Sarkozy et la machine à promesses

Publié le par Anna Borrel - marianne2007.info

 

Ce lundi 5 février, TF1 lançait sa nouvelle émission politique « J'ai une question à vous poser » avec un hôte prompt à alimenter l'audimat : Nicolas Sarkozy. Interrogé par un panel de 100 citoyens, le candidat de l'UMP a tenté de satisfaire tout le monde et a promis monts et merveilles.



TF1 s'en frottait les mains depuis longtemps. Avoir Nicolas Sarkozy comme invité, les chaînes de télévision le savent, c'est s'assurer un record d'audimat. Pas sûr, pourtant, que les téléspectateurs aient tenu pendant les deux longues heures de cette première de « J'ai une question à vous poser ». Face au candidat de l'UMP : un panel de cent citoyens réuni pour présenter inquiétudes et déoléances avec la médiation discrète de Patrick Poivre d'Arvor. Egrenant les réponses du tac au tac sur des sujets aussi divers que la drogue, le poids des grandes surfaces ou la pédophilie, Nicolas Sarkozy a tenté de leur donner à tous satisfaction. Quitte à faire tourner la machine à promesses jusqu'à la surchauffe…

Réponse à tout

Au-delà des mesures déjà connues de son programme, le candidat a ouvert quelques pistes nouvelles. Pêle-mêle, il a promis à Andréa Minera (75 ans) qu'il augmenterait les petites retraites, il a assuré à Bernard Henry qu'il ferait en sorte que les compagnies pétrolières baissent le prix de l'essence à la pompe lorsque le prix du baril baisse, avant de jurer à Nicole Gouix (65 ans) que les lunettes et les soins dentaires seraient remboursés à 50%. Ouf ! Mais ce n'est pas tout. A Catherine Bento et Damien Joly qui l'interrogeaient sur le logement, il a promis un service national de la caution bancaire pour l'accession à la propriété et une déduction fiscale sur les intérêts de l'emprunt. Et pour les plus démunis, des « centres d'hébergement de petites tailles, qui gardent les gens plus d'une nuit ou deux » pour leur permettre une réinsertion. Sa brève altercation avec deux citoyens qui l'attendaient au tournant du mariage homosexuel s'est soldée par la promesses des « mêmes droits fiscaux et patrimoniaux » dans le cadre d'une union – et non d'un mariage – prononcée à la mairie pour les homosexuels. A Agnès Gouesse (5 enfants), il a précisé qu'il comptait prodiguer des aides sociales aux parents « dès le premier enfant » et faire en sorte que les femmes au foyer puissent toucher des retraites. A Manon Delaury, jeune étudiante de 24 ans, il a promis de meilleurs campus. A Huguette Beaupré, domienne : de meilleures aides pour payer ses billets d'avion vers la Guadeloupe, et à Elisabeth Rousseau, viticultrice, « une vraie campagne sur le vin », ce « produit du terroir qu'on ne doit pas culpabiliser». Dommage que seule une quarantaine d'intervenants sur les cent ait pu prendre la parole. Mais une chose est sûre : ceux-là n'ont pas regretté d'être venus.

Publié dans Divers

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