Sarkozy présente sa "politique de civilisation" à la presse

Publié le par www.rue89.com

conf-presse-2008.jpg

Rue89 a suivi en direct la conférence de presse de Nicolas Sarkozy.
Retrouvez le florilège de ses déclarations et des questions des journalistes.







 

12h19. Fin de la conférence de presse: le Président promet qu'il renouvellera l'expérience courant 2008.

 

12h18. BFM n’enverra donc plus d’équipes TV pour suivre les vacances du président... C’est la manière cinglante avec laquelle Nicolas Sarkozy a répondu à une question d’une journaliste de BFM sur ses vacances et sur son salaire.

 

Puis il s’est énervé sur le "populisme" de ceux qui ont critiqué le montant de son salaire, "un peu moins élevé" que celui de son prédécesseur. "A-t-on jamais demandé à mes prédécesseurs combien ils gagnaient?" (et pan!). La meilleure défense, c’est l’attaque, Nicolas Sarkozy a bien appris la leçon.

 

12h16. Une journaliste allemande interpelle Nicolas Sarkozy sur la vente de savoir-faire nucléaire aux pays arabes. Le président ne voit pas le problème. Il veut "éviter un conflit entre Orient et Occident" et si les pays choisissent en plus la technologie nucléaire française, "c'est mieux".

 

12h10. Le traitement réservé aux sans-papiers est enfin abordé par Florence Murracide du JDD: "Ils ne sont pas traité comme des criminels. Il n'y a pas d'autres solutions." Appelant à la rescousse Zapatero et Prodi, Nicolas Sarkozy a annoncé que les trois pays procéderaient à des "expulsions collectives" . "475 millions d'Africains ont moins de 17 ans et le détroit de Gibraltar, c'est 14 kilomètres", a laissé tomber Nicolas Sarkozy.

 

12h06. Une question de Ruth Elkrieff (BFM-TV) sur la menace de crise économique mondiale donne l’occasion à Nicolas Sarkozy de faire un nouveau couplet sur le fait que les Français ne "travaillent pas assez", sur le fardeau des 35h... Les subprimes ou la menace de crise n’y changent rien. "Nous faisons ce qu’il faut, nous serons au rendez vous des résultats", a-t-il conclu. Ça s’appelle la méthode Coué.

 

12h01. "Je n'ai pas menti." Répétée plusieurs fois, cette petite phrase répondait à une question de Vanessa Schneider, de Canal+: "Etes vous satisfait?" Alors non, le Président n'est pas satisfait parce qu'il voit "l'immensité de ce qu'il reste à faire." Voulant donner à son propos de forts accents de sincérité, Nicolas Sarkozy est allé jusqu'à clamer "L'authenticité se lit sur mon visage."

 

Une version française de George Bush père, assénant dans un débat en 1988: "Read my lips: no new taxes." ("Lisez sur mes lèvres: pas de nouveaux impôts"). Promesse non tenue par la suite.

 

11h54. Les élections municipales: "Je m’engagerai... Le concept d’élections dépolitisées est absurde." Mais le Président estime qu'il sera vraiment jugé à la fin de son quinquennat.

 

11h51. Flatté d'avoir été qualifié de "stratège génial" par l'intellectuel Edgar Morin, Nicolas Sarkozy ne s'est pas laissé démonté par la critique qu'il a aussi formulée, rapportée par Ivan Levaï, selon laquelle "il ne suscite pas l'enthousiasme" que suscitaient Blum, De Gaulle et Mitterrand.

 

"On parle du Blum qui a failli se faire lyncher?", a demandé le président avant d'asséner que lui, son Blum admiré était celui du congrès de Tours, pas celui de 1936. Et au président de fanfaronner: "Je ne déclenche pas l'enthousiasme et je fais 53% au second tour? Qu'est ce que ça aurait été si on m'aimait?"

 

11h49. Question pertinente de Christine Clerc, “journaliste indépendante”: n’avez vous pas le sentiment d’offrir aux Français une “politique de civilisation” alors qu’ils attendent du pouvoir d’achat? Nicolas Sarkozy, de manière prévisible, a répondu qu’il n’était pas d’accord avec elle.

 

11h44. Question de Fabien Nahmias (Europe1): "Souhaitez vous que 2008 soit la fin des 35 heures?" Réponse: "Pour dire les choses comme je le pense, oui."

 

11h41. "M’sieur Joffrin est en pleine forme"... Nicolas Sarkozy a fait rire aux dépens du directeur de Libération qui lui avait demandé s’il n’avait instauré une "monarchie élective". Le Président était à la limite de la cruauté quand il a évoqué la "fragilité" économique de "Libé" ou sa difficulté à trouver un public...

 

"Vous n’avez trouvé que ça", a-t-il dit, méprisant, rejetant l’idée d’une "monarchie", se demandant dans ce cas s’il était "le fils caché de Jacques Chirac qui aurait été placé sur le trône"... Il a défendu ses ministres d’ouverture et leur liberté de parole: "C’est pas la gauche qui aurait fait ça", a-t-il dit, pour enfoncer un dernier clou dans la question de Laurent Joffrin.

 

11h33. Question de Geneviève Goetzinguer, de Radio France Internationale, sur les modalités de la réorganisation de l'audiovisuel extérieur:

"L'idée serait de créer un label France Monde, avec RFI, France 24 et TV5. Pour porter une présence de la France beaucoup plus importante, en mutualisant des moyens, comme le réseau des correspondants.

Le problème est qu'il y en a un qui a problème éditorial [TV5, ndlr], mais qui est bien distribué, un autre sans problème éditorial, mais mal distribué [France 24] et une radio [RFI] ce qui ne suffit pas, il faut la télévision.

Une chaîne publique France Monde, ne peut que parler Français. Avec un sous-titrage espagnol, arabe, anglais... avec une vision française. Je préfère vraiment qu'on la porte en Français."

En résumé, fini France24 en arabe ou en anglais, fini aussi les rédactions en langues étrangères de RFI. De quoi faire quelques économies pour financer le tout... Et susciter beaucoup d'inquiétudes dans les rédactions concernées.

 

11h25. Sarkozy confirme que c'est en juillet, lors de sa visite à Tripoli, au moment de la libération des infirmières et du médecin bulgare, qu'il a promis au colonel Kadhafi une visite officielle à Paris. A la question du faste de cette visite, il répond: "Si vous proposez l'entrée et le plat, vous ne pouvez pas refuser le dessert."

 

A propos de ses félicitations adressées à Vladimir Poutine après une élection bien peu démocratique: "C'est parfaitement ridicule!" Nicolas Sarkozy ne voit pas le problème. On peut tout à fait féliciter le président russe pour son élection -"c'est le plus populaire en Russie"- mais lui reprocher ce qu'il en fait (situation en Tchétchénie, respect des droits de l'homme).

 

Le président explique aussi avoir besoin de parler à la Russie sur le Darfour, l'Iran et la paix dans le monde: "Poutine est suffisament respectable pour demander à l'Iran d'arrêter de danser au bord du gouffre."

 

11h22. Errare Sarkosum est. Depuis son élection, le Président reconnaît-il avoir fait quelques erreurs? Hum. "Je fais de la politique depuis trente ans, j'ai fait des erreurs, en 1999 et en 1995." Plus récemment, il regrette la polémique autour de la TVA sociale (terme mal choisi selon lui): "Il fallait faire plus qu'en parler. Il fallait le faire."

 

11h19. Sur un éventuel mariage avec Carla Bruni: "C’est du sérieux, mais c’est pas le JDD qui fixera la date... Il y aura de fortes chances que vous l’appreniez quand ça sera déjà fait"...

 

 


 

A ce propos, Nicolas Sarkozy a joué sur du velours, se félicitant qu’une journaliste lui pose une question sur sa vie privée qu’elle n’aurait jamais osé poser à ses prédécesseurs. "Tout le monde savait, personne n’en a parlé", a-t-il dit, évoquant les voyages de François Mitterrand à Assouan, "avec différentes familles", et les avions de la République. Alors "avec Carla, nous avons décidé"...

 

En renvoyant les journalistes dans les cordes, Nicolas Sarkozy se permet donc d’instrumentaliser sa vie privée, de s’offrir les habits neufs de la modernité des moeurs présidentiels, sans avoir l’air d’y toucher.

 

11h09. Après une heure de déclaration préliminaire, la séance de questions a enfin commencé. Première à s'élancer, Mireille Lemaresquier (France Info), la présidente de l'Association de la presse présidentielle, qui l'interpelle sur le respect d'une promesse de campagne: étendre au domicile des journalistes la protection qui s'applique aux locaux des rédactions:

"Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources. Il m'arrive d'être mitigé sur le respect d'une certaine déontologie professionnelle de vos confrères, j'assume (...) Je préfère les excès de la presse, que pas de presse (...) Nous ferons ce texte [sur la protection des sources, ndlr] en 2008.

J'appelle certains d'entre vous à la prudence. J'ai moi même été chercher certains de vos confrères à N'Djamena. Certains ont pris des risques qui n'avaient rien à voir avec l'idéal de votre métier. Je vous appelle à la prudence."

Sur la crise de la presse:

"Il y a une sous-capitalisation et une distribution qui ne fonctionne pas. Je pense à la presse écrite. Il y a de moins en moins de kiosque, le portage coûte une fortune. Il faut conduire un plan de modernisation du plan de distribution de la presse. Le gouvernement de M. Fillon est prêt à le conduire."

Sur l'indépendance de la presse:

"On ne peut pas dire la presse est une industrie et refuser à cette industrie d'avoir des actionnaires. Ce qui nuit à l'indépendance, c'est de ne pas pouvoir trouver son journal."

11h08. C’était prévisible, Nicolas Sarkozy a ironisé sur ce qu’il a qualifié de "Charivari un peu ridicule" autour de la visite de Kadhafi en France, et de se payer les socialistes en rappelant qu’il a été reçu avec tous les honneurs par les socialistes espagnols: "Elle doit bien mal se porter l’Internationale socialiste"...

 

"La France doit parler à tout le monde", a-t-il défendu, citant Bouteflika, Chavez, Assad... La force du verbe sarkoziste.

 

11h05. Autre thème fort, la diversité:

"Quand on se bat pour la diversité, l'argument post-colonial [de vouloir leur imposer la démocratie à tout prix, ndlr] saute. De tous temps dans ces régions du monde, il y a eu des musulmans, des juifs, des chrétiens.

Pourquoi défendre le Liban? Parce que c'est un symbole de la diversité. Pourquoi défendre Israël? Parce que c'est un symbole de la diversité. La diversité est bonne pour tout le monde. C'est un symbole universel qui doit être respecté partout."

11h04. Sur l'immigration, Nicolas Sarkozy refuse de choisir "entre les hystériques de l'immigration zéro et les poseurs en générosité abolue". Défendant sa politique des quotas, il dit vouloir "aller jusqu'au bout" pour "qu'on accueille seulement les gens qu'on veut intégrer". Citant un taux de chômage des immigrés "entre 20% et 30%", il fustige: "Beau résultat, messieurs les généreux!"

 

11h01. La politique étrangère de Nicolas Sarkozy résumée à un bon mot: "On aurait eu l'air malins." Les Français auraient eu "l'air malin" si le Président avait annulé son voyage en Algérie après les propos inacceptables" du ministre algérien Mohamed Chérif Abbas -il avait accusé Nicolas Sarkozy d'obéir aux orientations du "lobby juif".

 

De même, les Français auraient eu "l'air malin" s'ils avaient annoncé quitter l'Afghanistan et renoncer à la lutte contre les "barbares" quelques jours avant l'attentat contre Benazir Bhutto.

 

10h57. Nicolas Sarkozy a une idée géniale: ouvrir le G8 aux grands pays en développement. Le seul problème, c’est que l’Allemagne l’a déjà proposé, il y a des années, mais s’était heurté à un mur. Sans doute la situation est-elle plus mûre aujourd’hui.

 

Idem pour le Conseil de sécurité de l’ONU: idée géniale de Nicolas Sarkozy de l’ouvrir aux grands pays émergents? Non, une idée qui est sur la table depuis des années, et qui s’est heurtée à un autre mur (la Chine s’opposant à l’entrée du Japon, la rivalité entre grands d’Afrique, entre grands d’Amérique latine).

 

Au passage, le Président arrondit à "un milliard" le nombre d'habitants en Amérique latine, qui atteint en fait environ 600 millions selon la notice Wikipédia).

 

10h56. "Ah ben, si c'est compliqué, alors c'est compliqué..." Nicolas Sarkozy a un petit côté Fernand Raynaud dans sa façon d'argumenter. Avec Carla dans le rôle de Félicie.

 

10h54. Péchiney, “un grand de la chimie” a dit le Président. Hmm... Péchiney, c’est quand plutôt un groupe d’aluminium, non? En tout cas c’est pour ça que le canadien Alcan l’a racheté...

 

10h51. “Politique de civilisation”, il faudra compter après coup le nombre de fois que Nicolas Sarkozy a cité le concept d’Edgar Morin. C’est évidemment le mot du jour...

 

10h49. Nicolas Sarkozy a trouvé un moyen de compenser son incapacité à augmenter le pouvoir d’achat: développer la participation et l’intéressement, en l’étendant aux entreprises de moins de 50 salariés, et en particulier la proposition de différencier l’impôt sur les revenus pour les petites entreprises qui y auraient recours. Du pouvoir d’achat, mais plus tard...

 

10h44. L’hôpital “est en deshérance” et c’est la faute aux 35 heures: Nicolas Sarkozy a frappé fort sur le dossier santé, chaud en ce moment avec la grève des urgentistes. 2008, l’année du changement de la gouvernance dans les hôpitaux: c’est la promesse, non détaillée, du jour.

 

10h43. Un silence de quelques secondes. Nicolas Sarkozy va annoncer sa "rénovation sans précédent de l'audiovisuel extérieur" et veut faire son petit effet.
Le président parle de "révolution culturelle dans le service public de la télévision" qui doit "favoriser la culture française."

 

Pour le faire, le président promet une refonte complète du cahier des charges et "la suppression de la publicité" des chaînes du service public.

 

10h40. A propos des banlieues, Nicolas Sarkozy veut une "politique [qui doit répondre] à des questions fondamentales comme celle de redonner une chance à celui qui a connu un échec ».

 

Le président évoque aussi la politique de la ville: "Peut-on poser le malaise des banlieues, si on ne pose pas aussi le problème de la ville, c'est aussi un problème de civilisation: quelle ville s'efforcer de construire au XXIe siècle?" Il faut une "réponse française".

 

A ce moment-là, il lance un pavé dans le jardin de Bertrand Delanoë:

"C'est pourquoi j'ai lancé une réflexion sur le Grand Paris, sous l'angle de l'urbanisme, de l'architecture. On n'en parle jamais. Je vais m'impliquer personnellement dans ce dossier. Je ne laisserai pas ce procès s'enliser. La situation de la vie parisienne est devenue inacceptable."

10h38. L'urbanisme, l'audiovisuel public, l'hôpital... le Président balaie tous les sujets, raccrochant chaque thème à sa nouvelle marotte, la "politique de civilisation". (Ajout à 15h32) Il annonce également qu'il réfléchiit à la "suppression totale" de la publicité sur les chaînes du service public.

 

10h35. C'est le Sarkoshow! Discourant sur l'école, le président s'est subitement fait comédien, et imité ses prédécesseurs qui eux, face aux problèmes de l'école, lançaient: "N'en parle pas, on va avoir une manifestation!" Nicolas Sarkozy, lui, n'a même pas peur.

 

 

10h33. Il ne fait pas bon avoir été le prédécesseur de Nicolas Sarkozy: depuis le début de sa longue, très longue déclaration liminaire, le président a chargé la barque de l’héritage, responsable de tous les maux de la République.

 

10h31. Un coup pour la croissance: "Pour un autre type de croissance, il faut changer l'instrument de mesure de la croissance." Le Président annonce la création d'un groupe d'experts internationaux de haut niveau pour "mieux prendre en compte la qualité de vie des Français". "Plus personne ne croit dans les statistiques", ajoute Nicolas Sarkozy, pour qui il faut donc repenser les indicateurs.

 

Pour cela, rien moins que deux prix Nobel d'économie sont annoncés: l'Indien Armatya Sen, (primé en 1998), et l'Américain Joseph Stiglitz qui, lui, dirigera ce comité d'experts. Une sorte de super-commission Attali, en somme.

 

10h28. "Une démocratie irréprochable", c'est ce que souhaite instaurer le président. Avec "une réforme des institutions ambitieuses et une annonce. Simone Veil est chargée de rédiger un projet de texte en préambule de la Constitution. Pour avoir "une constitution en avance sur notre temps et pas en retard". Dans ce préambule, des "nouveaux droits": égalité hommes-femmes, respect de la diversité, défi de la bioéthique.

 

10h27. Il faut sauver le soldat Grenelle! Nicolas Sarkozy s’est engagé à respecter “scrupuleusement” les conclusions du Grenelle de l’environnement. Une réponse à José Bové et à sa grève de la faim anti-OGM. Bonne nouvelle, à suivre.

 

10h25. La rupture sarkozyste prend de l'ampleur: "Il nous faut d'abord changer nos façons de produire, de travailler, d'apprendre et de vivre."

 

10h23. Le Président feint l'énervement (en substance): "Comment peut-on me demander de continuer comme depuis trente ans? 'M’sieur le président encore une subvention' ..." Oui mais que propose-t-il? Suspense.

 

10h17. Au premier rang de la conférence de presse, les deux grognards de la Sarkozie: Claude Guéant, secrétaire général, et Henri Guaino, conseiller spécial du président. Juste derrière, son héraut: David Martinon, le porte-parole de l'Elysée.

 

10h14. Nicolas Sarkozy a ouvert sa conférence de presse en faisant un cour de rattrapage en direction de ceux qui n’auraient pas compris sa référence à la "politique de civilisation", concept évoqué lors de ses voeux télévisés du 31 décembre. Il a implicitement reconnu la paternité d’Edgar Morin dans ce concept, que le sociologue s’était étonné de voir repris par le chef de l’Etat.

 

Sarkozy a cité pêle-mêle l’amour, le respect, l’humanisme, la diversité, bref, a-t-il résumé, “remettre l’homme au coeur de la politique”. Mais ce catalogue, cettte longue liste de voeux pieux suffira-t-elle à donner du souffle à un discours désincarné? A convaincre qu’à l’instar de la Renaissance citée en exemple, le "sarkozysme" est une réincarnation de la "politique de la vie"?

 

10h10. Avant, la politique c'était "tout sur la technique, tout sur le qualitatif, rien sur l'essentiel (...) J'ai voulu remettre l'homme au coeur de la politique": propos liminaires très généraux pour entamer la première conférence de presse du quinquennat -en elle-même une petite rupture, Jacques Chirac ne prisant guère l'exercice.

 

10h05. Prévue à 10 heures, la conférence n'a pas encore commencé. Il faut dire que près de 500 journalistes (dont un certain Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue89) ont rejoint l'Elysée: le tour de parole doit être un peu compliqué à organiser...
Une journaliste allemande interpelle Nicolas Sarkozy sur la vente de savoir-faire nucléaire aux pays arabes. Le président ne voit pas le problème. Il veut "éviter un conflit entre Orient et Occident" et si les pays choisissent en plus la technologie nucléaire française, "c'est mieux".

Publié dans Divers

Commenter cet article