Si je suis élue, le débat sur l’avenir énergétique de la France sera immédiatement ouvert.

Publié le par Désirs d'avenir.org

Ségolène Royal invitée de France 3 Centre.


Elle évoque d’abord la construction d’un réacteur de troisième génération, dit EPR qui doit être signé par la ministre : « A si peu de temps du premier tour de l’élection présidentielle, je pense qu’il faut remettre à plat le dossier, qui a souffert d’un grave déficit démocratique, et je pense qu’aujourd’hui, gouverner la France, c’est s’appuyer aussi sur les intelligences citoyennes. C’est-à-dire de penser que les citoyens sont capables, aptes et même demandeurs de comprendre les grands enjeux énergétiques. Si je suis élue, le débat sur l’avenir énergétique de la France sera immédiatement ouvert, à l’Assemblée nationale d’abord, mais aussi avec les citoyens. »

« La question de l’avenir nucléaire de la France est un sujet qui intéresse les citoyens, d’abord parce que ça coûte très cher : trois à quatre milliards d’euros.»

« La France est très en retard alors qu’elle était à une époque très en avance, notamment sur les énergies solaires et les énergies éoliennes dont le principe a été inventé dans des laboratoires français. Voyez à quel point il est dommage qu’EDF n’ait pas investi plus tôt dans les énergies renouvelables, car aujourd’hui, nous aurions peut-être, sans doute, plusieurs milliers, plusieurs dizaines de milliers d’emplois dans ce secteur. Donc, la France doit rattraper son retard et augmenter sa part d’énergies renouvelables (l’éolien, le solaire, le photovoltaïque, l’énergie géothermique, l’énergie bois) dans la part globale, dans le bouquet énergétique global : c’est absolument indispensable. »

Elle s’exprime ensuite sur l’utilisation massive des pesticides en France : « La loi du silence a trop longtemps régné et on sait parfaitement que les pollutions, à partir des produits chimiques, des produits phytosanitaires, ont gravement pollué l’eau et les nappes phréatiques et qu’il y a un lien direct entre les pollutions, les produits chimiques dangereux et la santé publique. Là aussi, je ferai la transparence et j’engagerai la France vers une diminution drastique de l’utilisation des produits chimiques en agriculture. »

Interrogée sur les OGM, elle répond : « il faut maintenant prononcer un moratoire sur les OGM en plein champs, au nom du principe de précaution et là aussi, ouvrir le débat public, continuer la recherche, mais dans des espaces confinés, alors que j’observe qu’aujourd’hui, la loi française n’est pas encore totalement transcrite puisque les OGM en plein champs vont pouvoir continuer à être semés, sans même l’autorisation des maires. Donc, là aussi, je crois qu’il faut mettre de la transparence, de l’intelligence, de la démocratie pour que les décisions soient toujours prises, non pas au profit de telle ou telle entreprise multinationale, mais au profit de l’intérêt général des Français, qui vivent sur leur territoire et qui ont le droit de revendiquer la protection de la santé publique. »

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