Ségolène Royal : discours du meeting de Mont de Marsan (Vidéo)

Publié le par Désirs d'avenir.org

Avec moi, l'État réconciliera la France avec les vrais entrepreneurs



Ségolène Royal évoque d’abord "un séisme industriel menace notre pays, et plus largement l'Europe, et je veux parler d’Airbus.

Voilà une entreprise qui avait réussi l’exploit, il y a quelques années, d’occuper une position de leader mondial dépassant son concurrent et rival américain Boeing, un avionneur qui est notre fierté et qui doit le rester, avec des résultats déterminants pour notre commerce extérieur, et dont le dynamisme économique irrigue et doit continuer à irriguer nombre de nos territoires avec son réseau de sous-traitants.

Alors, l’annonce catastrophique est là : suppression programmée de 10 000 emplois en Europe, dont 4 300 en France avec son cortège d’entreprises de sous-traitance menacé, avec des solutions qui peuvent aller jusqu’à la vente ou la cession de tel ou tel site.

Je voudrais ici le dire sans détour, et ce n’est pas une polémique politicienne, c’est le constat de ce qui s’est passé : l’actuel gouvernement est responsable de ce désastre.

Ce qui a cruellement manqué à Airbus : une capacité d’anticipation, une capacité de réactivité, une capacité à sauver l’outil industriel, une capacité à demander à l'État d’accomplir son devoir d’actionnaire pour investir massivement dans l’innovation, dans la recherche et dans la mutation industrielle.

Un ministre candidat dit que l'Etat ne peut rien faire. Non seulement l'Etat peut faire, mais il doit faire. La puissance publique doit assumer ses responsabilités".

Ségolène Royal fait de cette divergence "un enjeu des élections, sur le choix clair entre un État impotent, un gouvernement impuissant, et au contraire, un État fort qui assume ses responsabilités et qui considère que la bataille pour l’emploi est au cœur aujourd’hui de l’action politique parce que c’est le chômage qui sape et qui ronge les fondements de la France qui veut à nouveau se tenir debout.

J’en prends ici l’engagement, avec moi, l'État réconciliera la France avec les vrais entrepreneurs".

La candidate socialiste s’exprime ensuite sur le candidat de l’UMP : "J'ai confiance dans la lucidité des Français sur le bilan des uns comme sur celui des autres. Nul candidat sortant ne peut être élu sur un tel bilan", après avoir rappelé, chiffres à l'appui, le montant de la dette, les déficits des compte sociaux et du commerce extérieur.

Nicolas Sarkozy est un "contre-exemple civique" car "il prétend rompre avec une équipe disqualifiée alors qu'il s'accroche jusqu'au bout au gouvernement".

Elle accuse François Bayrou de "brouiller les cartes" alors que l'UDF "gouverne avec la droite dans les assemblées locales.

On ne peut pas tous les cinq ans, le temps d'une campagne électorale, conter fleurette à la gauche puis rentrer chez soi dès la proclamation des résultats.

Le juste milieu conduit à l'inaction. La France a besoin de changement profond, pas de compromis mou.

Avec moi, l'Etat sera fort, l'Etat sera juste, l'Etat sera à sa place".

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