La polémique enfle autour de la vidéo sur Royal

Publié le par Nouvel Obs.com

Le secrétaire fédéral du Parti socialiste du Maine-et-Loire, où a été tournée la vidéo piratée, affirme qu'un élu proche de DSK a demandé la séquence. Le camp Royal parle de "méthode inqualifiable" et de "coup bas".


Le secrétaire fédéral du Parti socialiste du Maine-et-Loire, Serge Bardy, a affirmé samedi 11 novembre dans un communiqué que la vidéo (cliquez sur le lien pour voir la dite vidéo) de Ségolène Royal concernant le temps de travail des enseignants du collège, avait été demandée par "un élu angevin proche de DSK"."Je suis outré par la façon malveillante utilisée par un élu angevin proche de DSK qui a demandé cette vidéo, il y a deux semaines, auprès de celui qui l'a réalisée pour le compte de la fédération", déclare Serge Bardy, qui soutient officiellement Ségolène Royal.
"Cette réunion a eu lieu au siège de la fédération en présence de nombreux militants, élus, enseignants et autres proviseurs de collège. Les militants ne comprennent pas et n'acceptent pas ces images volées et la présentation caricaturale du débat auquel ils ont contribué", ajoute-t-il.

Cercle restreint
Le sénateur du Maine-et-Loire, Daniel Raoul, qui se trouvait aux côtés de Ségolène Royal ce jour-là a également réagi par voie de communiqué à ces images: "Je tiens à m'offusquer du fait que des propos non publics, et tenus devant un cercle restreint, composé uniquement de responsables socialistes, soit diffusé sur internet", souligne-t-il.
Dans une vidéo tournée au mois de janvier à Angers et diffusée sur l'internet, à moins d'une semaine du vote des socialistes sur le choix de leur candidat pour 2007, Mme Royal propose que les enseignants effectuent 35 heures de présence au collège.Elle ajoute ne pas vouloir encore le "crier sur les toits" pour "ne pas prendre des coups des organisations syndicales enseignantes".

"Méthode inqualifiable"
Les trois porte-parole de Ségolène Royal ont qualifié par ailleurs la diffusion de cette séquence piratée, de "méthode inqualifiable" et de "coup bas".
Dans un communiqué, Jean-Louis Bianco, Arnaud Montebourg et Gilles Savary ont dénoncé "la méthode inqualifiable consistant à utiliser des propos extraits d'une vidéo improvisée et tronçonnée, datant de près d'un an et concernant en une réunion de travail interne".Cette réunion consistait "en une discussion à bâtons rompus, avec des enseignants et des chefs d'établissement, à la recherche de solutions contre la marchandisation du soutien scolaire", ont-ils souligné.
Ségolène Royal a "affirmé dans sa pré-campagne que l'éducation sera au premier rang de ses priorités. C'est sans doute pour cela que l'on tente de porter le discrédit sur sa détermination. Mais les militants socialistes ne seront pas dupes de ce 'coup bas'", selon les porte-parole de la présidente de la région Poitou-Charentes.
"Chacun sait bien que si la gauche revient aux responsabilités, elle mènera une politique aux antipodes de celle de la droite. Les enseignants seront mieux épaulés, mieux accompagnés, mieux respectés, dans le combat commun pour la réussite scolaire", écrivent encore les deux députés et le député européen.

Hollande intervient
De son côté, François Hollande, numéro un du PS, a souligné que la question du soutien scolaire est "majeure".
"On ne fait pas un débat public avec des vidéos piratées", a observé François Hollande, interrogé par Europe 1.
Mais sur le fond "il y a des inégalités majeures" entre "ceux qui peuvent disposer d'un appui en dehors de l'école et ceux qui ne le peuvent pas", a déclaré le Premier secrétaire.
"C'est pourquoi le PS, et c'est l'engagement que nous prendrons tous quel que soit le candidat désigné", veut "introduire un soutien scolaire gratuit, pas forcément par les enseignants d'ailleurs", a-t-il ajouté.
Il a cité la possibilité qu'il soit dispensé par "des étudiants, des personnels contractuels" et parlé d'"heures supplémentaires avec rémunérations spécifiques" dans le cas de professeurs assurant ce soutien.

Publié dans Divers

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