Portrait : Premier secrétaire fédéral du monde

Publié le par Anne-Aurélie Morell - hebdo.parti-socialiste.fr

Pierre-Yves Le Borgn’ est un homme heureux. Il dirige la Fédération des Français à l’étranger (FFE) et dit « aimer les adhérents socialistes de la planète ». Né en 1964 à Quimper, l’actuel Premier fédéral des Français de l’étranger fait ses études à Paris. Après une licence en droit, puis Sciences Po, il crée avec Arnaud Montebourg un comité pour la réélection de François Mitterrand en 1988. Son père, militant actif, lui offre alors sa première carte du Parti. L’étudiant prépare le concours de l’ENA, qu’il abandonne, pour réussir celui du Centre français de journalisme (CFJ). Puis, malgré des compliments sur ses talents de journaliste, il décide d’entrer au Collège d’Europe de Bruges, renouant ainsi avec sa formation initiale de juriste. Il en sort avec la mention « Très bien ».


En 1990, Pierre-Yves Le Borgn’ effectue son service national sous le soleil de Californie. C’est làbas que tout commence : expatrié entre Los Angeles et San Diego, loin d’oublier son appartenance au socialisme, seul, puis aidé d’un ami, il entreprend de « faire vivre le mouvement », aidé de courriers et de fax. Depuis, internet a effacé les distances et une section s’est ouverte à L.A. Désormais, les adhérents du monde entier échangent en temps réel, mais si PYB’, comme on l’appelle, salue la rapidité de communication qu’offre cet outil virtuel, il n’oublie pas la « fracture numérique » qui isole certaines régions du globe.

Dès 1991, cet « europtimiste » figure sur la liste de Michel Rocard pour les Européennes, et l’année suivante, il revient sur le Vieux Continent et s’installe à Bruxelles. Actuellement, il conserve cependant un lien avec les États-Unis : il travaille depuis Bruxelles pour une société américaine spécialisée dans l’énergie solaire.

Alors que le « non » français au référendum sur la constitution européenne l’a meurtri, il pense qu’un « débat strictement institutionnel » ne suffit plus, et applaudit lorsque Ségolène Royal parle d’« Europe par la preuve ». Réélu en 2005 à l’Assemblée des Français à l’étranger (AFE), Pierre-Yves Le Borgn’ veut briser le poncif selon lequel « la droite serait ultramajoritaire chez les expatriés ». Ces derniers sont en effet « une véritable chance pour la France ».

Publié dans Divers

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