“Un micro-crédit social au moins dans chaque département en 2007”

Publié le par clicanoo.com



Questions à Michèle Hardré-Schille, sécretaire Générale du fonds de cohésion sociale.



1/ Que peut-on attendre du microcrédit social à la Réunion ?

Le micro-crédit social est le dispositif le plus innovant du fonds de cohésion sociale. C’est un outil d’insertion qui peut contribuer au retour à l’emploi des personnes physiques non bancarisées. A la Réunion, les besoins sont encore plus importants que sur le reste du territoire national. Mais il est nécessaire de bien les cibler pour rendre les réponses efficaces. Car le microcrédit n’a pas vocation à remplacer le prêt à la consommation classique. Il doit véritablement améliorer la situation de la personne, si possible en lui permettant d’accéder à un emploi. Il sera nécessaire par conséquent de former les accompagnateurs sociaux qui ont pour mission de déterminer la qualité d’un projet, la capacité à rembourser de son porteur et le suivi tout au long des démarches.


2/ Quels objectifs quantitatifs vous êtes-vous fixés pour les mois à venir ?

En 2007, nous visons la réalisation d’au moins une expérience de microcrédit social dans chaque département. Nous tenons à ce que dans les 12 mois, au moins une association et une banque diffusent du crédit social un peu partout en France. Ces premières expériences nous permettront de rassurer les banques, qui ont une aversion pour le risque d’impayés, et par là de les inciter à participer à la mise en oeuvre du dispositif. Contrairement à une idée reçue, les études montrent que les personnes à faibles revenus remboursent leurs crédits autant que les autres.


3/ Ne craignez-vous pas que les bouleversements politiques entraînés par les élections ne remettent en cause la mise en oeuvre du dispostif en 2007 ?

Le fonds de cohésion sociale est un dispositif apolitique qui répond à un véritable besoin. Ce projet est porté aussi bien par la doite que par la gauche. Ségolène Royal a déjà annoncé qu’elle y était favorable. A contrario de ces craintes, l’outil se développe. L’Etat vient de confier à la Caisse de dépôts et consignations le “prêt jeune avenir”, qui doit se mettre en place dans les semaines à venir. Il s’agit d’un nouveau dispositif dédié aux 18-25 ans et qui leur accorde 5000 euros à taux zéros sur présentation de leur premier contrat de travail signé, afin de les aider dans leur entrée dans la vie active.

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