Royal n'entend pas se laisser dicter son calendrier par Sarkozy

Publié le par Associated Press

Pas question de se laisser "impressionner" par le "Barnum" Sarkozy: alors que sa campagne semble traverser un trou d'air, Ségolène Royal a fait savoir mardi à ses troupes qu'elle entendait bien "continuer à son rythme" en poursuivant ses débats participatifs en vue de l'élaboration de son programme fin février ou début mars.

Feux de l'actualité braqués sur son rival de l'UMP, sondages en berne, frictions avec son compagnon François Hollande sur les questions fiscales: alors que "le frisson d'un début de doute" s'est emparé de ses troupes selon un élu PS, la candidate socialiste a tenu mardi à les rassurer en venant participer à la réunion hebdomadaire des députés PS.

"Elle n'a pratiquement pas parlé de Nicolas Sarkozy", lors de son intervention d'une dizaine de minutes, a rapporté le chef des députés socialistes Jean-Marc Ayrault, à l'issue de la réunion. "Elle a dit que ce qui s'était passé dimanche (à l'UMP, NDLR) ne l'impressionnait absolument pas et que ça la confortait dans le choix de sa méthode et qu'elle allait continuer à son rythme", a-t-il poursuivi.

Il faut "ne pas s'agiter, rester sur notre démarche. Nous ne sommes pas obligés de dépenser 4 millions d'euros pour un grand Barnum", a encore déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes, selon un participant, en allusion au congrès d'investiture de Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal est engagée dans une phase de débats participatifs jusqu'au 11 février, qui doit lui permettre d'élaborer son programme présidentiel. Elle devrait faire connaître ses promesses fin février ou début mars, selon son codirecteur de campagne, François Rebsamen. Revers de la médaille: alors que son adversaire de l'UMP commence à aligner les propositions, la candidate est contrainte d'attendre.

"Nous avons adopté un rythme tranquille, mais un rythme qui ira jusqu'au bout et qui montera progressivement en puissance et nous n'avons pas de raison d'en changer", l'a défendue Jean-Marc Ayrault. "Nous avions dit que nous voulions écouter les Français et enrichir nos orientations, notre projet, à partir de ce qu'ils vont nous dire".

Il n'y aurait donc pas, selon lui, de flottement dans la campagne de la candidate. "La campagne des présidentielles est très longue. Elle n'a jamais commencé si tôt", a relativisé M. Ayrault pour qui cette réunion "s'est passée dans un climat plus qu'amical, chaleureux, détendu même". "Ségolène Royal, par le ton tranquille de son propos, assumant son rythme, assumant sa méthode, est de nature à créer de la confiance chez ceux qui font campagne et chez les Français".

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