Affaire Ségolène Royal : la SSJB invite le gouvernement canadien à respecter la liberté de choix de la nation québécoise

Publié le par newswire.ca


MONTREAL, le 23 janv. /CNW Telbec/ - Réagissant au témoignage d'appui "à

la souveraineté et la liberté du Québec", exprimé hier par la candidate
présidentielle française Ségolène Royal, la Société Saint-Jean-Baptiste de
Montréal a invité le premier ministre canadien Stephen Harper à respecter lui
aussi le droit de la nation québécoise de choisir librement son avenir.

La déclaration de M. Harper à l'effet qu'il est "inapproprié pour un
leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays" est
tout à fait à l'opposé de l'esprit de notre temps, qui est marqué par une
solidarité croissante des peuples au-delà des frontières, a affirmé le
président général Jean Dorion.

L'emploi du mot "démocratique" par le chef du gouvernement canadien
viserait-il à faire oublier les nombreuses manoeuvres ouvertes et clandestines
de ses prédécesseurs dans le but de fausser le processus démocratique lors du
référendum de 1995? A notre connaissance, ce n'est pas le gouvernement
français qui a acheté secrètement tous les panneaux publicitaires du Québec
avant le début de la campagne référendaire pour réduire le droit des Québécois
de prendre connaissance d'une opinion différente de celle d'Ottawa en ce qui
concerne leur avenir. Les Français n'ont rien eu à voir non plus dans les
autres manipulations anti-démocratiques révélées par l'enquête sur les
commandites et les ouvrages "Le référendum volé" et "Les secrets d'Option
Canada".

La nation québécoise n'est pas la propriété de M. Harper ou du Canada, a
rappelé Jean Dorion. Les droits des peuples, la liberté des peuples, devraient
être une préoccupation de toute la communauté internationale et cela est
heureusement de plus en plus le cas. La déclaration de Mme Royal en est un
exemple de plus. De nos jours tout le monde se mêle des affaires de tout le
monde : cela est heureux. C'est ce qui a permis la disparition de l'apartheid
en Afrique du Sud et c'est ce qui mènera éventuellement la Chine à un plus
grand respect des droits de la personne. L'important n'est pas de s'abstenir
de se prononcer sur ce qui se passe ailleurs, c'est de respecter et de faire
respecter le droit des peuples de choisir eux-mêmes leur avenir. De ce point
de vue, le Canada a encore des progrès à accomplir, a conclu Jean Dorion.


Renseignements: Willie Gagnon, (514) 843-8851

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