Ségolène Royal en meeting à Paris, première étape pour relancer sa campagne

Publié le par Bertrand Guay - AFP

Ségolène Royal tient meeting mardi soir à Paris avec Bertrand Delanoë, première étape d'une semaine de relance de sa campagne, qui doit culminer avec une réunion publique dimanche, 11 février, au cours de laquelle elle dévoilera les grandes orientations de son programme.


Ce rendez-vous parisien est donc considéré comme un "tour de chauffe", avec la présence attendue de plusieurs milliers de militants à la halle Georges-Carpentier (XIIIe arrondissement), qui peut accueillir plus de 4.000 personnes, selon le PS parisien.


La candidate socialiste à l'Elysée devait prononcer un discours après 20H00, axé sur "la République" et "la nation", après une présentation par le premier secrétaire fédéral PS Patrick Bloche, puis des interventions du maire PS de Paris et de l'acteur Philippe Torreton.


Lionel Jospin ne devait pas être présent, l'ancien Premier ministre, "prévenu tardivement", n'ayant pu se libérer d'un engagement antérieur, selon des proches.


La députée PRG de Guyane Christiane Taubira devait être là, comme le président d'honneur du MRC Jean-Pierre Chevènement.


L'intervention de la candidate socialiste est très attendue, notamment après une série de sondages qui, depuis mi-janvier, la donnent tous en baisse au premier tour et battue au second par son rival de droite Nicolas Sarkozy.


Le candidat de l'UMP a ouvert la semaine politique lundi soir avec l'émission "J'ai une question à vous poser", suivie par plus de huit millions de téléspectateurs sur TF1.


Commentant cette prestation, François Hollande a accusé mardi Nicolas Sarkozy de "mystification".


Pour le Premier secrétaire du PS, le choix pour cette élection est "clair": "si l'on est satisfait du travail de la majorité sortante, il y a un candidat pour ça, il s'appelle Nicolas Sarkozy. Si l'on pense qu'il faut le changement, alors il n'y a qu'une candidate qui peut représenter le changement dans notre pays, c'est Ségolène Royal", a martelé M. Hollande.


Jack Lang, conseiller spécial de la candidate, avait déclaré plus tôt sur Canal+ que s'ouvrait pour Mme Royal "une semaine de combat" mais aussi "une semaine de rassemblement des socialistes, de leur unité autour de la candidate. Nous allons tous faire bloc au tour d'elle".


Il avait évalué le rapport de force entre Nicolas Sarkozy et la candidate socialiste à "fifty-fifty".


L'ex-ministre avait fustigé "la philosophie" du candidat de l'UMP, voyant en lui "Bush transposé en France" et dénonçant son "art incomparable" de "faire croire aux Français qu'il débarque de Vénus".


Des responsables socialistes ont donné le week-end dernier l'impression de relativiser l'importance du rendez-vous du 11 février, assurant "ne pas tout miser" sur cette date. Un sentiment que le porte-parole de Mme Royal et du parti, Julien Dray, a cherché à dissiper. "Nous assumons pleinement l'importance de cette journée", a-t-il insisté.


Le rythme de campagne de Mme Royal, notamment la "phase d'écoute" des débats participatifs, avait suscité des interrogations, jusqu'au sein du PS.


Les propositions de la candidate doivent notamment intégrer les conclusions issues des débats participatifs, dont la phase de "restitution" est en cours.


Mme Royal doit également recevoir la conclusion de missions qu'elle a confiées à Dominique Strauss-Kahn sur la fiscalité, Jean-Marc Ayrault, patron des députés socialistes, sur la démocratie ou Jean-Pierre Bel, président du groupe PS au Sénat, sur les institutions.

Publié dans Divers

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