Revue de presse nationale du 25/1/2007

Publié le par Frédéric Couteau - rfi.fr

Une affirmation et deux questions à la une de France Soir : «Sarkozy et Royal sous pression : les deux favoris de la course à l'Elysée à l'heure des critiques et des questions. Est-elle une candidate à la hauteur de son ambition suprême ? Se sert-il de son pouvoir de ministre de l'Intérieur contre son adversaire ?». Avec ces quelques lignes en une, France Soir résume le débat qui agite, ce matin, les éditorialistes.


Tout d'abord, «Ségolène Royal a-t-elle la carrure ? A-t-elle le niveau ?», se demande Libération qui relaie les doutes des militants socialistes : «Chaque matin, on se demande ce qu'on va prendre sur la figure», affirme l'un d'entre eux. Au sein du PS, on se veut rassurant : «C'est un moment de flottement classique dans une campagne. On disait déjà qu'elle n'avait pas le niveau durant le débat pour l'investiture et on a vu ce que cela a donné !», explique le député européen Henri Weber. Pour Libération, «les Sarkozystes poursuivent la même stratégie : ils pilonnent la Poitevine au moindre écart, sans souci de distinguer les vraies gaffes des autres». Mais attention : pour le journal, «la bécassination est une arme qui, par le passé, a montré ses limites. Bécassine est populaire, s'exclame Libération, c'est la petite provinciale naïve qui multiplie les bévues, mais elle sait aussi être patriote et courageuse, elle a son franc-parler, des idées et du bon sens».


« Cabinet noir »


Le Figaro
, lui, insiste sur la «contre-offensive» du Parti socialiste. «Les socialistes qui accusent le ministre de l'Intérieur d'avoir commandité aux Renseignements généraux une enquête sur un proche de Royal». Nicolas Sarkozy dément. L'information émanait, hier, du Canard enchaîné.


Ce matin, Le Parisien confirme et cite plusieurs sources proches du ministère de l'Intérieur. D'après le journal, «un membre du cabinet de Nicolas Sarkozy a, bel et bien, demandé à la direction centrale des Renseignements généraux d'enquêter sur un proche de Ségolène Royal». Selon une des sources citées par Le Parisien, «que les RG s'intéressent à l'entourage de certains candidats, ce ne devrait plus être un secret pour personne. Cela se faisait aussi sous le gouvernement de Lionel Jospin».


Commentaire du Républicain Lorrain : «Les socialistes ont sauté sur l'occasion que leur offrait le retour du spectre du ‘cabinet noir’. Le prétexte était trop beau, en effet. Il leur permet de masquer les faiblesses actuelles, de mobiliser leur camp et de mettre le doigt sur l'un des points sensibles de Nicolas Sarkozy : la confusion des genres entre fonction ministérielle et état de candidat».


Justement, remarque La République des Pyrénées, «si Nicolas Sarkozy veut éviter toute suspicion sur la confusion de ses fonctions, il ne lui reste plus qu'une solution : démissionner. Ce qui éviterait, du même coup, toutes les accusations qui se multiplient ces derniers temps sur la confusion des budgets, les voyages du candidat émargeant sur les comptes du ministère». Pour conclure, ce commentaire de La Nouvelle République du Centre-Ouest. Au-delà des «insinuations plus ou moins nauséabondes, des coups bas divers et variés (...), demandons plutôt à nos chers candidats qu'ils ouvrent en grand les vrais dossiers de la France et qu'ils sensibilisent les Français aux enjeux à long terme du choix qu'ils vont opérer au printemps».

Publié dans Divers

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