« Désirs participatifs » au QG du PS

Publié le par Sylvain Lapoix - marianne2007.info

Samedi dernier, au QG de campagne de Ségolène Royal, les 70 modérateurs du site Désirs d'avenir rencontraient une poignée de participants. Un « débat sur le débat » dans la droite ligne de la politique d'écoute de la candidate où chacun est venu faire part de son enthousiasme à coup d'anecdotes personnelles.


Sous la tente dressée dans la cour du siège du PS, un rétroprojecteur, des rangées de chaises et quelques micros ont été disposés. Tous les codes sont respectés : ce débat sur le site « Désirs d'avenir » sera participatif. Les animateurs de la soirée, Godefroy, modérateur du site, et Benoît, responsable de la webcampagne, reviennent rapidement sur la genèse du projet, parti « du premier cercle » des collaborateurs de Ségolène Royal. Puis ils donnent la parole aux contributeurs qui se sont mélangés pour l'occasion avec les responsables du site. Ils se connaissent déjà pour la plupart mais ne se sont jamais rencontrés. Ils s'appellent par leur prénom et sont en confiance.

« Moi je suis spécialiste de rien »

Les profils ne sont pas très variés : la plupart des participants ont la cinquantaine et beaucoup viennent de l'éducation nationale. Point commun à tous : ils saluent unaniment le projet « Désirs d'avenir ». « Je voudrais remercier Ségolène Royal » commence Chris, le recordman des contributions avec plus de 2000 commentaires, « Elle nous a donné la parole et a eu le courage de dire « Je vous écoute. » « Moi je suis spécialiste de rien »», poursuit-il. Sophie, qui le suit avec une voix hésitante, est dans le même registre : « On n'est pas expert : on sait pas. »
Autre particularité des participants : beaucoup viennent de région, de Franche Comté et du Nord-Pas-de-Calais, notamment. Chacun y va de sa petite anécdote personnelle, parle de lui. Raba avoue que c'est la première fois qu'il va voter et raconte l'histoire de l'association qu'il a créée pour inviter ses concitoyens à faire de même. Il perce dans les interventions un peu de timidité, beaucoup de reconnaissance et de la détermination chez certains. « Un des gros produits de ce site, c'est l'émotion » commente Benoît.

Pas de micro pour Royal

La candidate arrive en plein milieu du débat. Les journalistes se pressent, tout le monde se lève. Aux côtés de Jean-Louis Bianco, elle s'assied au centre du débat. On redonne la parole aux participants et aux modérateurs, comme si de rien n'était. Effacée, Ségolène Royal prend la parole sans micro, au point qu'on l'entend à peine du fond de la salle. Le message est clair : la parole aux participants. Son discours d'entrée n'est d'ailleurs qu'une série de remerciements. « C'est l'aboutissement d'une démarche d'écoute » résume-t-elle avant de rappeler son credo de « l'intelligence collective. » La semaine sera chargé pour elle puisqu'elle annonce qu'elle va examiner toutes les synthèses avant de les présenter mardi à son bureau politique.
Moins d'un heure après son arrivée, elle repart non sans avoir motivé les militants : « Cette force-là, elle ne s'arrêtera pas le 11 février, c'est une façon de gouverner autrement. » L'enthousiasme retombe un peu. Un contributeur belge reprend la parole : « Ce qu'il faudrait après le 11 février, plutôt que de rester entre nous, c'est que les militants investissent d'autres forums. » L'animateur interrompt amicalement sa sortie : « Là on va parler stratégie, je vous propose de le faire de façon informelle autour d'un verre ! »

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