Emploi: les premières propositions de Ségolène Royal

Publié le par Associated Press

De la suprématie du CDI au malus pour les entreprises qui ont recours aux contrats précaires, en passant par la "garantie d'activité jeunes", Ségolène Royal a déjà avancé plusieurs idées dans le domaine de l'emploi et des conditions de travail avec l'ambition de ramener le chômage sous la barre des 5%. Voici un point sur ses idées :


Pour "réhabiliter la valeur travail", la candidate socialiste veut d'abord des salariés "sécurisés". Elle souhaite donc que le CDI "redevienne la norme" et que le CDD et l'intérim soient "réservés strictement à la couverture des besoins temporaires des entreprises". Elle s'est engagée à abroger le contrat nouvelles embauches (CNE).


Pour encourager les entreprises, elle préconise un bonus-malus: "pénalisation financière" face au "recours indu au CDD ou à l'intérim", mais "bonus" pour celles qui embauchent en CDI. Celles qui recrutent des salariés non qualifiés ou âgés, des chômeurs de longue durée ou jeunes sans expérience auraient des allégements de charges. Elle veut soumettre les aides publiques à "l'interdiction de délocaliser si les entreprises font des bénéfices" et à des "engagements" sur l'emploi.


Ségolène Royal veut également des salariés "bien formés". Alors que le projet du PS prévoit une "Sécurité sociale professionnelle" pour faire face aux aléas de la vie active, elle préconise un "contrat-relais" ou "filet de sécurité" assurant une "rémunération", une "formation" et une "aide active" à la recherche d'emploi. Elle mise beaucoup sur la formation professionnelle pour "coacher efficacement" les demandeurs d'emploi vers les secteurs en manque de main-d'oeuvre.


Enfin, elle a promis aux Rmistes un "revenu de solidarité active" pour que la reprise d'un emploi n'entraîne pas une baisse de leur niveau de vie. Quant aux jeunes, ils bénéficieraient d'une "garantie d'activité" pour qu'aucun ne reste au chômage plus de six mois.


Pour "ramener le taux de chômage en dessous de 5%", la prétendante à l'Elysée lancerait dès son élection "un vaste plan" dans l'innovation, la recherche et l'excellence environnementale. Le secteur de l'environnement recèlerait ainsi "500.000 à un million d'emplois". Pour ce faire, elle compte beaucoup sur les régions et s'est engagée à y créer "500.000 emplois-tremplins" sur la durée du quinquennat.


Ségolène Royal reste en revanche sibylline sur les 35 heures, que le PS veut généraliser. Très critique, elle souhaite en "gommer" les "effets négatifs" et "abus" pour les salariés, mais juge aussi qu'une "réforme" doit se faire dans le sens de "l'intérêt du développement économique et de la compétitivité" des entreprises.

Publié dans Divers

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