Première sortie chez les profs

Publié le par A.B. avec Marie-Bénédicte Allaire - rtl2007.fr

Lundi soir, Ségolène Royal est allée à la rencontre des enseignants pour sa première sortie depuis l'annonce détaillé de son programme. Elle a réaffirmé sa volonté de redéfinir la carte scolaire mais en se donnant "le temps de l'année scolaire". Cette réforme n'entrerait en vigueur qu'en 2008.

 


D'abord rassurer


Ils étaient une vingtaine. Tous chefs d'établissement et enseignants, réunis au lycée professionnel hôtelier des Lilas à Dugny en Seine-Saint-Denis. Pendant plus de deux heures, ils ont pu s'entretenir avec Ségolène Royal.

Cette dernière s'efforce à rassurer un corps enseignant qui ne garde pas forcément un bon souvenir de son passage à l'enseignement scolaire, dans le sillage de Claude Allègre, qui voulait dégraisser le mammouth. Ou qui se souvient de l'épisode de la vidéo sortie en pleine primaire socialiste.

Alors quand ces proviseurs, professeurs ou conseillers d'éducation ont exprimé leurs craintes devant l'assouplissement de la carte scolaire, prônée par la candidate socialiste, et qui selon eux risque de renforcer le phénomène des ghettos, elle a promis qu'il n'y aurait pas de solution uniforme.


Ensuite réformer


"L'idée est d'assouplir. Il n'y a pas de solutions toutes faites. Il faut faire un redécoupage à partir de la réalité du terrain. Les solutions ne seront pas uniformes sur l'ensemble du territoire", a-t-elle dit. "Les enseignants ont besoin d'être mobilisés en faveur de la gauche. Ce doute-là mériterait d'être levé", l'a alerté un enseignant.

Interpellée par le même enseignant, qui lui demandait un "signal fort" sur le rétablissement des quelque 5.000 postes qui doivent être supprimés à la rentrée 2007 dans l'Éducation nationale, Ségolène Royal a temporisé, réservant sa réponse. "Je ne veux pas me comporter en guichet", a-t-elle répondu. "Il n'y a pas de raison de faire de la régression. Tout ce que je pourrai rétablir, je le ferai".

Sur cette question, "il faut intégrer le quantitatif dans une vision globale", a-t-elle estimé. Il serait "plus intéressant d'accompagner ce rétablissement des postes d'une définition sur ce qu'on en fait", a-t-elle observé, sans plus de précisions.

Dans son "pacte présidentiel" dévoilé dimanche, la candidate du PS s'engage à organiser des "états généraux des enseignants sur le mode participatif" pour préparer notamment "un plan pluriannuel de recrutement, de formation et de résorption de l'emploi précaire".

Publié dans Divers

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