Ségolène Royal dénonce une "campagne de racailles"

Publié le par Reuters


Ségolène Royal dénonce "la campagne de racailles" lancée selon elle par la droite sur sa situation fiscale, et a prôné transparence et respect des règles de moralité publique en la matière.


"La campagne qui a été lancée par l'UMP (...) est une campagne malhonnête. Comment disent-ils déjà? Une campagne de racailles. Et ça, je ne le laisserai pas faire", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle au micro de RTL.

"Je ne veux pas me laisser accuser et traiter de fraudeuse fiscale. Je trouve cela scandaleux", a-t-elle ajouté.

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a dénoncé de son côté un "coup tordu (...) très révélateur des méthodes de l'adversaire".

"Si notamment les amis de M. Sarkozy comptent là-dessus pour gagner c'est que vraiment ils n'ont pas tellement confiance en eux", a déclaré le député-maire de Nantes sur LCI.

Pour couper court aux rumeurs circulant sur son patrimoine, Ségolène Royal a rendu public mardi l'état de ses actifs, confirmant qu'elle et son compagnon François Hollande étaient assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Tout candidat à la présidentielle doit transmettre sous pli scellé la liste de son patrimoine au Conseil constitutionnel. Elle n'est publiée qu'en cas d'accession à l'Elysée.

Le premier secrétaire du Parti socialiste a de son côté porté plainte pour diffamation contre le député UMP Jacques Godfrain, le journal Le Midi libre et les sites internet ayant relayé des informations selon lesquelles le couple tentait d'échapper à l'ISF en constituant une société civile immobilière (SCI).

François Hollande et Ségolène Royal possèdent ensemble un appartement de 120 m² à Boulogne-Billancourt, aux portes de Paris, et une maison dans les Alpes-Maritimes. Ségolène Royal est également propriétaire d'un "bureau-logement à Melle, dans sa circonscription des Deux-Sèvres.

"JE SUIS AISÉE"

Sur RTL, Ségolène Royal a donné des précisions sur cette SCI "familiale, sans revenu et sans capital". "Cela n'a rien à voir avec une SCI commerciale", a-t-elle fait valoir, démentant toute volonté de dissimulation.

La création de cette société civile a été retenue "parce que nous sommes quatre co-propriétaires. Il y a les grands-parents, deux autres personnes et moi (...) et les banques ont demandé, pour avoir une garantie de l'emprunt, que nous soyons constitués en co-propriété".

"Je suis aisée et je pense normal de payer l'impôt sur la fortune", a ajouté Ségolène Royal, pour qui s'aquitter de l'ISF et représenter la gauche à la présidentielle n'est pas incompatible.

"Je pense également qu'au bout de trente années de vie professionnelle, avoir constitué un patrimoine en ne partant de rien - j'ai commencé ma vie en n'ayant rien - c'est le fruit de mon travail (...) Moi qui ai été élevée à la dure, vous le savez, dans une enfance que vous connaissez, j'ai appris ce qu'était l'honnêteté et la vérité de la parole", a-t-elle dit.

Face aux "insinuations" et aux "méthodes d'intimidation, la candidate socialiste n'a "pas l'intention ni de (se) laisser faire par ces méthodes d'intimidation ni de les imiter".

"Je considère que la politique doit être propre", a insisté la présidente de la région Poitou-Charentes, qui ambitionne de faire émerger en France une "République du respect".

Publié dans Divers

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