pas d’une utopie du genre "civilisation des loisirs". Il s’agit de préparer la société de l’après-Travail en travaillant moins pour mieux vivre ensemble.
Et cela, le néolibéralisme sous sa forme extrême de capitalisme financier spéculatif et mondialisé est incapable de le faire, aveuglé qu’il est par la course au profit et au retour sur investissement à hyper-court terme. C’est la raison pour laquelle il faut le combattre résolument si l’on veut gérer la disparition progressive du Travail dans une perspective humaniste. Cela ne pourra se faire que par l’intermédiaire d’une puissante et volontaire action concertée des Etats et des diverses collectivités dont les finalités ne sont pas exclusivement économistes, mais ont pour vocation d’œuvrer pour le bien commun à long terme.
Les vieilles recettes socialistes ou social-démocrates sont elles aussi obsolètes pour traiter un problème d’une telle envergure, étant donné qu’elles reposent sur une croyance elle aussi aveugle dans la valeur Travail et dans les bienfaits de la Croissance et de la Productivité à tout prix.
Par R-sistons*
*Eva, journaliste professionnelle carte de presse N°26485 - presse, radio, TV - infos, reporter, chroniqueur, animatrice radio, productrice émissions
pour la TV
Avons-nous un jour réfléchi à la société dans laquelle nous vivons, et aussi dans laquelle vont vivre nos descendants? Non? Alors, voici quelques éléments pour vous aider.
Tout, bien sûr, n’est pas esquissé. Comme la façon dont nous traitons l’environnement naturel...
Nous allons tous droit dans le mur.
En me levant ce matin, j’avais en moi des mots qui jaillissaient, et que j’ai aussitôt notés comme ils venaient. Ils sortaient des tripes, sans doute étais-je en train de penser inconsciemment à mon prochain article sur la déshumanisation de notre société, et que j’écrirai bientôt dans mon blog http://r-sistons.over-blog.com.
Aujourd’hui, je veux tendre un miroir à mes contemporains. Ne comptez pas sur moi, dans cet article, pour analyser tous les mots qui me sont venus à l’esprit, ce n’est pas l’objet de ce billet prophétique. Je me contenterai de partager avec vous les expressions qui ont jailli spontanément pour définir cette société que nous sommes en train d’édifier, tels des Pandore irresponsables.
Je plains nos enfants ; la société que nous allons leur léguer est absolument monstrueuse !
En matière de politique, ce sont les mots totalitarisme et fascisme qui se sont d’abord imposés à moi. Et c’est vrai qu’imperceptiblement, sournoisement, lentement, mais sûrement, nous sommes en train de bâtir une société totalitaire, qui concentre tout entre peu de mains et contrôle chaque aspect de nos vies. D’un côté, le "fascisme" - aux Etats-Unis, en Israël, dans tant de pays africains ou arabes, maintenant en France ou en Russie, entre autres - se banalise, avec ses maîtres tout-puissants, omnipotents et présents, son parti unique ou ses partis identiques, sa presse aux ordres, ses conseillers très spéciaux. Et puis, Big Brother est là, et bien là, les grandes oreilles aussi, comme les satellites espions ou, tout simplement, les caméras de surveillance quadrillant de plus en plus notre horizon. Bientôt, en un clic, on saura absolument de tout de nous en un instant. Nous sommes observés, surveillés, embrigadés, contrôlés. Et dans un tout autre domaine, nous subissons l’emprise étouffante, et déstructurante, des conglomérats ou des organismes internationaux comme la Banque mondiale ou le FMI. Et pour l’instant nous avons échappé au pire, des accords comme l’AMI nous privant totalement de la liberté - mais jusqu’à quand ?
Totalitaire, la « politique » l’est aussi quand elle soumet sans leur consentement les citoyens à des directives contraignantes, économiques ou financières, favorisant les actionnaires au détriment des salariés, le capital par rapport au travail. En fait, la liberté et l’individu sont sacrifiés à l’économie, elle-même sacrifiée à la finance. Avec des objectifs précis : la rentabilité, la compression des coûts - donc en instaurant le blocage des salaires, la flexibilité, les délocalisations, la réduction du personnel, ou la précarisation de l’emploi. A terme, l’idéal étant évidemment de se passer du travail humain et de le mécaniser, de l’automatiser, de le robotiser. Un robot ne fait pas grève, ne se syndique pas, ne revendique pas, accepte d’être taillable et corvéable à merci, gratuitement, sans charges sociales. En attendant, les salariés vont faire des heures supplémentaires, travailler le week-end, et partir à la retraite plus tard pour des montants réduits qu’ils n’auront pas à toucher longtemps, épuisés qu’ils seront par les rythmes imposés - les vampires pourront se frotter les mains. Les caisses de retraite aussi.
Le politique est un mot qui sera bientôt dépassé ; déjà, aujourd’hui, les dirigeants soi-disant démocratiquement élus ne représentent plus les peuples, mais des intérêts « supérieurs » - économiques ou financiers - qui les dépassent, et qui ont un très lointain rapport avec le bien public. Et d’ailleurs, le mot « dépassent » devrait être remplacé par celui de « étouffent », « écrasent ». Les intérêts des oligarchies n’ont rien à voir avec ceux des peuples. Et les dirigeants sont les jouets de groupes de pression ou de lobbies partisans qui remplacent les partis, et en même temps les marionnettes des multinationales. De toute façon, la politique se décide de moins en moins localement et même dans les frontières nationales, mais ailleurs, souvent par Washington qui se fout éperdument, en dépit de ses références chrétiennes, du sort des êtres humains, à partir du moment où « ses » citoyens peuvent maintenir et même améliorer leur niveau de vie déjà élevé par rapport au reste de l’humanité. Et ce sont des technocrates, complètement indifférents aux réalités du terrain et au bien-être des populations, qui choisissent sur le papier les mesures qui dessineront le monde de demain et façonneront l’avenir de chacun.
Naturellement, les « politiques » sont opaques et ont un but non avoué, mais consciencieusement mises en pratique par les serviteurs zélés de l’ultra-libéralisme : répartir autrement les richesses, dans le sens... du bas vers le haut, des pauvres en faveur des riches. Et, par exemple, la Direction des impôts va « offrir » une moyenne de cinquante mille euros de ristourne aux plus nantis, tandis que les ménages les plus défavorisés vont devoir s’acquitter à nouveau d’une partie de la redevance, de franchises médicales et, bientôt, des hausses liées à la prochaine augmentation de la TVA dite avec beaucoup d’humour « sociale », qui élèvera le coût de tous les produits, même de première nécessité. Les effets d’annonce ont peu à voir avec la réalité ! Il faut abuser les futures victimes ; par exemple, en leur présentant la TVA anti-sociale comme sociale ! Ou le paiement d’heures supplémentaires comme le remède-miracle et la solution au chômage !!! La nouvelle société n’a pas peur du ridicule...
Pour permettre aux plus riches de l’être davantage, les politiques de demain casseront toutes les protections des travailleurs, les retraites par répartition, les services publics, les avantages sociaux et, déjà, aujourd’hui, des gouvernements comme celui de Sarkozy encouragent l’abandon de la cinquième semaine de congé payé. L’heure est d’ailleurs à l’austérité pour les salariés, les chômeurs et les retraités, tandis que les milliardaires peuvent s’offrir des fêtes encore plus fastueuses. Naturellement, les mots de solidarité, de communauté, sont bannis, on leur préfère ceux d’individualisme et d’assistance. Il n’y aura plus de solidarité entre les membres d’une collectivité, mais une assistance ponctuelle et condescendante de certains, et la recherche exacerbée de l’affirmation de soi pour d’autres, même si elle doit se faire au détriment du voisin, du collègue ou de l’éthique. Vive la méritocratie, les Tapie en tous genres, et haro sur les médiocres, les faibles, les pauvres ! Le film Soleil vert ne s’était pas trompé. Dans la société d’aujourd’hui, les petits, les sans-grade, les peu doués, les pas de chance, n’ont plus leur place. Vive l’eugénisme social ! La jungle érigée en modèle, le plus fort dévorant le plus faible. A bas la solidarité ! On la décourage, on la piétine. La civilisation est en marche, le rouleau compresseur aussi. Tant mieux pour les gagnants, les jeunes loups ou les vampires de la finance, et tant pis pour les perdants, les exclus. Chacun se retrouvera dans son ghetto, de riches avec des cerbères protecteurs et grassement payés à l’entrée, de pauvres avec des contrôles d’identité et des descentes musclées de la police.
Le sort que nous réservons aux animaux est révélateur de la violence et du cynisme de notre société. Ils sont sacrifiés à notre appétit de profit : porcs ne pouvant pas bouger, poules
astreintes à vivre à la lumière artificielle et, faute de place, écrasées par leurs congénères parfois même avant d’avoir pu pondre l’oeuf d’or pour les entrepreneurs. Pour ne citer que ces
exemples !
Et la démocratie ? Pfff ! C’est une imposture. D’abord, elle est orchestrée par les puissants, uniquement soucieux d’augmenter « leurs » privilèges. Ensuite, elle concerne seulement les élections. Mais celles-ci sont truquées, car les médias sont de vulgaires outils de propagande au service des maîtres du monde ; le choix est faussé à la base. De surcroît, comme je l’ai déjà dit, les élus ne défendent pas les intérêts des électeurs. Un exemple ? Les peuples ont dit non à la guerre contre l’Irak, pas les députés. Et en Occident, on prêche partout la démocratie, mais au nom de celle-ci, censée incarner la liberté, on veut l’imposer partout, quel paradoxe ! Ou plus exactement, quelle duperie ! Bref, en réalité, les citoyens du monde entier sont manipulés, bernés, asservis, écrasés par la Pensée Unique libérale - le plus souvent à leur insu. Et le pire, c’est que ceux qui ont réellement le pouvoir, c’est-à-dire les vrais maîtres du monde, ont droit de vie et de mort sur les peuples ; ils peuvent, dans l’insouciance et la bonne conscience, - voire en enrôlant Dieu pour la circonstance, et ce n’est pas une plaisanterie -, d’un coup de plume, sceller le sort des hommes et des femmes de notre planète, en décrétant un nettoyage ethnique, une guerre préventive ou de conquête, le bombardement des infrastructures ou des zones ennemies... et même s’emparer des ressources des autres, en toute impunité. Est-ce cela, une vraie démocratie, où le peuple est souverain ?
Quant à l’idéal républicain de laïcité comme celui de liberté, d’égalité et de fraternité, ils sont toujours de jolis mots, très mobilisateurs, mais restent des mots - et deviennent de plus en plus des pièces de musée. Bons pour le Musée Grévin, aux côtés de B.-H. Lévy et de sa sémillante épouse, nouveaux héros des temps modernes, plaidant pour le droit et le devoir d’ingérence pour le Darfour, riche de pétrole, mais pas pour les Palestiniens, démunis de pétrole comme du reste. Jolie tarte à la crème humanitaire, dévoyée via les Kouchner, Glucksmann et autres B.-H. Lévy, en abominable prétexte à entreprendre le nettoyage du Proche et du Moyen-Orient ! Aujourd’hui, les plus belles idées sont instrumentalisées pour de funestes desseins. C’est le progrès, sans doute. Gageons que les peuples victimes de ces bons samaritains modernes, apprécient beaucoup moins les initiatives hyper médiatisées de nos dandies néo-cons et néo-sionistes, ayant de l’humanitaire une conception à géométrie variable et agressive !
La laïcité se dilue en de multiples communautarismes, crispés sur leur identité, la peur de l’autre, l’instinct de conservation, le désir de domination et même d’écrasement, les uns prêts à commettre des attentats, les autres à impulser des guerres d’extermination, de bien charmants projets pour ceux qui n’ont pas le bonheur d’être leurs congénères. Une société-voyou, lourde de menaces pour la paix !
Et quelles sont les valeurs au goût du jour ? A votre avis ? Pour moi, ce sont de fausses valeurs, assurément - artificielles, matérialistes... Je vous les cite, en vrac : le culte de l’argent, du profit, du pouvoir, de la notoriété, du vedettariat, des paillettes, de la consommation maximum, de l’individu, de la compétition, et puis on prône la guerre économique, la loi du plus fort, le chacun pour soi, toujours plus de répression et de contrôle... Chacun est sur sa petite île, isolé de son prochain, animé par le désir de posséder et de consommer toujours plus, d’épater son voisin ; l’être est sacrifié à l’avoir, la qualité à la quantité, le sens des responsabilités au chacun pour soi, l’esprit de solidarité à la cupidité, la sincérité aux paillettes, la simplicité à l’esbroufe, le réel au paraître, le spirituel au matériel... Ne nous étonnons pas, ensuite, si certains troquent l’idéal de justice pour la place ministérielle, le combat politique pour la soupe quatre étoiles... C’est dans l’air de notre joli temps ! Cynique, égoïste, boulimique, prédateur... Impitoyable pour l’autre, surtout s’il ne réussit pas ! Le lavage des cerveaux fonctionne à plein... Devenir des Tapie, ou crever !
Et le mode de vie, aujourd’hui ? Chacun chez soi, et en relation avec le monde entier. Virtuellement. Dans un isolement magnifique. Et tant pis pour les nuits écourtées, la fatigue, le manque d’exercice, l’obésité, le repli. On multiplie les contacts... virtuels, on consomme tranquillement, de préférence des plats tout prêts, on se complaît dans la passivité, on s’abêtit, on se laisse embrigader par la publicité, on se coupe du réel et de la vraie culture, on tombe dans la drogue (du net, par exemple), la compulsion, la déprime..., mais nous allons tous droit dans le mur !
Regardons en face la société-voyou que les maîtres du monde préparent sur le dos des peuples et derrière leur dos - matérialiste, antagoniste, prédatrice, violente ! Voyons-la telle qu’elle est ! Ne nous résignons pas à l’intolérable, comme dans mon blog ! Il est temps de retrouver le sens de la mesure, de l’humain, de la fraternité, du partage, du réel, de l’authentique, de l’ouverture, du collectif, de la solidarité, du spirituel ! Cessons de subir, prenons en main nos vies, librement ! Secouons les chaînes que l’on veut nous imposer, de la consommation ou de la soumission aveugle ! Réagissons ! Et pour cela, retrouvons la capacité de nous indigner afin, ensuite, de pouvoir nous engager pour d’autres valeurs ! Pour nous, pour les autres, pour la France, pour les générations futures, dont nous sommes responsables dans la grande chaîne humaine
Silence de l’opposition ou médias sourds ?
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Samedi 08 décembre 2007 à 17h54 sur France 5
Ségolène Royal invitée de Franz-Olivier Giesbert dans son émission "chez F-O-G"
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Dimanche 09 décembre 2007 à 12h50 sur Canal+
Ségolène Royal invitée de Laurence Ferrari dans l'émission "Dimanche +"
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Lundi 10 décembre 2007 à 18h45 sur Public Sénat
Ségolène Royal invitée de Public Sénat dans l'émission "Face à Face"
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Samedi 15 décembre 2007 à 23h15 sur France 2
Ségolène Royal invitée de de Laurent Ruquier dans l'émission "On n'est pas couché" |
Ségolène Royal présente
son récit de Campagne "Ma plus belle histoire c'est vous".
Ségolène Royal sur
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