Partageons notre Pacte Présidentiel...

Publié le par David Ragu - Animateur du blog

J'écris ce message en mon nom propre.



Je suis très content de la décision de notre candidate Ségolène Royal hier soir à Montpellier.


L'ouverture vers nos camarades du centre GAUCHE me réjouit et démontre encore une fois l'ampleur et l'efficacité de la démocratie participative.
En effet, pouvoir partager un pacte avec des concitoyens qui se sont rendus compte du danger pour la France que représente Nicolas Sarkozy ne me dérange pas, bien au contraire !


Nous savons tous que certaines idées sont bonnes à utiliser pour le plus grand nombre et pour l'efficacité de la France. Toutes les intelligences nous sont nécessaires pour appliquer et concrétiser le plus rapidement possible le CHANGEMENT (la gauche nous ont déjà rejoint avec ou derrière la candidate). Pour que les citoyens de centre droite (et certains de gauche) se soient trouvés dans le projet plus "social" et plus "humaniste" (par rapport à celui de N.S.) du candidat François Bayrou, et surtout qu'ils lui soient restés fidèles (contrairement à d'autres opportunistes n'écoutant que le chant des $irènes), c'est que certains éléments dans ce projet mérite d'être étudiés plus en profondeur !


N'oublions pas que notre "projet" a su évoluer, prenant de la hauteur, de la consistance et de l'ambition sans perdre son sens et son idéal premier : le changement dans la façon de faire et de pratiquer la politique. D'un Projet Socialiste, nous avons ouvert la discussion au public et permis d'avancer des idées nouvelles qui furent relevées, analysées et prises en compte dans le Pacte Présidentiel. Pourquoi aujourd'hui ne pas ouvrir à nouveau le dialogue permettant une nouvelle évolution du projet pour le plus grand nombre, désireux d'un réel changement ?


Nous l'appellerions : Le Pacte pour la France Présidente.


J'attends vos réactions, pas seulement sur ce blog (mail : desirsdavenir09@free.fr), mais surtout le dimanche 06 mai 2007 :

 

VOTEZ Ségolène ROYAL

 

Nous ne voulons pas de Nicolas Sarkozy

comme Président de la République Française !!!

Nous avons un projet réaliste, unificateur, démocratique,

laïque et républicain

Nous avons enfin un GRAND DESIR D?AVENIR...


David Ragu, animateur du blog





Bonjour,

Dans cette dernière ligne droite et afin de "tendre la main à toutes et tous qui veulent se reconnaître dans le Pacte présidentiel", nous vous invitons à diffuser les points clés et propositions sur lesquels Ségolène Royal et François Bayrou se rejoignent, en les comparant aux propositions de Nicolas Sarkozy.


Voici deux thématiques sur lesquelles il faudrait travailler dans un premier temps :


Europe :


Nicolas Sarkozy poursuit la déconstruction de l'Europe :


Nicolas Sarkozy annonce l'adoption d'un nouveau TCE par voie parlementaire, par la petite porte. C'est le meilleur moyen de poursuivre l'éloignement des français et de l'Europe.

François Bayrou et Ségolène Royal sont en accord pour soumettre un TCE niveau aux français

L'amitié franco allemande au coeur de la construction européenne est mise ne péril avec Nicolas Sarkozy qui martèle que "nous, on a pas inventé la solution finale" :
http://www.dailymotion.com/video/x1n371_sarkozy-franceallemagne


Voici un corpus de blogs influents pro-européens et de forums généralistes :


http://www.taurillon.org/Que-Nicolas-Sarkozy-et-Segolene-Royal-parlent-d-Europe

http://www.europeus.org
http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=T&Id=10668

http://www.eurosduvillage.com/Gilles-SAVARY-Segolene-Royal-est.html

www.publius.fr

http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//forum.orange.fr/forums.php%3Fidservice%3D10004%26idsection%3D1198

http://www.rmcinfo.fr/forum/viewforum.php?f=1&sid=9f018d16b25ab99473c5ef8c2c5d8c80


Modernisation de la vie publique :


Nicolas Sarkozy est un conservateur institutionnel
:


Nicolas Sarkozy propose le statu quo institutionnel, le maintien du cumul des mandats...il est l'héritier du système institutionnel.

François Bayrou et Ségolène Royal sont en accord pour changer la République, la pratique du pouvoir et garantir l'Etat impartial.


Voici un corpus de sites généralistes pour en débattre :


http://www.rmcinfo.fr/forum/viewforum.php?f=1&sid=9f018d16b25ab99473c5ef8c2c5d8c80

http://www.aufeminin.com/forum/show1_f667_1/societe-divers/politique.html

http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//forum.orange.fr/forums.php%3Fidservice%3D10004%26idsection%3D1198n


Merci à tous !

L'équipe de la net-campagne de Ségolène Royal



Discutez entre e-militants tous les soirs de 18 à 22 heures sur notre espace de chat
http://chat.emilitants.org/

Incitez vos amis à s'inscrire sur l'espace e-militants
http://emilitants.desirsdavenir.org/index.php?c=participer_inscrivez
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Si Ségolène se transcende...

par Jacques Julliard, directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur

 

SELON L'AXIOME mitterrandien, la gauche, structurellement minoritaire, ne peut remporter une élection présidentielle que grâce à la valeur ajoutée de son candidat. Cette fois, de sa candidate.


Eh bien ! La démocratie participative, cela ne marche pas si mal ! N’en déplaise aux grincheux et aux nostalgiques de
la République de pépé, les citoyens répondent volontiers présent quand on les sollicite et qu’on leur donne la parole. Ce n’est pas l’un des moindres succès de Ségolène Royal que d’avoir donné le la à une campagne qui a passionné les gens. En 2002, l’impression de déjà vu (le président de la République sortant, Jacques Chirac, contre le Premier ministre sortant, Lionel Jospin) avait d’avance découragé les électeurs ou leur avait fait faire des bêtises. Dimanche, au contraire, ils ont voté pour le renouveau (les trois grands candidats se présentaient comme des rebelles à leur camp) tout en répudiant l’extrémisme stérile : l’extrême droite est en déroute et l’extrême gauche en charpie.


La campagne pour le deuxième tour s’ouvre donc sur un champ de décombres. A droite, Le Pen est à terre et son dépit de mauvais joueur, dimanche soir, faisait plaisir à voir. Voilà une hypothèque en voie d’être levée, mais prudence : si Le Pen est politiquement mort, ses idées restent bien vivantes.


A gauche, le parti communiste, qui culmina en novembre 1946, à l’aube de
la IVème République à 28,2 % des suffrages, n’est plus qu’un souvenir : il ferait bien de se dissoudre et de se transformer en amicale d’élus municipaux de la banlieue parisienne. Quant à l’extrême gauche antilibérale, elle a pâti de sa négativité. Alors qu’elle avait largement contribué à l’échec de la constitution européenne il y a moins de deux ans, elle n’a pas, depuis, esquissé le moindre geste en faveur de cette Europe des travailleurs et des luttes qu’elle opposait avec légèreté à l’Europe institutionnelle. Elle a été punie pour son imposture : a-t-on remarqué que tous les leaders du non, de Le Pen au fantomatique Schivardi, en passant par Villiers, Buffet, Laguiller, Bové, ont été sanctionnés ? La voie est désormais ouverte à une réconciliation de la France avec sa fille légitime : la construction européenne.


Ce n’est pas le brillant succès personnel de François Bayrou qui fera dire le contraire : le seul point où il se distinguait notablement de ses deux grands rivaux était justement son insistance sur l’avenir européen de
la France… Le reste, le plus apparent, le plus spectaculaire, relève du ressentiment posthume des Français à l’égard de la classe politique de droite et de gauche. Le défilé des notables, dimanche soir, transformait nos écrans de télévision en bal des fantômes, ou mieux, en cimetière des éléphants.


François Bayrou aurait tort, pourtant, de croire, comme il l’a affirmé, que tous ceux qui ont voté pour lui sont des centristes en puissance. La suite se chargera de démontrer le contraire. Beaucoup, dès le 6 mai prochain, vont réintégrer la vieille maison, rive droite ou rive gauche selon le cas. L’apôtre éloquent du centrisme pourrait bien avoir mangé son pain blanc le premier. Le voici, en effet, dans la nasse qu’il a lui-même posée : ou bien il refuse de se prononcer pour le deuxième tour et il se laisse faire les poches par Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ; ou bien il se prononce pour l’un d’entre eux et perd en une journée la moitié de ses électeurs.


D’où la question, aujourd’hui sur toutes les lèvres : alors que Nicolas Sarkozy est sans conteste le favori des chiffres, Ségolène Royal est-elle capable, en attirant à elle la majeure partie des électeurs de François Bayrou, d’inverser la tendance ? Poser la question ainsi est trompeur car un deuxième tour n’est pas exclusivement affaire d’arithmétique : c’est aussi, peut-être plus que jamais, la confrontation de deux personnalités. Désormais, Ségolène Royal a rendez-vous avec le destin qu’elle s’est choisi, c’est-à-dire avec elle-même. Au-delà des dosages, des jeux de bascule et des négociations d’état-major, est-elle capable de se dépasser, d’en appeler d’une Ségolène dont le caractère est connu à une présidente Royal qui est au cœur des espérances populaires ?


Politiquement, d’abord. Il lui fait réaliser la synthèse des aspirations contradictoires sans lesquelles il n’est pas de majorité. Synthèse, donc, de la vieille culture socialiste et des aspirations d’une société nouvelle, allergique aux idéologies, qui a été dimanche séduite par François Bayrou. Synthèse de l’économie de marché, qui vient d’être plébiscitée, et d’une société de la solidarité sans laquelle la première est inacceptable par les Français. Synthèse d’une France profonde, celle des hautes terres du Limousin et des Pyrénées qui ne lui ont pas marchandé sa confiance, et celle de Clichy-sous-Bois, symbole du malaise français, où elle culmine à 41,6% des voix. Synthèse d’une exigence d’ordre et d’autorité, qu’elle a su imposer à ses camarades socialistes pantois, et d’une confiance dans le progrès, représenté par la masse des universitaires et des chercheurs qui l’appuient.


Personnellement, ensuite. En termes numériques, la gauche est perdante, mais la gauche plus Ségolène peuvent gagner. C’est la confirmation d’un vieil axiome mitterrandien selon lequel la gauche, structurellement minoritaire dans le pays, ne peut emporter l’élection présidentielle que grâce à la valeur ajoutée de son candidat. Ségolène Royal, qui s’est imposée grâce à son énergie et à la force de sa personnalité, doit pourtant renoncer, pour aller à la rencontre de son destin, au petit narcissisme de la différence. Plus de foucades d’humeur, de rendez-vous annulés à la dernière minute, de contradictions politiques dues à la fraîcheur de l’improvisation du moment… Face à un candidat lui aussi pétri d’énergie mais qui inquiète à cause de sa passion exclusive pour le pouvoir et de sa vénération de l’argent, Ségolène Royal doit rassurer tout en mobilisant les forces vives de ce pays. Elle a une ambition très haute pour
la France et pour elle-même, qui s’inscrit dans une vision quasi providentialiste de la politique. L’accession au pouvoir suprême suppose une véritable transmutation de tout l’être, dont le corps électoral est le témoin obligé, et dont elle est capable. A ces conditions, ce n’est pas gagné, mais c’est gagnable. J.J.

 

 

Ebranlement politique

par Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef au Nouvel Observateur et éditorialiste à la République des Pyrénées, pour laquelle a été rédigé cet article.


QUOI QUE DISE
cet après-midi François Bayrou, cette élection présidentielle va marquer le point de départ d’un ébranlement politique. A droite, ce sont les derniers feux du gaullisme qui viennent de briller, même si, comme avec les étoiles mortes, on pourra en distinguer encore quelques lueurs. Une mue ne se fait pas en quelques semaines, même si Nicolas Sarkozy a montré qu’il était, par nombre d’aspects (Atlantisme, fascination pour les riches, politique dure pour les faibles, même mépris pour la justice, même clanisme…), plus proche de Berlusconi que de Chirac. A gauche, le point de départ d’une mue parallèle a été donné par Ségolène Royal. Bien sûr, il faut d’abord gagner la présidentielle et, pour cela, l’un comme l’autre ont besoin de ramener vers eux le maximum de suffrages "bayrouistes". Sans eux pas de victoire possible. Pour cela, deux méthodes : la carotte et le bâton pour Sarkozy, le candidat Sarkozy se répandant en amabilités mielleuses à l’égard de François Bayrou pendant que ses lieutenants avertissaient l’UDF que, si elle restait en dehors de la nouvelle majorité, elle en payerait le prix aux législatives. Quant à Ségolène, elle propose à François Bayrou un débat public. Ce qui n’a rien à voir avec les marchandages en coulisses dénoncés par le camp adverse. Ce débat pourrait se tenir à la télévision et en inaugurerait une forme inédite: Finis les habituels débats contradictoires, place à une confrontation pour trouver, entre eux, les convergences possibles. On serait curieux de voir cet OVNI télévisé. Mais on en sera privés. Car François Bayrou ne répondra pas à ces sollicitations, préférant rester sur son Aventin et laisser ses électeurs libres de leur vote qui, de toute façon, le sont. Son objectif, être le principal opposant à Sarkozy. À la tête du nouveau parti "démocrate" qu’il compte créer, il mise sur la présidentielle de 2012, en favorisant du même coup l’explosion du parti socialiste. Pour l’instant les socialistes serrent les coudes, approuvant la stratégie de Ségolène Royal, y compris ceux qui avaient vivement critiqué les propositions d’ouverture avant le 1er tour. Mais dans le cas d’une nouvelle défaite l’explosion qui est inévitable. L’enjeu de cette présidentielle est donc d’autant plus grand. Pour Bayrou, comme pour Sarkozy et pour Ségolène qu’un nouveau sondage donnait à deux points d’écart, le plus faible enregistré à ce jour. J.-M. B.

Publié dans Divers

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