Ségolène Royal en meeting à Lyon (Discours et vidéos, réactions, soutien de Romano Prodi)

Publié le par Désirs d'avenir 09

"Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous différencie. Voilà la rénovation politique que je vous propose"


"La politique peut et doit encore beaucoup et, de jour en jour, je me sens de plus en plus prête à assumer la présidence de cette France présidente et c'est pour cela que je vous demande de me faire confiance".

"Je pense de plus en plus à François Mitterrand et à ce 10 mai 1981, et je crois que le profond désir d'alternance est aussi fort, aussi puissant et nous avons le devoir de le réussir et je sais qu'avec vous, cette réussite, cette victoire, elle devient ce soir possible. Je me bats avec vous pour gagner et cette victoire, nous allons l'arracher ensemble".

Ségolène Royal réitère son appel au rassemblement devant 15 000 personnes :"Je tends aujourd'hui la main pour un vaste rassemblement des républicains de progrès". "J'appelle tous ces hommes et toutes ces femmes à venir soulever la vague de la victoire qui permettra à la France de changer". "Rejoignez-moi!"

Elle estime qu'"à l'approche de ce second tour, on voit que les choses se simplifient, que les messages se clarifient". "Vous allez avoir le choix entre le candidat soutenu par Berlusconi d'un côté, et la candidate soutenue par Zapatero et par Romano Prodi. Voilà le choix qui est devant vous".

"Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous différencie. Voilà la rénovation politique que je vous propose". "Elle est possible". Il s'agit d'une "démarche nouvelle" et "surprenante pour quelques-uns, qui nous demande des efforts aux uns et aux autres pour sortir des dogmes, des idées préconçues ou des camps qui s'affrontent".

S'adressant à "la gauche", aux "écologistes" et "au-delà", Ségolène Royal appelle à faire bloc autour d'elle ."Je suis convaincue que nous devons nous rassembler dès lors que nous considérons que les valeurs de paix civile et d'harmonie sociale nous sont communes, même s'il reste ici ou là quelques divergences". Elle évoque également des idées communes à la gauche et au centre sur la dette, le déficit des comptes sociaux ou l'éducation. "Je crois pouvoir rassembler".

Un message qui s'adresse "à tous ceux qui pensent qu'on peut réformer la France sans brutalité", "que l'on peut protéger les exclus tout en étant compétitif sur le plan économique", "que trop de violence latente et contenue risque de se déployer demain dans nos territoires et dans nos quartiers". "A tous ceux qui refusent ces fatalités, et partagent ces valeurs, je les appelle à converger massivement pour que la France puisse réaliser ce changement le 6 mai prochain".

"Je ne me pose pas tous les quatre matins, comme le fait le candidat de l'UMP, en victime". "L'élection présidentielle ne se joue pas sur une victimisation, ou alors il faut faire autre chose. Je pense qu'il faut accepter à ce niveau de responsabilité la force des engagements, la force de la confrontation et l'échange d'idées" et "cesser de se présenter comme une éternelle victime".

"C'est assez drôle, car il n'en a pas vraiment le rôle quand je vois la somme des attaques, des mots violents, des mots de mépris qu'il a pour François Bayrou", ajoute la candidate socialiste.

Ségolène Royal souligne avoir "pris beaucoup de coups dans cette campagne". "Quand on fait le florilège des attaques qu'il fait sur moi dans ses meetings, on en remplirait tout un roman", "J'ai choisi de les ignorer et de ne pas y répondre". "Jamais vous ne me verrez me mettre en position de victime. Je ne suis pas une faible victime, je ne suis pas une faible femme. Je suis, comme disent les Antillais, une femme debout, je suis une femme solide, je suis une combattante! Je vais vous conduire à la victoire. Je sais qu'elle est possible, qu'elle est à portée de main. Elle dépend de nous".

 
 

 




Dominique Strauss Kahn en meeting avec Ségolène Royal à Lyon : "Nous devons gagner, nous pouvons gagner, nous allons gagner."

Dominique Strauss Kahn refuse la "mini-Europe" du candidat UMP, la "mini-France" et le "mini-traité proposé sans doute par un mini-candidat", devant 15.000 personnes réunies, au parc Eurexpo près de Lyon.
"Avec Nicolas Sarkozy, ce sera la société du libéralisme et du corset". La France de Ségolène Royal sera une "société démocratique, ouverte". "Aujourd'hui, quand on est démocrate ou de gauche, on vote Ségolène Royal !".
Dominique Strauss-Kahn dénonce le "débauchage des parlementaires centristes" et les "menaces contre les médias" qu'il impute à Nicolas Sarkozy. "Un Sarkozy président, ce sont les libertés en cause! ".
"Dans la société de Nicolas Sarkozy, il y aura des gagnants, mais il y aura aussi beaucoup de perdants. Ce sera la société du gagnant-perdant, alors que Ségolène Royal vous propose la société du gagnant-gagnant! "
"Nous devons gagner, nous pouvons gagner, nous allons gagner ". Il désire "gagner" pour les "opprimés au travail", "pour ceux qui sont dans les cités", "pour les patients qui ont besoin de solidarité" et "pour ceux qui cherchent un travail".
"Alors nous allons gagner", "Ségolène Royal saura rassembler. Je la soutiens de toute ma force!".




Les réactions...

Ségolène Royal accompagnée de Dominique Strauss-Kahn tenait meeting à Lyon, ville socialiste de Gérard Collomb. Devant plus 20 000 lyonnais en folie, la candidate socialiste a déroulé les fondamentaux de son pacte présidentiel. La candidate de la gauche rassemblée a riposté à “la pauvre victime” Nicolas Sarkozy coupable de vouloir faire “l’Europe en cachette” et d’encourager la “vindicte” contre les fonctionnaires. Les élus socialistes présents aux côtés de Ségolène Royal livrent leurs impressions et analyses sur cette soirée. Il reviennent également sur l’ouverture dont fait preuve la candidate à la veille du débat avec François Bayrou.



Meeting de Lyon : ambiance et réactions
envoyé par PartiSocialiste




Message de soutien de Romano Prodi
à Ségolène Royal

La France et l’Europe vivent aujourd’hui un grand tournant historique.
Ces derniers mois ont montré qu’il nous faut toute notre énergie pour renouveler nos ambitions pour l’Europe.
Ces derniers mois ont montré aussi la grande volonté des français de retrouver leur enthousiasme, leur envie de participation à la construction d’une société plus démocratique, plus solidaire, plus juste. Je me félicite de cet élan retrouvé, car nous en avons tous besoin pour aller de l’avant.


Publié dans Divers

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