Arrêt sur image : Ségolène Royal a contacté Daniel Schneidermann

Publié le par Désirs d'avenir 09

durand-schneider.jpgLu dans le Nouvel Obs du 06 juillet 2007

"Autant l'idée me séduit de voir une région, ou des régions, pallier à une carence de la télévision d'Etat, autant il est évident que je ne souhaite pas faire l'émission du PS, ou de Ségolène Royal", a précisé le journaliste.

Ségolène Royal a contacté Daniel Schneidermann, présentateur du magazine "Arrêt sur images", supprimé par France 5, pour lui soumettre un projet de production de l'émission avec la Région Poitou-Charentes qu'elle préside, a-t-on appris vendredi 6 juillet dans l'entourage de Ségolène Royal.
L'ex-candidate du PS à la présidentielle a laissé un message téléphonique jeudi à Daniel Schneidermann, présentateur du magazine hebdomadaire de décryptage des médias, a-t-on précisé, confirmant une information parue dans le quotidien régional La Nouvelle République.
Le journaliste-présentateur a confirmé à l'AFP avoir reçu un message de Ségolène Royal et a expliqué être "en discussions avec des interlocuteurs de la Région pour savoir en quoi consiste plus concrètement la proposition".
Selon la proposition de la candidate, l'émission pourrait être produite par le service Poitou-Charentes Cinéma du Conseil régional, qui comprend un pôle d'éducation à l'image, en s'associant éventuellement à d'autres régions.

"Pas faire l'émission du PS ou de Royal"

Ce service étudierait la viabilité du projet avec l'équipe de Daniel Schneidermann. L'idée serait de diffuser l'émission sur internet. Si aucune date n'a été encore fixée, le principe d'une réunion technique sur le sujet a été acté, a-t-on ajouté dans l'entourage de Ségolène Royal.
"Autant l'idée me séduit de voir une région, ou des régions, pallier à une carence de la télévision d'Etat, autant il est évident que je ne souhaite pas faire l'émission du PS, ou de Ségolène Royal", explique le journaliste sur son blog, précisant qu'il continue de "discuter avec la télévision suisse romande (pour une éventuelle production de l'émission, NDLR), dont l'intérêt bienveillant pour notre demande d'asile médiatique ne faiblit pas".
Daniel Schneidermann estime que le décryptage et l'apprentissage de l'image est une "mission de service public".

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