Prélèvement à la source : ce qu’en pensent les candidats

Publié le par Le Figaro.fr

La France est le seul pays de l’OCDE à ne pas prélever à la source l’impôt sur le revenu. Si la réforme est prête, à Bercy, depuis 2005, celui ou celle qui sera élu le 22 avril prochain souhaitera-t-il la lancer ? Tour d’horizon des points de vue des partis sur le sujet.

 




- Au
PS, c’est clair : en 2007, si Ségolène Royal est élue, le prélèvement à la source sera institué «sur l’ensemble des revenus», comme le précise le projet socialiste. Il fera partie du projet, plus vaste, d’un « impôt citoyen» qui fusionnerait impôt sur le revenu et contribution sociale généralisée (CSG), déjà prélevée sur la feuille de paye.

 
- A l’UMP, en revanche, il est plus difficile d’avoir une position tranchée. Le projet législatif ne mentionne pas de réforme du prélèvement de l’impôt. Quant au prélèvement à la source, Nicolas Sarkozy s’était dit, lorsqu’il était le locataire de Bercy, «réservé» sur le sujet. Cependant, la réforme ayant déjà été préparée par le ministère de l’Economie, il est probable que le parti de la majorité ne laissera pas ce projet dormir dans un carton.
 
- L’UDF est également favorable à ce prélèvement. «Je ne comprends pas pourquoi on s'obstine à ne pas mettre en œuvre la retenue à la source », avait expliqué François Bayrou en 2004. Reste que l’avant-projet présidentiel du parti centriste n’en dit mot.
 
- Les Verts, eux aussi, militent depuis des années pour une «fiscalité socialement juste et écologiquement efficace», ce qui implique, entre autres, le prélèvement à la source, ne serait-ce que pour les économies qu’il représente.
 
- Le FN, lui, veut «supprimer progressivement l’impôt sur le revenu». Dès lors, plus besoin de se poser la question du prélèvement à la source ou non, qui n’apparaît pas dans le projet du parti. De même, si Philippe De Villiers souhaite «inscrire dans la constitution le taux maximal de prélèvements obligatoires», il ne précise pas sa position sur le prélèvement à la source.
 
- La LCR, qui veut «établir une très forte progressivité de l’impôt sur le revenu», ne semble pas, en revanche, se soucier de la manière dont il est prélevé. Pas de prélèvement à la source mentionné dans son programme pour 2007, donc.
 
- Le PC, lui, promet qu’«un nouveau barème de l’impôt fera passer le nombre de tranches d’imposition de 5 à 9 pour assurer une meilleure progressivité du prélèvement». Pas de mention, ici non plus, du prélèvement à la source, mais une certaine hostilité à cette réforme existe au sein de l’extrême-gauche, au nom des informations confidentielles sur les salariés auxquelles auraient accès les entreprises.
 
- Lutte ouvrière, enfin, s’oppose fortement à cette réforme, qui rendrait plus difficile «le contrôle par chaque contribuable salarié des futures augmentations d’impôts», et les erreurs « plus longues, voire impossible à rectifier», tandis que «les patrons deviendraient percepteurs».

Publié dans Divers

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