Revue de presse nationale du 26/1/2007

Publié le par Alain Masson - RFI

Coups tordus 


Antoine Royal, un petit frère de Ségolène, déclare au Parisien : «Les hommes de Nicolas Sarkozy ont aussi enquêté sur moi». «Les policiers : nous n'avons rien trouvé contre Ségolène Royal. Nicolas Sarkozy : ça tombe bien, je n'avais rien demandé», c'est ainsi que France Soir résume l'actualité préélectorale sous ce titre : «Quand les RG font Tintin». Interrogativement intitulé «Police politique ?», l'éditorial du Monde se conclut par ces mots : «Pour devenir aussi irréprochable que la démocratie qu'il prétend incarner et ne pas donner prise à des soupçons sans fin, monsieur Sarkozy devrait, dans son intérêt même, quitter rapidement son ministère». Couvrant sa une du profil sarkozien, Libération dit aussi «pourquoi il doit démissionner». «Pour couper court aux polémiques et montrer qu'il n'entend pas utiliser les moyens de l'Etat à des fins partisanes, Sarkozy n'a d'autre choix que de quitter ses fonctions. Il était revenu à l'Intérieur pour se protéger des manœuvres. Il doit aujourd'hui en partir pour protéger sa candidature et conserver une crédibilité. Mais les socialistes lui ont fait un cadeau empoisonné en appelant hier à son départ. Car s'il part, ce sera désormais sous la pression et à leur demande. Une première erreur tactique ?»


L'Indépendant
estime aussi qu'il serait temps que le chef de la police «décide d'en finir avec la confusion des genres». «Certes, en s'accrochant le plus longtemps possible à l'Intérieur, il garde un poste stratégique capital. Mais ce faisant, il montre qu'il n'a pas changé». D'après L'Alsace, «la manie qui consiste à fouiller les poubelles fait plus de mal à la droite qu'à la gauche. (Et) la campagne s'engage décidément dans de sombres impasses. Desquelles pourtant il ne serait pas difficile de s'extraire. Que Nicolas Sarkozy quitte la Place Beauvau et que Ségolène Royal parle enfin politique, l'atmosphère changerait grandement».


La Liberté de L'Est déplore «que trois mois avant l'échéance, on compte autant de coups tordus, de polémiques diverses et avariées». La Voix du Nord évoque «une campagne sur le fond, sans polémiques stériles, ni coups tordus ? Voilà encore une promesse qui n'engageait que ceux qui l'ont reçue ! (Si) les deux premiers rôles s'ignorent, derrière, tous les coups sont permis». Se demandant si nous vivons «la campagne la plus agressive, la plus faible, la plus vide de ces dernières années», Le Républicain Lorrain soulève cette question : «comment peut-on descendre si bas alors qu'on vise si haut ? Au point de se demander si en dehors des moqueries, des dénigrements et des coups tordus, la politique est aujourd'hui capable de nous offrir quelque chose de constructif et d'intéressant ?»

Publié dans Divers

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