Ségolène Royal se veut la championne de l'écologie

Publié le par Associated Press


Elle se dit "visionnaire": forte de son expérience de ministre de l'Environnement (1992-93), Ségolène Royal entend faire de la France le "pays de l'excellence environnementale" en faisant la chasse au gaspi, en misant sur les énergies renouvelables, en fermant une partie des centrales nucléaires et en jouant sur la fiscalité. Inventaire :


Signataire du "Pacte écologique" de Nicolas Hulot, la candidate du PS a repris à son compte l'idée de nommer un "vice-Premier ministre chargé du Développement durable" et de "l'Aménagement du territoire".


Récemment, elle a fait polémique en proposant de ramener la part d'électricité d'origine nucléaire à 50% d'ici 2017, en raison du "risque de dissémination nucléaire". Elle demande une "extinction progressive" des centrales "anciennes" et "dangereuses", dont l'arrêt définitif "au plus vite" des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin).


Promettant une "volonté politique inébranlable", elle prône un "vaste plan d'économies d'énergie". Son idée phare: un "plan national de grands travaux sur l'isolation des bâtiments anciens", qui générerait 450.000 emplois. Elle veut aussi réduire la production de déchets et emballages.


Parallèlement, elle entend porter les énergies renouvelables à 20% de la production d'énergie en 2020. Pour ce faire, les permis de construire seraient soumis au respect de normes écologiques et à l'installation dans les nouveaux bâtiments de dispositifs renouvelables (solaire, éolien ou récupérateur d'eau pluviale). Ce qui ferait selon elle baisser la consommation et diviserait "par deux, voire trois" les charges locatives.


Pour parvenir à ses fins, la prétendante socialiste compte manier la carotte et le bâton sur la fiscalité. Des subventions seraient accordées sur les chauffe-eau solaires, chauffages au bois ou ampoules basse consommation. Elle a par exemple demandé que "toutes les chaudières au fioul" soient "remplacées sous cinq ans", avec des aides fiscales.


Mais elle a aussi évoqué l'hypothèse d'une hausse des carburants sous la forme d'une "taxe de lutte contre les changements climatiques", qui serait étendue au fioul domestique et viendrait en complément de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers). Cette "TLCC" serait toutefois progressive et "compensée" pour les plus modestes.


Côté transports, Ségolène Royal veut défiscaliser les biocarburants, accélérer la vente de véhicules propres, permettre aux "plus démunis" d'accéder aux transports collectifs à moindre coût et débattre des péages urbains.


Enfin, elle réclame un "moratoire" des essais d'OGM en plein champ.

Publié dans Divers

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