Compte rendu de la réunion Désirs d'avenir 09 du jeudi 05 octobre

Publié le par Le comité de lecture de Désirs d'avenir 09

Tout d’abord, nous tenions à remercier les nouveaux venus à cette réunion et nous espérons encore avoir beaucoup de futurs adhérents ou sympathisants.

 
1)
De nouvelles annonces de soutien à Ségolène Royal en Ariège :
Fondère, Rouch, Loubet, Soula, Montané, Piquemal et surtout Bonrepaux (qui s’est déclaré lors de la dernière réunion de groupe du Conseil Général…). A n’en pas douter, suite à ces déclarations, d’autres vont certainement suivre…

 
2) Pour accéder à l’investiture présidentielle, les 3 candidats PS que sont Ségolène Royal, DSK et Laurent Fabius, auront droit à 3 passages télé (LCP, chaînes TNT… ces passages télé seront enregistrés sur cassette vidéo et transmis aux sections PS afin que tout ceux qui ne les auraient pas vu puissent, s’ils le souhaitent, voir ces allocutions). De plus, 3 meetings PS (Île-de-France, Toulouse et une autre ville à déterminer) seront proposés aux adhérents et sympathisants : les 3 présidentiables seront là pour défendre le projet socialiste sans confrontation aucune…

 
3) Action "Un référent par section" :
De nouveaux noms se sont fait connaître et viennent se rajouter aux nombreux autres déjà recensés. Toutefois, nous devons continuer à rechercher des référents pour les sections qui nous manquent. Nous ferons paraître la liste des référents par section la semaine prochaine. Rappelons que l’objectif est d’avoir 60% (ou plus) d’adhérents PS près à voter Ségolène le 16 novembre 2006 comme porteuse du projet socialiste face à la droite…


4) Trésorerie :
Notre comité n’est pas habilité à avoir une trésorerie (légalement parlant), cela serait une contrainte assez lourde. Il a donc été proposé de faire un "pot commun" afin de financer : les gueuletons de fin de réunion mais aussi, et surtout, les banderoles (qui serviront dès le 20 octobre à la venue de Ségolène à Labège) ainsi que les transports. A titre d’exemple : 2 banderoles (textes à choisir : Désirs d’avenir 09 / Pour nous c’est Elle / …) coût : 120€ l’une ; le bus pour Labège depuis Tarascon : 500€… Une vente de CD de photos de la venue de Ségolène en Ariège le 22 septembre dernier est proposée, aucun prix n’est fixé, chacun donne ce qu’il peut.

 
5) Organisation du Grand Déplacement de Ségolène Royal à Labège, à l’Espace Diagora du vendredi 20 octobre 2006 : l’horaire semblerait avoir été fixé vers les 18h30 (attente de confirmation dans les prochains jours). Un bus sera loué (compter 500€, soit une base de 10€ par personne). Nous partirons de Tarascon et rentrerons pour nous faire un casse-croûte dans la salle de réunion de Désirs d’avenir 09. Nous nous équiperons de nos nouvelles banderoles et de nos plus beaux sourires… Une liste circulera lors de la prochaine réunion afin d’inscrire les personnes désireuses de venir (adhérents et sympathisants, tout le monde est le bienvenu !!!).


6) Le débat national : Comment donner envie à tous les salariés d’adhérer à un syndicat ?

Pour rappel : Le renforcement des syndicats est indispensable pour rééquilibrer les relations entre partenaires sociaux. L’instauration d’un dialogue social de qualité en dépend largement.

Dans notre pays,  les partenaires sociaux ne sont pas suffisamment consultés et associés aux grands choix qui préparent l’avenir. Les syndicats sont même parfois tenus à l’écart de décisions qui ont un impact décisif, et en l’espèce négatif, sur la vie des salariés, comme on l’a vu avec le CPE.

L’implantation et l’adhésion syndicale restent faibles et les rapports entre patronat et syndicats s’en ressentent. La France se caractérise ainsi par des relations sociales pauvres, qui, par ricochet, n’encouragent pas l’adhésion syndicale, laquelle affaiblit encore la qualité et le poids du dialogue social dans l’organisation du travail et des entreprises. Nous sommes enfermés dans un cercle vicieux.

Or des exemples étrangers, les pays nordiques notamment, montrent qu’un autre équilibre est possible et qu’un syndicalisme puissant est un facteur de progrès social bien sûr, mais aussi d’efficacité économique : des syndicats forts sont mieux à même d’obtenir que les salariés soient bien rémunérés et sécurisés dans leur emploi, et lorsque les salariés sont ainsi confortés, l’entreprise se porte mieux. La droite se trompe lorsqu’elle soutient que la précarisation des salariés est un passage obligé pour rendre notre économie plus forte.

J’ai décidé d’ouvrir un premier débat participatif sur cette question, à mes yeux essentielle pour renouer avec la croissance, rééquilibrer le rapport entre le travail et le capital et revitaliser le dialogue social.

Ce débat participatif est d'un type nouveau:  il est ouvert sur le site, mais aussi animé par les 430 Comités locaux de Désirs d'avenir et les membres du Conseil d’animation politique, auxquels j’ai demandé d’organiser des débats, dans la forme de leur choix, sur cette question essentielle. Je vous donne rendez vous dans trois semaines pour le bilan et la synthèse de ce débat. 

Voici un résumé de ce qui s’est dit lors de notre débat :

 

Pour encourager l’adhésion syndicale :

On pourrait réfléchir sur un encouragement financier : pourquoi les cotisations pour un parti politique sont-elles exonérées à 50% sur la feuille d’impôts alors que les cotisations syndicales ne le sont qu’à 30% ?

Éliminer la peur de se syndiquer car trop souvent adhérer à un syndicat, c’est avoir aussi une étiquette politique collé dans le dos, ce qui n’est pas l’envie du syndiqué ni le but d’un syndicat ! Il faudrait donc dépolitiser les syndicats et faire en sorte qu’ils ne soient "que" des représentants des salariés en fonction d’une profession ou d’un domaine de compétence particulier des dits salariés. La peur vient aussi de ne pouvoir réellement militer : trop de pression dans l’entreprise empêche de nombreux salariés de s’engager, de manifester ou tout simplement de faire entendre leurs voix. Pour cela l’État devrait mieux protéger le citoyen tant dans le secteur privé que public.

Donner plus de moyens aux syndicats pour leur permettre de faire plus de social : les syndicats ont perdu énormément de moyens durant ces 20 dernières années : le salarié syndiqué doit pouvoir se reposer sur son syndicat lors de coups durs. Une participation financière des pouvoirs publics serait envisageable…

Éliminer aussi cette barrière qui sépare les services publics des entreprises privées : un travailleur est un travailleur, qu’importe qu’il soit dans le public ou le privé, sa protection doit être maximum partout et les réformes doivent être les mêmes pour ces deux statuts (exemple pour les retraites…). Les salariés doivent s’unifier et non se séparer !

Enfin, alors que les entreprises ont un droit de communication et de visite dans les collèges, les lycées et les universités, comment se fait-il que rien ne soit mis en place pour expliquer et apprendre à ces mêmes élèves, concernés par leur futur employabilité, leurs droits dans le monde du travail et comment les faire respecter grâce aux syndicats ? Sur les bancs des lycées ou des facultés on leur apprend leurs devoirs, mais c’est dans la rue qu’ils sont obligés de faire entendre leurs droits si souvent bafoués !!! Oui à la formation au syndicalisme (comme cela existe déjà dans certaines corporations…). Oui à une meilleure communication de ce qu’est un syndicat et quel est sont but pour (et dans) l’entreprise autant que pour le salarié.

 

Pour renforcer l’implantation syndicale dans les entreprises :

Un constat est clair : en France, les syndicats ne sont pas vus comme des partenaires, mais plutôt comme des obstacles, des empêcheurs de tourner en rond… Il y a un manque évident de relation entre le monde de l’entreprise et celui du syndicat. Beaucoup d’entreprises rejettent encore toute idée d’avoir un représentant syndical : celles-ci devraient être contraintes par l’État de permettre aux salariés d’être couverts par un syndicat représentant leur profession (sinon sanction financière…).

Il faudrait peut-être élargir la représentativité syndicale dans de nouveaux domaines ou de nouvelles professions (on pense là à toutes les PME et PMI et surtout aux micro entreprises souvent très innovantes… mais qui à petite échelle ne sont bien souvent pas représentée syndicalement).

De même qu’apprendre aux élèves ce qu’est un syndicat, il faudrait aussi former les futurs ou nouveaux chefs d’entreprises au syndicalisme : leur faire comprendre qu’un syndicat est plus un atout qu’un obstacle à l’épanouissement de leur entreprise.

Dans l’idée, plus que d’une implantation, d’un partenariat syndical dans l’entreprise, il serait peut-être intéressant d’inclure le syndicat comme acteur dans la signature du contrat de travail : le contrat de travail ne serait plus bipartite mais tripartite, salarié, entreprise et syndicat (bien sur, rien ne devrait obliger le salarié de se syndiquer).

Ce sont des modifications à la législation du travail qu'il faudrait apporter comme solutions au problème de la syndicalisation en France.

 

La dernière question du débat portant sur la place à réserver à la négociation entre partenaires sociaux n’a pas réellement été abordée. Cependant, dans les deux premières parties du débat, nous apportons quelques éléments à cette réflexion, l’idée essentielle étant encore une fois de rendre Enteprises et Syndicats partenaires pour défendre les mêmes causes : le respect de l’emploi, la sauvegarde de l’emploi, la qualité de l’emploi qui aboutiront à la fin de la chaîne à une meilleure productivité pour l’entreprise. Bien sur que le dialogue doit venir avant le conflit, car il n’y a jamais de gagnant dans un conflit, il n’en ressort le plus souvent que des frustrés !!!


Vous êtes bien sur toutes et tous invité(e)s à participer à ce débat en laissant vos commentaires sur le blog (à la suite de cet article)… Nous prendrons en compte toutes les idées (qu’elles soient bonnes, mauvaises ou farfelues…) d’autant plus que le débat risque de se prolonger la semaine prochaine. C’est la démocratie participative : chacun dit ce qu’il pense avec ses propres mots, ses propres idées et ses propres convictions, sans se soucier du regard d’autrui…

Publié dans Divers

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pallares 12/10/2006 00:14

nous sommes sur la bonne voie tel des alpinistes ca serat dur mais avec de tels debats l'on devrait y arriver surtout avec des comptes rendus aussi fidéle faire vivre le mouvement montant c'est a mon avis primordial amicalement           andré    pallares