Aujourd'hui, à Dimanche + (vidéo) : Ségolène Royal reprend l'offensive

Publié le par Canal+ - France 2

Sur Canal+, Mme Royal a évoqué les propos "inacceptables et humiliants" du président PS du Languedoc-Roussillon sur la forte proportion de joueurs noirs chez les Bleus: "Je désapprouve que George Frêche n'ait pas été suspendu plus tôt, mais la procédure suit son cours."
Après une semaine délicate, elle a appelé les socialistes à lui faire confiance.


 

 

Ségolène Royal : invitée de Dimanche +, Canal +, Laurence Ferrari

(21 janvier 2007)

 

Source Canal+

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Voulant reprendre la main après plusieurs jours de flottements et quelques couacs dans sa campagne -  et son équipe, la candidate PS a défendu de nouveau sa "méthode participative". "Je veux tenir bon", a-t-elle martelé en réaffirmant sa volonté de construire sa campagne au fil de débats participatifs et de convaincre ceux qui, dans son camp, "rechignent" ou raillent sa méthode.


En outre, Ségolène Royal s'est félicitée d'avoir un parti en ordre de marche pour 2007 grâce au premier secrétaire François Hollande, qui maintient l'unité du parti et joue un "rôle complémentaire".

"Les socialiste ne regretteront pas de m'avoir écoutée. Qu'ils fassent ce que je leur demande et je les conduirai à la victoire, non pas ma victoire à moi mais la victoire pour un pays qui a envie d'un désir d'avenir", a-t-elle promis.

La candidate socialiste a répété, comme elle l'avait fait la veille, qu'elle dévoilerait les grandes lignes de son programme le 11 février et conduirait alors une bataille "projet contre projet".

La candidate à la rencontre du hip-hop
Par ailleurs, la candidate du PS est allé dimanche à la rencontre de la culture hip-hop. A Suresnes (Hauts-de-Seine), où se tient actuellement un important festival hip-hop, elle a rencontré une dizaine de chorégraphes avant d'assister à un spectacle de danse.

"Je suis venue pour découvrir. Je ne fais pas semblant", a-t-elle déclaré à son arrivée. "C'est par la culture que l'on fait reculer toutes les formes de violences", a-t-elle conclu à l'issue de la rencontre. "Elle a saisi le sens de notre culture", a estimé Gabin Nuissier, 41 ans, de la compagnie Aktuel Force. Il attend maintenant "qu'elle soit présidente pour aller la taquiner. Au moins elle aura de la considération pour la culture hip-hop". 

Sur TF1 samedi, elle avait défendu sa méthode
Samedi soir sur TF1, déjà, Ségolène Royal avait déjà défendu sa méthode. "La France a changé surtout, le monde a changé, alors la politique doit changer, et c'est pour ça que j'ai fait le choix de cette démarche de débats participatifs", a déclaré Mme Royal. "Je prendrai le temps que j'avais prévu  pour ce travail avec les Français".

Elle en avait profité pour ironiser sur les "promesses" de Nicolas Sarkozy qui "promet tout et donc demain ne tiendra rien". "Je pense que nous n'avons pas la même idée de l'exercice du pouvoir."

Le logement, une "bonne cause"
Samedi dans la journée, la candidate du PS a visité le "ministère de la crise du logement ", un bâtiment occupé depuis la fin décembre par des associations de mal-logés, à deux pas de la Place de la Bourse. Elle a estimé que l'occupation d'édifices par les associations de SDF ou de mal-logés constituait "une bonne cause".

Mme Royal  s'était déjà exprimée à plusieurs reprises sur ce dossier, confirmant vendredi à Roubaix qu'elle était favorable aux "réquisitions-préemptions de logements vacants depuis plus de deux ans".

Lang annonce "une semaine de combat"
Dimanche sur France Inter, Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal,  a annoncé, au-delà des "petits couacs" et des "péripéties" de campagne, une "semaine de combat" de la candidate PS, qui, avec sa "force d'âme", a "l'ardeur de nous mener à la victoire".

"Nous avons la chance d'avoir une candidate de toute première qualité, une femme d'action, de conviction, de combat", a lancé le député du Pas-de-Calais. "Je sais sa force d'âme, sa puissance de caractère. Au-delà des petites piques qui passent. Elle a l'ardeur, la force, la ferveur de nous mener à la victoire".

L'ancien ministre a fustigé au passage "le bonimenteur" Nicolas Sarkozy, appelant à ne pas se laisser "empapaouter" par son discours.

Frêche fixé le 27 janvier
La Commission nationale des conflits du PS doit se réunir le 27 janvier pour examiner le cas de Georges Frêche, après ses déclarations sur la forte proportion de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, qui avaient soulevé un tollé dans la classe politique. L'intéressé s'est mis "en congé" du PS pour ne pas gêner la campagne de la candidate.

Mercredi, Ségolène Royal s'était félicitée de cette démarche sur RTL, estimant alors qu'"on pouvait en rester là". Entre temps, les Verts ont estimé que le responsable socialiste régional devrait "se mettre en congé de la politique".

ISF: Royal a sollicité un "expert indépendant"
La candidate socialiste a déclaré, dimanche sur Canal +, qu'elle avait eu recours à un "expert indépendant" pour l'évaluation de son patrimoine et s'est demandé si tous les autres candidats avaient eu ce "scrupule".

Evoquant son assujettissement à l'Impôt de Solidarité sur la Fortune, "en cumulant" avec les revenus de son conjoint François Hollande, la candidate  PS à l'Elysée a observé que "c'est un impôt souvent très fraudé". "Les gens sous-estiment leurs biens pour ne pas le payer", a-t-elle dit. "C'est un impôt qui est justifié. Tous ceux qui doivent le payer, doivent le payer."

Publié dans Divers

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