Ségolène Royal demande aux militants "leur confiance massivement au premier tour"

Publié le par Christian Panvert - NouvelObs.com

Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste, a tenu mardi soir à Aiffres son premier meeting dans sa région du Poitou-Charentes qu'elle préside. A deux jours de la primaire, la députée locale a demandé aux militants du PS "leur confiance massivement au premier tour".
"C'est là que va se jouer la première phase de la dynamique de l'élection présidentielle", a-t-elle lancé devant 1.500 partisans.

Devant les militants des quatre fédérations (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne), elle a expliqué qu'elle avait envie de "partager un moment d'amitié, de fraternité, d'intelligence, et pas de slogan" et qu'elle participait ici à une "réunion de famille".

Ségolène Royal, élue députée des Deux-Sèvres depuis 1988 sans interruption, a rappelé que, lors des premières élections législatives, la droite se demandait ce que "cette femme venue d'ailleurs venait faire ici" et que les slogans étaient "voter pour un homme de chez nous".
Elle a été largement applaudi par l'assistance à laquelle elle n'a cessé de s'adresser. "C'est ici que j'ai appris l'écoute, la démocratie participative. Vous m'avez donné la force d'être visionnaire".
Debout, vêtue d'un tailleur gris, face au pupitre ou se déplaçant sur la scène, elle s'est adressée aux élus: "j'ai appris ici le travail des élus de terrain. Des maires ruraux qui sont en première ligne".
Ségolène Royal a ensuite critiqué l'action du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy: "Quand on est au pouvoir, on agit pour maintenant et on ne promet pas des lendemains qui chantent".
Elle a également rappelé que l'éducation serait au coeur de son programme présidentiel: "Il faut réconcilier l'école avec l'entreprise et l'esprit d'entreprendre". Faisant allusion à la récente affaire de la vidéo diffusée sur Internet, elle a indiqué qu'elle ne "laisserait pas déformer ses propos".
En ce qui concerne les débats télévisés, elle a tenu à dire qu'elle n'avait jamais voulu "dénigrer, caricaturer, et ce, pour maintenir la qualité". Avant d'affirmer "son ambition la plus farouche que jamais nous ne puissions plus connaître un 21 avril 2002".
Elle a enfin cité "François Mitterrand (qui) disait: 'quand on franchit une épreuve, si elle ne vous détruit pas, elle vous renforce'. Me voilà renforcée", a-t-elle conclu, avant de repartir sur les airs du titre "Du courage", interprété par la chanteuse "La Grand Sophie".
C'est déjà sur cet air qu'elle ouvrait et refermait ses réunions politiques lors de l'élection à la présidence de la région Poitou-Charentes en 2004.

Publié dans Divers

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