La réforme des régimes spéciaux... Pour tous ???

Publié le par Désirs d'avenir 09

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Vous pourrez lire ci-dessous quelques extraits de presse sur le même sujet :


François Fillon: "la réforme des régimes spéciaux de retraite sera menée à bien"

(Associated Press)

En déplacement à Nîmes, le Premier ministre François Fillon a assuré vendredi que la "réforme des régimes spéciaux sera menée à bien", expliquant que l'harmonisation à 40 annuités de la durée des cotisations des retraites n'est "pas négociable".

Dans un discours lors de l'inauguration du centre nautique Nemausa, le chef du gouvernement a dit comprendre que cette réforme "puisse susciter des inquiétudes ou des incompréhensions".

"Mais l'harmonisation à 40 annuités de la durée des cotisations des retraites de tous les Français, c'est un sujet qui n'est pas négociable", a-t-il ajouté. "L'égalité entre tous nos concitoyens l'exige et l'allongement de la durée de la vie l'impose".

"Aujourd'hui 17 millions de salariés sont appelés à cotiser 40 années pour garantir le financement de leur retraite, deux millions de travailleurs non salariés -commerçants, artisans, agriculteurs, membres des professions libérales- en font tout autant, cinq millions de fonctionnaires sont, depuis la réforme de 2003, invités à faire le même effort", a rappelé le Premier ministre.

"Les 500.000 agents bénéficiant des régimes spéciaux peuvent, je le crois, comprendre que le maintien de notre système de retraite par répartition suppose un effort comparable et un effort partagé", a-t-il estimé. "Ils peuvent comprendre qu'avec un million de bénéficiaires et 500.000 cotisants, c'est la survie même de leur régime qui est aujourd'hui en cause".

Le Premier ministre a également évoqué les questions environnementales. "A l'issue du Grenelle de l'environnement, un coup d'accélérateur du programme des TGV et d'une manière plus générale de l'utilisation du transport ferroviaire et des transports collectifs va être décidé", a-t-il précisé. "En même temps que cette accélération va être décidée, des moyens financiers supplémentaires, grâce à une fiscalité écologique, vont permettre de mettre en oeuvre plus rapidement ce projet".




Régimes spéciaux: les députés visés par la réforme

(
Par Liberation.fr avec source AFP)

Début, mercredi, des négociations entre le gouvernement, les syndicats et les entreprises concernés par l'avenir du système des retraites.

e ministre du Travail, Xavier Bertrand, soumet mercredi aux syndicats un «document d’orientation» destiné à cadrer les négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Soit neuf jours avant la journée de grève du 18 octobre qui s’annonce rude dans les transports.

Le ministre recevra mardi à partir de 7h30, et tour à tour, l’ensemble des syndicats et directions d’entreprises concernés par la réforme pour leur soumettre ce document et «recueillir leurs remarques», selon le ministère.

Le texte précisera les «principes généraux d’harmonisation» des différents régimes spéciaux de retraite, «avec ce qui relève de la responsabilité gouvernementale et ce qui relève des négociations d’entreprise», a-t-on ajouté au ministère.

Le ministre a expliqué à maintes reprises mener cette réforme emblématique du programme de Nicolas Sarkozy «sans idéologie aucune» et que «la porte (restait) ouverte au dialogue». Il a toutefois assuré aux députés et sénateurs la semaine dernière que la réforme devait être prête avant la fin de l’année, s’attirant les critiques du Parti socialiste qui a dénoncé un «simulacre de concertation».

Soutenue par une majorité de Français, selon des sondages, la réforme des régimes spéciaux touchera quelque 1,6 million de personnes – 500.000 actifs et 1,1 million de retraités –, employées dans les industries électriques et gazières, à la SNCF, la RATP ou encore la Comédie Française. Elle consistera à harmoniser leur durée de cotisation (37,5 annuités en moyenne) sur celle du régime général (public et privé, 40 annuités).

La réforme devrait également concerner les députés, qui bénéficient d’un régime spécial permettant par exemple aux élus de l’Assemblée nationale de doubler leurs années de cotisation lors de leurs trois premiers mandats. Le groupe Nouveau Centre au Palais Bourbon en effet déposer une résolution visant à réformer le régime de retraite des députés.

A la SNCF, qui avait connu une des grèves les plus dures de son histoire en 1995 lors d’une première tentative de réforme de ces régimes, l’ensemble des organisations syndicales, fait rarissime, appellent à une grève le 18 octobre qui devrait être très suivie.




Le nouveau «régime spécial» des députés : 5 ans d'indemnités de chômage !

(www.actuchomage.org)

Alors que le chômeur ordinaire bénéficie d'une indemnisation maximum de 23 mois pour une allocation moyenne de 800 € et qu'ensuite, dans le meilleur des cas, il percevra le RMI ou l'ASS (environ 400 € par mois), les députés, eux, seront désormais couverts sur la base de 5.400 € bruts de manière dégressive pendant cinq ans au lieu de 6 mois.

En octobre 2003, sous l'inspiration d'un gouvernement de droite qui songeait d'office à se prémunir de la précarité alors qu'il a fait en sorte de l'imposer à son bon peuple durant tout son règne, une discrète mesure a été prise par arrêté du Bureau de l’Assemblée nationale, prévoyant que les députés qui ne seront pas réélus aux législatives du 17 juin 2007 pourront bénéficier pendant cinq ans - soit le temps d'une législature complète… - d’une indemnité dégressive, financée par une cotisation spécifique de 0,5% créée à cet effet et prélevée sur leurs émoluments (lire en commentaire).
Auparavant, les députés destitués étaient assurés de percevoir pendant six mois l’équivalent de leur indemnité de base - soit 5.400,32 € brut - s’ils ne retrouvaient pas toute de suite une activité. Et s’ils avaient d’autres mandats ou d’autres revenus, l’Assemblée leur versait une indemnité différencielle.

Six mois, effectivement, c'était bien trop peu : le Bureau de l’Assemblée nationale a donc décidé d'en décupler la durée. Les six premiers mois restent inchangés. Les six mois suivants, ces nobles désœuvrés percevront 70% de l’indemnité de base, puis 60%, puis 50% jusqu'au quatrième semestre. Ensuite, durant les trois années restantes, l'allocation diminuera de 5% tous les semestres pour atteindre jusqu’à 20% de l’indemnité de base, soit 1.080 € bruts. Bien évidemment, les autres mandats et/ou revenus continueront d’être déduits sur la période.

Nous vous laissons savourer en commentaires les réactions relevées sur le Net à ce sujet, d'autant plus que le seul média officiel à en avoir parlé fut l'incontournable Canard Enchaîné dans son édition du 7 février, tandis que le reste de la profession affiche un silence assourdissant sur cette info, à trois semaines des élections présidentielles.




Régimes spéciaux des retraites des députés

(www.el-dia.com)

Lorsque l'assemblée nationale avait voté son nouvel aménagement pour les députés recalés, El Dia de la Républica s'en était fait l'écho, mais cela n'avait pas provoqué de turbulences médiatiques. Aujourd'hui où les régimes spéciaux de retraite sont à l'ordre du jour, peut-être que les français vont s'intéresser d'un peu plus près aux comptes de la nation.

Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros soit 60 mois x 6952 euros.
C'est la nouvelle indemnité chômage des députés. A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront à vie 20 % de ce traitement, Soit 1390 euros par mois, ce qui est mieux que le RMI. Il faut noter qu'un député battu coûte beaucoup moins cher qu'un élu, puisque à 21000 euros mensuels (pour l'élu), la différence est de 14000 euros, et que par ailleurs un député qu'il soit battu ou élu ne sert à rien.

Publié dans Divers

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