Ariège : «La voix Royale...» Dernière ligne droite pour le PS hier soir à Foix

Publié le par www.ariegenews.com

A trois jours du second tour à l’élection présidentielle, la fédération du parti socialiste de l’Ariège a organisé jeudi soir un grand rassemblement départemental à Foix avec en tête d’affiche, Jean-Pierre Bel, sénateur-maire de Lavelanet et Bruno Le Roux, député de Seine Saint-Denis, secrétaire national.

Quelques heures après le fameux débat, opposant les deux candidats, les partisans de Ségolène Royal se sentent pousser des ailes et estiment plus que jamais que «la victoire est à portée de main»

Dans cette dernière ligne droite avant le 6 mai, dernier meeting pour le PS en Ariège. Parmi les participants à cette réunion, Lyliane Cassan, secrétaire départementale du Parti Communiste, venue confirmer l’appel de Marie-Georges Buffet et apporter «l’engagement des communistes ariégeois pour battre Nicolas Sarkozy et faire gagner Ségolène Royal»

Celle-ci a cependant précisé que «les communistes sont inquiets face au rapprochement avec François Bayrou  dont le programme est approuvé par le Medef» mais a réaffirmé les convictions du PC bien déterminé à œuvrer pour le changement… à gauche.

Frédérique Massat a rappelé au préalable que les ariégeois ont offert un des meilleurs scores à Ségolène Royal dès le premier tour « il faudra faire encore mieux au second tour, le moment est grave, le choix est décisif…/…/…il nous reste trois jours pour convaincre les indécis, les hésitants et pour nous mobiliser, trois jours pour mériter cette victoire»

Augustin Bonrepaux, président du comité de soutien de Ségolène Royal a remercié tous ceux qui se sont déclarés en faveur de la candidate: «je voudrais remercier tous ces gens qui ne font pas de politique et qui se sont pour la première fois engagés, les trois-quarts des maires d’Ariège qui ont permis ce résultat au premier tour et la victoire dimanche prochain»

Augustin Bonrepaux a ensuite vivement critiqué la politique du candidat de droite: «la politique de Nicolas Sarkozy c’est la poursuite de l’échec, la baisse des impôts pour les plus riches… le toujours plus pour les autres et l’encore moins pour vous…/…/…dimanche prochain, je vous lance un défi, il faut dépasser les 60%»

Alain Sutra Président des Radicaux de gauche en Ariège s’est lui aussi montré rassembleur, rappelant au passage que le PRG avait la légitimité de présenter un candidat à l’élection présidentielle, mais qu’il avait préféré soutenir dès la première heure Ségolène Royal qui «incarne une France humaine, ouverte, humaniste, tolérante et laïque avec un projet de société cohérent qui permet de rassembler au-delà du peuple de gauche dans sa diversité, ceux qui viennent d’horizons divers mais qui sont convaincus qu’une politique différente est possible»

Jean-Pierre Bel, ravi d’accueillir sur ses terres ariégeoises Bruno Le Roux, «un ami politique, responsable national qui est lui aussi tombé sous le charme de ce département et vient en famille chaque été y passer quelques jours»

Il a également remercié tous ceux qui ont soutenu spontanément Ségolène Royal dès les résultats du premier tour et notamment «Lily Cassan avec qui je travaille depuis plusieurs années au conseil municipal de Lavelanet,  je te remercie pour ta loyauté, ton engagement, ta pugnacité»

Le président du groupe socialiste au Sénat a ensuite évoqué les enjeux qui se dessinent de manière précise à l’horizon du second tour: «nous sommes à un moment décisif où les français vont choisir, il faut avoir conscience que lundi il sera trop tard… il faut répéter que nous avons rendez-vous avec notre destin, notre avenir, il ne faut pas se tromper. Cette bataille nous pouvons la gagner, nous devons la gagner»

Après avoir mobilisé les troupes il s’est déclaré confiant: «vous avez vous aussi toutes les raisons d’être confiants: Ségolène Royal a la capacité de mener un combat difficile, sa détermination en est la preuve, elle porte en elle la promesse d’une gauche qui a su se renouveler et d’une France porteuse d’ambitions sociales, démocratiques, d’une France ouverte et créative …/…/… avec Ségolène Royal, c’est une France moderne, féministe, écologiste, métissée, universaliste»

Jean-Pierre Bel a ensuite attaqué le candidat de l’UMP: «pour Nicolas Sarkozy, tous les maux de notre pays remontent à mai 68: la désindustrialisation, une économie livrée aux groupes financiers, les problèmes écologiques, le mal de vivre des banlieues, des zones rurales, les scandales des parachutes dorés…etc, tout cela remonte à 40 ans. Nicolas Sarkozy incarne une gauche revancharde…/…/… c’est le candidat de la régression, de la société d’hier et peut-être même d’avant-hier…/…/… l’immoralité c’est d’accepter les injustices et de les augmenter» 

Le sénateur de l'Ariège s’est adressé pour conclure aux  Ariégeois, «dont l’histoire a montré, qu’ils ont toujours été en première ligne dans les combats pour la liberté » « l’Ariège est une terre de gauche… soyez fiers de ce que nous sommes, de notre histoire, de notre culture, soyez dignes, de ceux qui ont construit ce pays, ayez confiance en l’avenir. Ensemble nous allons porter la France présidente»

Enfin Bruno Le Roux, s’est attaché à démontrer durant son intervention, les capacités de la candidate socialiste à faire la différence au second tour, après avoir battu le rassemblement dans les rangs de la gauche.

«On ne gagne pas une élection tout seul, il faut unir les gens qui ont des visions différentes. Après cette élection, il faudra renforcer le pays dans la durée, fixer des objectifs, former une majorité sur un projet avec toutes les composantes de gauche»

Et de revenir au débat de mercredi: «le principal commentaire concernant l’intervention de Nicolas Sarkozy a été: il a été calme… attention 5 ans sous Lexomyl ça risque de lui faire mal !... ne soyons pas dupes, il a caché sa vraie nature…/…/… c’est un psychopathe politique et les débats de l’Assemblée Nationale consignés dans le Journal Officiel en sont la preuve.

Quand il n’avait plus d’arguments à avancer contre ses détracteurs, il les insultait, les menaçait…/…/…je pense que son projet est dangereux, que l’homme lui-même est instable et dangereux pour notre République: il n’a aucune capacité d’écoute, de pondération, de conviction…il voulait éviter la confrontation avec Ségolène Royal dans ce débat, il n’a pris aucun risque…/…/…alors que Ségolène Royal a montré qu’elle a des convictions, des valeurs et qu’elle incarne le désir d’un vrai changement»

Enfin de conclure: «la différence de voix se fera dans l’Ariège, j’en suis convaincu»
Rendez-vous est donné dimanche soir dès 20h.

Publié dans Divers

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