Ségolène royal a réuni son premier séminaire de travail sur l'analyse de la campagne

Publié le par Désirs d'avenir.org

c__est_elle-1.jpg"Je suis engagée dans le bilan de la campagne présidentielle, mais pour ouvrir des perspectives"

Ségolène Royal et son équipe se sont retrouvées dans une salle de l'Assemblée nationale pour une première réunion de travail post-élections: le matin avec une trentaine de membres de son équipe de campagne, et l'après-midi pour une réunion élargie aux élus qui l'ont soutenue et aux experts.

"Je suis engagée dans le bilan de la campagne présidentielle, mais pour ouvrir des perspectives", explique Ségolène Royal. Le but de cette réunion est de "regarder ce qui s'est passé". Elle souhaite qu'"à la lumière de ce qui c'est passé, ce travail, cette réflexion puissent contribuer fortement à la rénovation des idées socialistes, pour faire en sorte que la société française soit mieux connue et que l'espoir qui s'est levé pendant l'élection présidentielle ne soit pas perdu".

Ségolène Royal a en effet décidé de mettre en place"un groupe de coordination" et "des groupes de travail" autour des valeurs qu'elle a défendues pendant la campagne présidentielle et des "insuffisances des réponses concrètes apportées".

"Ce travail sera mis à disposition du parti socialiste" précisant qu'une première synthèse en serait faite le 25 août à la Fête de la rose de Melle (Deux-Sèvres), lors de sa rentrée politique.

"Je viendrai régulièrement restituer le produit, le fruit de ces réflexions collectives devant les instances du parti, je viendrai chaque fois que j'aurai avancé dans le cadre de ces groupes de travail sur des idées bien construites et bien structurées, je viendrai, puisque l'occasion m'en est proposée, devant le bureau national du parti socialiste pour les restituer et mettre dans le patrimoine commun".

"J'ai confiance, je suis optimiste, nous allons reconstruire, nous allons rénover, accompagner la société française, répondre au désarroi et aux attentes des militants. Je suis là et bien là, avec eux, je vais le faire avec ma parole libre de femme libre, mais appuyée sur un mouvement collectif , je serai là et bien là au sein du parti socialiste".

"Nous devons tous nous remettre au travail, en examinant avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés pendant la campagne, et sur lesquels il faut continuer à travailler".

"J'ai compris mes forces et mes faiblesses. Certes nous avons perdu mais nous avons aussi fait des choses extrêmement positives, c'était une belle campagne, on en est fiers. Je ne fuirai pas ce bilan dans ses points forts, dans ses points faibles, dans ses lumières, ses échecs, et ses insuffisances, c'est en ayant le courage de faire ce bilan de vérité et d'authenticité que l'on pourra ensuite bâtir sur des bases très solides".

Côté forces, elle rappelle que "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne". Elle évoque également ses "intuitions", même si elles étaient "parfois insuffisamment précises", et les "éléments refondateurs" qui se sont levés: la démocratie participative, la valeur travail, l'ordre juste... "Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints".

Ségolène Royal reconnaît, côté faiblesses, que "l'élaboration du pacte présidentiel est intervenue très tard par rapport à celui de Nicolas Sarkozy, qui lui était prêt beaucoup plus tôt".

Elle évoque aussi les difficultés de "traduction" de ces concepts et le "manque de réactivité", notamment à la télévision. Elle réitère ses regrets de n'avoir pas fait elle-même, quand elle était à Paris, les points de presse quotidiens de campagne: "C'est moi qu'on attendait". Ségolène royal regrette également que la "greffe avec le parti" dans la deuxième phase de campagne ait dû se faire "dans l'urgence".



Lu sur Rue89.com


Royal se pose en recours des "militants désemparés"

Décidée à rebondir, l'ex-candidate a réuni lundi son équipe de campagne pour une autocritique.

Première réunion d'autocritique d'une longue série. Ségolène Royal a réuni ses proches et des personnalités extérieures, lundi à l'Assemblée nationale, pour faire le bilan de sa campagne présidentielle. Objectif: montrer qu'elle sait tirer les leçons de son échec pour mieux se replacer dans la prochaine course à l'Elysée:






Fidèle à ses habitudes depuis sa défaite, Ségolène Royal ferme à la presse chacune des démonstrations de démocratie participative. Interdiction de parler en dehors de la salle de réunion. Seules quelques langues bien pendues s'autorisent à bafouer le mot d'ordre.

Ancien porte-parole de la candidate socialiste, Arnaud Montebourg ne peut se retenir face aux caméras. Mais il n'aborde que la méthode, trouvant "intéressant d'avoir les analyses d'experts qui [les] ont observés durant toute la campagne".

Tête pensante de Ségolène Royal, Sophie Bouchet-Petersen se montre, elle, plus prolixe. D'abord poète: "Je ne vais pas inventer une détresse qui ne nous étreint pas." Avant de livrer son analyse: "Les raisons de l'échec remontent à 1986. Le premier symptôme que le truc nous échappe dans les classes populaires, c'est l'émergence du vote FN."

Elle clame à qui veut l'entendre: "Pas de tactico-tactique, c'est une réunion." La présidente de la région Poitou ne la contredit pas à la sortie de ladite réunion. Exit les critiques de ceux qui lui ont mis des bâtons dans les roues, l'heure est à l'autocritique. On est bien loin de la fracassante démission de Lionel Jospin en 2002. Mais on n'en saura pas beaucoup plus, les conclusions de ses réflexions feront prochainement l'objet d'un livre.

Certains intervenants extérieurs ("personnes ressources" en langage ségoliste) ont toutefois livré quelques pistes. Pour Brice Teinturier, politologue à l'institut de sondages TNS Sofres, la défaite provient d'abord d'une impréparation de la candidate, d'un "retard à l'allumage":



Ségolène Royal veut se servir de cette analyse pour rebondir. Et compte bien ne plus répéter ses erreurs. "Le PS, c'est notre parti, il n'y a pas eux et nous", dit Sophie Bouchet-Petersen. L'ex-candidate socialiste acquiesce: elle interviendra même au bureau national du parti, instance qu'elle dénigrait jusque-là. C'est ainsi qu'elle entend redonner espoir aux "militants désemparés"... par sa propre défaite.

Publié dans Divers

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daniel 18/07/2007 14:56

toujours aussi inconsistante et brouillonne ! elle ferait un excellent ministre du vent ! les lang,strhaussk et autres éléphants ont une autre envergure que cette insignifiante personne qui ne croit qu'en elle ...................